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Djiin dévoile l'album Meandering Soul

Maxime Lopes Par Le vendredi, 15 octobre 2021 à 08:29 0

Dans Culturel

Djiin développe un univers personnel, atypique et envoûtant qui se nourrit de rock psychédélique, stoner/doom et rock progressif 70's. Pendant 3 ans, le groupe a sillonné les routes de France et d'Europe, déversant gros riffs et mélodies psychédéliques sur leur passage. Participez au voyage.

Djiin

Que peut-on savoir sur Djiin et quelle est l'origine du nom ?
Djiin est un groupe de stoner rock psychédélique avec des influences rétro (rock progressif 70’s, krautrock, doom et heavy période Black Sabbath) et d’autres plus modernes, basées sur le métissage musical entre sonorités traditionnelles orientales et occidentales. Depuis 2015 le line up a beaucoup évolué jusqu’à début 2020 où nous sommes arrivés à notre formation définitive : Chloé Panhaleux au chant et à la harpe électrique, Tom Penaguin à la guitare et aux choeurs, Charlélie Pailhes à la basse et aux choeurs et Allan Guyomard à la batterie et aux choeurs. Nous travaillons aussi avec le même technicien son depuis 3-4 ans maintenant et il fait quasiment partie du groupe lui aussi : Justin Nicquevert. Le nom du groupe, c’était une idée de Johan Godefroy (ancien bassiste et guitariste du groupe) qui est très attaché à la culture Touareg et à la musique Gnawa. Selon certaines croyances et traditions sémitiques, les djinns sont des esprits bienveillants, malveillants, ou neutres qui ont la faculté d’être invisible, d’apparaître où ils veulent et de prendre possession du corps des mortels. Ils ont aussi la particularité d’être attiré par la musique sous n’importe quelle forme et peuvent prendre possession des musiciens sur scène et du public. C’est cette idée de corps possédés et en transe qui nous a beaucoup plu et qu’on essaye de transmettre en concert.

Pouvez-vous nous présenter l'album Meandering Soul ?
Meandering Soul est un album concept d'une durée de 42 minutes qui propose de suivre l'histoire d'un être tourmenté par sa propre existence, sa personnalité et ses démons. L'auditeur voyage à travers des paysages sombres et glacés, tantôt désertiques et hypnotisants, tantôt oppressants et sensuels, le tout naviguant sur des influences musicales variées. C’est un voyage musical onirique, une sorte d’odyssée que chacun peut interpréter à sa manière et où le personnage principal de l’histoire évolue au fur et à mesure en surmontant des épreuves difficiles et en rencontrant différents protagonistes plus ou moins bienveillants.

Comment l'avez-vous composé et quelles sont vos inspirations ?
Pour Meandering Soul, on voulait vraiment composer un album concept, avec une histoire, une narration, différents personnages, une évolution, etc…  A l’inverse de The Freak où nous avions composé la musique au préalable, en jam, en reprenant des riffs en boucle, en collant les parties ensembles et où la voix de Chloé et ses textes se sont rajoutés ensuite, pour Meandering Soul, Chloé a d’abord écrit les textes et toute l’histoire de l’album et nous avons, dans un deuxième temps, composé la musique en essayant d’illustrer au maximum le propos. Il y a plusieurs "leitmotiv", des transitions réfléchies, une ambiance choisie pour chaque morceau, un ordre et des arrangements dans le set qui correspondent bien aux événements racontés. La composition nous a pris du temps et nous sommes très heureux du résultat. Pour nos inspirations, c’est toujours compliqué car on a chacun des affinités pour des styles de musique différents. Lali adore la pop à la Beatles, le desert-rock et la funk. Chloé écoute beaucoup de blues, stoner psyché/doom et rock psyché 70’s. Tom est fan de prog 70’s, concepts albums et canterbury et en ce moment Allan est à fond sur le post-punk/post-hardcore 90’s. Donc, pour que ce soit plus simple, voilà une liste non exhaustive de groupes qu’on valide tous : All Them Witches, King Gizzard and the Lizard Wizard, Slift, Kadavar, Electric Wizard, Kanaan, Gong, Egg, Black Sabbath, The Doors, Pink Floyd, Sleep, Black Midi, Fuzz, The Black Angels, Kikagaku Moyo, Acid Dad, Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs, Green Lung, Church of the Cosmic Skull, Elder, Lowrider, OM, Korto...     

Quels sont vos choix sur les instruments utilisés ?
Nous avons utilisé nos instruments de prédilection sur chaque titres (guitare, basse, batterie, harpe, voix) mais il y a d’autres instruments qui se rajoutent dans le but, encore une fois, de transmettre fidèlement l’histoire de Meandering Soul. Les arrangements sont pensés pour que chacun de ces instruments “extras” correspondent à l'arrivée d’un personnage, un nouveau paysage, une nouvelle émotion ou découverte du protagoniste. Nous avons utilisé une darbouka, un djembé, un gong, des cymbales d’effets. C’était essentiellement des percussions.

Est-ce évident d'utiliser une harpe dans un univers rock / doom / heavy ?
L’incorporation de la harpe s’est faite naturellement. Quand Chloé est rentrée dans le groupe en tant que chanteuse, elle nous a indiqué qu’elle était harpiste et on a voulu voir ce que ça donnait dans une formation rock, tout simplement. La harpe de Chloé est électrique. Il n’y a pas de caisse de résonance et l’instrument se branche sur un ampli. Aucun problème pour la sonoriser du coup. La harpe celtique électrique est constituée de cordes nylon avec micros piezzo ce qui lui donne un son proche de la guitare classique amplifiée lorsqu'elle est en son clair. Il y a certains moments où la harpe est enfouie dans la fuzz ce qui lui donne un son proche d'une guitare saturée. La principale contrainte de la harpe dans Djiin est que c’est un instrument diatonique, et étant donné qu’on aime changer de gammes dans un même morceau, Chloé doit se ré-accorder régulièrement pendant qu’elle joue.
 
Quelle place occupe la voix dans l'interprétation de vos titres ?
Sur Meandering Soul, la voix a vraiment un rôle narratif très important, autant pour les textes, qui permettent de saisir le sens premier des morceaux, mais aussi pour les techniques vocales utilisées (chant clair, growl, scream, lyrique etc.) qui illustrent les différentes péripéties de l’histoire racontée. Aussi, c’est la voix de Chloé qui permet de lier ensembles les titres très hétéroclites de l’album. En live, elle est aussi le repère temporel par moment pour passer d’une partie à une autre sur un même morceau.
 
Dans quelle ambiance avez-vous enregistré cet album ?
Nous avons enregistré Meandering Soul à “The Blue Anvil Sound”, le studio de Justin Nicquevert (notre technicien son), perdu en campagne où nous sommes restés 15 jours consécutifs pour nous concentrer au maximum et être sûrs de valider chacune de nos décisions à 100%. C'était une ambiance de détente, parfois de prises de tête, de fêtes, d’engueulades. On a travaillé dur mais on a aussi réussi à trouver des temps de repos, de grandes discussions et de beuveries joyeuses...  Bref, un très bon souvenir.
 
Parlez nous du titre Black circus et de son clip...
Black Circus est l’introduction de l’album. Il raconte la création du personnage principal pendant un rituel de sorcières, dans un bois, au milieu de nul part. Lors du tournage de notre clip Black Circus qui avait lieu proche de la forêt de Paimpont en Bretagne, la maire de Paimpont, puis ensuite la police, ont débarqués croyant que nous organisions un début de Teuf/Rave party (à cause de la file de voiture sur le bord de route). Ils ont été assez gênés et surpris en voyant les "figurantes sorcières" du clip seins nus et peinturlurés sur tout le corps et ils sont très vite repartis.

Souhaitez-vous nous parler de la pochette du disque ?
L'artwork est signé Flobath. On adore son travail et on lui a donné carte blanche pour illustrer chacun des titres de Meandering Soul. Les textes sont déjà très imagés et on voulait qu’il fixe une représentation de ces derniers dans son propre style.

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?
Notre date de release party sera le samedi 06 novembre au Michelet, à Nantes. Pour les autres concerts, nous ne pouvons pas encore trop vous en dire mais nous préparons de chouettes choses… Pour nous la scène, c’est un moyen d’expression tellement fort. C’est le moment où on arrive le plus à être “nous-même” et à nous livrer avec le plus de sincérité possible. Depuis le début, on compose en prenant en compte ce qui nous plait. On joue d’abord pour nous. Parce qu’on aime jouer. Parce qu’on aime notre musique. Ça repose sur nos goûts et nos influences, nos imaginaires. Il n’y a pas de meilleurs concerts que ceux où les musiciens sur scène sont en transe et heureux d’être là et de jouer ensemble une musique qui leur plait sincèrement. Avec Djiin, c’est ce vers quoi on essaye de tendre au maximum.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Nous vous souhaitons à tous de prendre du plaisir à découvrir cet album dont nous sommes fiers et sur lequel nous avons dépensé énormément de temps et d’énergie. L’album est déjà disponible en précommande sur le merch de notre bandcamp en format CD digipack + livret et en format vinyl (limited band edition) + livret. Pour la suite, suivez-nous sur les réseaux et nous vous dévoilerons prochainement ce à quoi vous devez vous attendre pour cette fin d’année 2021 et début 2022.

Merci à Djiin d'avoir répondu à notre interview !
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DJIIN - BLACK CIRCUS (Official Video)

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