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Diofel prépare l'EP Dire

Maxime Lopes Par Le lundi, 15 novembre 2021 à 18:11 0

Dans Culturel

Le slameur Diofel prépare l'EP Dire avec le soutien des internautes.

Diofel

Lors du confinement de 2020, Diofel et le musicien Sebastien Raimondo ont puisé dans nos influences rock, jazz, hip hop et bien d'autres sources, toutes les raisons de collaborer, et c'est ensemble qu'ils ont décidé de nous jeter corps et âmes dans ce projet-aventure qu'ils souhaitent partager avec vous.

Interview avec Diofel

D'où vient votre passion pour la musique ?
Elle vient principalement de l’envie de dire les choses, du besoin de retranscrire les faits vécus et de l’imaginaire.
J’ai débuté la musique par la chanson dans un groupe de R&B, et puis au fur et à mesure la déclamation des poèmes a pris le dessus. La poésie slam est alors apparue dans ma vie et s’est imposée comme une évidence, comme un moyen de communication face à un public en quête de sincérité.
Lorsque je slamme je me sens libre, libre de dire les peines et les joies du monde, de décrire la beauté, de conter l’histoire, et de crier mes révoltes.

Que représente le slam pour vous et qu'appréciez-vous dans cette forme de poésie ?
Une façon différente de voir le monde à travers le prisme de la poésie, et ce que j’apprécie particulièrement dans cette discipline à part entière c’est le passage de l’écriture à la scène, qui s’apparente dès fois à un véritable saut dans le vide.
Vous savez le Slam c’est écrire pour dire, et comme toute discipline faisant appel à la parole, le slam implique d’autres techniques d’expression comme le chant et le théâtre, libérant à la fois les mots et le corps du récitant. Et lorsque tout ceci est transmis avec la sincérité de l’exposant, on assiste sans conteste à un théâtre d’émotions, c’est ça qui me fait vibrer.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Dire ?
C’est un EP de 6 titres né du besoin essentiel d’exposer nos engagements à Sébastien Raimondo et moi. Dans Dire il est question de défendre des causes et des valeurs humaines et sociales, de prendre position pour soi, face aux réalités de la vie.
Dans ma tête il s’agit de suivre vers un schéma narratif comme une initiation vers l’âge adulte.

Que souhaitez-vous mettre en avant dans l'EP Dire et quels sont les thèmes abordés ?
Dire est une création à vivre, à écouter et à ressentir.
Une collaboration, musique et paroles, assez inattendue avec des thèmes militants tels que le vivre ensemble, le courage face à l’adversité, la lutte contre toutes les crises humaines actuelles, la beauté de l’art, de l’amour.

Comment votre expérience, votre personnalité et vos origines inspirent cet EP ?
Dans le titre Karma par exemple, dans lequel il est question de bénédiction de la part des esprits pour nos choix, je fais appel à une volonté ancestrale qui aimerait que les choses marchent uniquement lorsqu’elles sont approuvées par ceux qui nous ont précédé.
Du coup on retrouve un côté spirituel orienté sur la transmission des valeurs, mes origines congolaises y sont également bien représentées.

Avez-vous un lieu dans lequel vous aimez vous réfugier pour écrire ?
Il n’y a pas vraiment de lieu précis, c’est plutôt une question d’ambiance autour de moi et de l’état d’esprit dans lequel je me trouve. En général j’apprécie la tranquillité de ma maison et/ou de la nature, le studio est une zone plutôt réservée pour l’arrangement des textes.

Comment travaillez-vous avec Sébastien Raimondo sur cet EP et quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
Notre rencontre est tout de même particulière parce que tout commence à distance. Je lui envoyais les voix brutes enregistrées à partir de mon téléphone et Sébastien composait les musiques, live de préférence, ensuite on devait recueillir les avis de l’un de l’autre au fil des avancées.
Ce qui n’est pas exercice si évident que ça puisqu’il l’a fallu composer avec des paramètres importants comme le timbre vocal qui varie facilement d’une émotion à une autre, mais ce qui en même temps rend cet EP assez spécial parce que dans chaque titre on retrouve nos humeurs du jour de l’enregistrement en studio.
Quant aux choix des musiques, le travail de Sébastien s’est concentré vers des musiques intimistes et fortes de caractère, inspirées à la fois du trip-hop, du jazz et de la soul, pour accompagner la parole et entretenir un contexte interactif avec le public.

Quelle importance accordez-vous à l'interprétation dans vos titres ?
J’adore le live et je souhaite beaucoup en faire, et c’est important de voir comment de l’écriture des titres de Dire, de leurs premières interprétations nous sommes arrivé à créer toute une magie. Et encore comment sur scène nous sommes capables de faire vivre ces morceaux avec des touches différentes selon l’amour du moment.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
70% du travail était fait en amont lors de nos échanges par mail, alors lors des séances studio il était plutôt question d’être dans le présent et joindre la musique aux mots. Ça nous a pris du temps comme toutes les bonnes choses mais c’était aussi notre façon de faire plus ample connaissance.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Parce que nous avons besoin d’aide pour couvrir les frais de prestation du mastering, de la réalisation et du montage vidéo, de la promotion de l'EP et des clips sur les réseaux sociaux.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'EP Dire ?
Notre engagement pour la force de la vie. J’aimerais qu’en écoutant cet EP les gens réalisent encore combien la poésie est un excellent moyen de communication pour dire depuis nos tripes l’urgence de l’amour et du droit aux libertés fondamentales, dire nos positions comme un cri de ralliement devant les marées de haine montantes.

Des clips sont-ils prévus et comment les imaginez-vous ?
Oui le tournage du dernier clip a débuté et le fil conducteur est une invocation, une convocation à la parole, comme on respire pour prendre part à l’histoire.

Est-il possible de nous parler du titre Je ne crains personne ?
Il fait partie de mon premier EP Au commencement sorti en 2019 et coproduit par le label Mobembo Music. Dans je ne crains personne, je chante ma résilience devant l’adversité en citant les paroles d’encouragement d’un père à son fils, qu’il ne s’agit pas d’être meilleur que quiconque parce qu’on a toujours besoin de l’autre, que l’égo peut être un fédérateur aussi, d’avancer et de faire face aux épreuves dures de la vie en gardant la tête haute même lorsqu’elles nous mettent à terre.

Aurez-vous l'occasion de présenter votre projet au public et qu'évoque la scène pour vous ?
La scène c’est le lieu des possibles, j’adore.
Sur scène je suis maître du temps et je peux emmener qui veut vers un voyage où même la transe est permise. Nous avons eu la chance de présenter une première du projet le 06 novembre à l’Isle 80 à Avignon, comptons remettre ça dans d’autres théâtres d’émotions et espérons des propositions intéressées d’ici là.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Dire c’est prendre part à l'histoire, notre histoire.
Dire, c’est rendre hommage à la part de révolte de ces belles âmes qui n’ont jamais cessé de lutter pour le feu de notre liberté.
Dire, ce vœu que les gens écoutent et ressentent chaque ligne de chaque titre comme si nous l’avions écrit ensemble.
Que sur terre ou sur scène, ce qui ne nous tue pas encore nous rassemble.
Dire, de faire une place à Dire dans vos playlists.
Merci

Merci à Diofel d'avoir répondu à notre interview !

Diofel - Nous sommes venus (accapela)

Musique interview

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