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Dialectics présente l'EP Jiggy

Dialectics a toujours eu un fort intérêt pour la musique électronique qui vient de son frère qui a été DJ pendant 20 ans. Il dévoile un EP 3 titres : Jiggy.

Dialectics

D'où vient l'idée de votre nom d'artiste : Dialectics ?
Dans la vie de tous les jours, je suis ingénieur logiciel. J'ai toujours été tiraillé entre mon côté artiste et logique/rationnel, l'un essayant toujours de prendre le pas sur l'autre, mais qui finalement vivent en symbiose. Ces 2 caractéristiques opposées ont débouché sur mon nom "Dialectics".
Accrochez-vous : La dialectique est le centre du principe de la théorie de "l'unité paradoxale" qui définit une situation où l'existence ou l'identité de quelque-chose dépend de la coexistence d'au moins 2 conditions opposées l'une à l'autre, mais dépendantes l'une de l'autre… Bref ça me représente bien.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Jiggy ?
Jiggy est mon premier EP de tech house composé de 3 tracks où j’essaie de donner un sens à mon projet musical en plus de « simplement » produire des musiques. J’essaie de combiner une vibe old school hip-hop à de la tech house moderne. On retrouve encore une fois une dualité, à priori opposée, qui forme un tout cohérent. Les 3 tracks répondent à ce style, et avec chacune d’elle on plonge de plus en plus profond dans le côté underground de la tech house.

Avez-vous des sources d'inspirations particulières et généralement dans quelles conditions composez-vous ?
Je compose toujours au même endroit, à partir de chez moi. Pour le moment, j’ai installé mon studio dans le living mais je suis en train de préparer une pièce qui sera dédiée à ça chez moi.
Les sources d’inspirations que j’utilise sont les labels que je suis tels que Loulou Records, La Pera, Toolroom Traxx, etc. J’essaie de recréer l’ambiance des morceaux qu’on peut retrouver chez eux, ce qui permettra peut-être un jour de sortir des titres sur ces gros labels. Ensuite, j’adore me replonger dans le passé et explorer le old school hip-hop et disco, ce qui me permet de donner une teinte particulière à mes morceaux. C’est particulièrement le cas pour « Who’s In House » qui est inspiré d’un titre de britcore (UK hip-hop sur un tempo de tech house) des années 80.

Qu'est-ce qui vous plaît dans l'univers tech house et pourquoi l'avoir choisi ?
La tech house c’est une ambiance festive. Les drums et la bassline, qui constituent les fondations d’un titre, sont punchy et donnent instantanément envie de bouger. De plus, la tech house est underground, elle s’écarte de l’EDM classique qu’on peut entendre à la radio. Ça permet de sortir des sentiers battus et définir une musique qui m’est propre, en respectant quelques fondements qui permettent de faire bouger le dancefloor. Avec la tech house, on est entre la house et la techno, ce qui me permet de travailler avec des drums old school et d’y associer des sons plus électroniques et modernes. C’est une musique qui me correspond à 100%… au final, c’est peut-être plutôt la tech house qui m’a choisi !

Avez-vous souhaité mettre quelque chose en avant en particulier sur cet EP, notamment au niveau des basses ?
Le point particulier de cet EP c’est essentiellement ce mariage entre le old school et le moderne, le hip hop et la tech house. Les basslines que j’utilise dans mes titres ont une vibe funky, en général elles restent en tête, et longtemps… à l’exception de Who’s In House où le mood de la track se prêtait mieux à une bassline plus punchy et plus simple.

Quel matériel utilisez-vous pour composer vos titres ?
À vrai dire pour le moment pas grand-chose. J’ai simplement un clavier midi AKAI MPK261 couplé au logiciel Ableton. J’utilise essentiellement des sample packs pour composer mes titres et, au besoin, je rejoue des basslines ou leads au clavier. Pour mes futurs titres, je commence à synthétiser mes sons avec SERUM et/ou SYLENTH (ce sont des synthétiseurs virtuels) qui apportent une vraie plus-value.
Je n’ai pas encore vraiment osé investir dans un synthétiseur hardware. Première raison, ça coûte vraiment cher (on parle de quelques milliers d’euros), ensuite je pense que je dois encore approfondir ma signature son pour identifier précisément le matériel dont j’aurais besoin.

Parlez nous du titre Be high...
C’est le premier titre de l’EP que j’ai commencé il y a bientôt un an. Je l’avais laissé de côté pendant ma certification chez Toolroom. C’est le plus funky de l’EP avec une bassline assez vintage et un vocal hip hop / hip house qui se marie parfaitement avec la bassline. C’est la track parfaite pour débuter l’EP, disons la plus accessible. Ensuite avec The Rythm et Who’s In House, on plonge de plus en plus dans l’underground.

Bien que vous ayez fait un financement participatif, vous avez également signé avec un label. En quoi cela vous aide-il ?
Le label permet premièrement de distribuer de la musique sur les plateformes de vente telles que BeatPort, ITunes, Amazon Music ; et sur les plateformes de streamings telles que Spotify et YouTube.
Ensuite il y a aussi une image de marque ou plutôt un gage de qualité à travailler avec un label. Il faut savoir que les labels sont à l’affut de nouveaux talents qui produisent de la musique qualitative correspondant au style du label. Signer avec un label certifie que la musique produite est qualitative et vaut la peine de mettre des moyens en place pour la promouvoir. Ça a beaucoup plus de poids que d’uploader soi-même sa musique sur SoundCloud.

Peut-on en savoir plus sur l'artwork de l'EP Jiggy ?
L’artwork a été créé par Yuna Beats Records. Il représente un vieux squat rempli de tags. Ça inspire ce côté old school et hip hop bien présents dans l’EP.

Pensez-vous sortir un clip pour l'un des titres de l'EP ?
Non, pas du tout. Ce n’est pas vraiment monnaie courante en tech house où on est plus sur de la musique underground, moins commerciale, avec un peu moins de moyen mis en œuvre pour la promotion.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous donner sur Jiggy ?
La première version de « The Rythm » s’appelait Bounce et était faite avec le vocal d’Eminem du titre Purple Pills de D12. J’ai préféré changer le vocal (bien qu’il me plaisait beaucoup, le deuil a été dur) plutôt que de me lancer dans une demande de droits d’auteur, qui avait toutes les chances de n’aboutir à rien.

A cause du Covid-19, les concerts et soirées sont à l'arrêt depuis près d'un an. Pas trop frustré de ne pas pouvoir présenter l'EP sur scène dans de bonnes conditions ?
Si complètement ! Mais je ne désespère pas, la situation va s’améliorer et j’aurai bien l’occasion de présenter mon EP sur scène un jour. Il suffit de prendre son mal en patience. L’objectif numéro 1 pour le moment reste la santé publique.

Vous souhaitiez passer une certification de producteur chez Toolroom Records. L'avez-vous obtenu et vous a-elle été utile sur l'EP Jiggy ?
Oui bien sûr, je l’ai obtenu en août. Durant cette certification, j’ai produit le titre « Rachel » sorti aussi récemment chez Yuna Beats Records. À la suite de cette certification, je me suis attelé à la production de Jiggy et ce que j’ai appris chez Toolroom vaut vraiment de l’or. Ce que je pouvais faire en 3 mois avant me prend maintenant 3 jours. Du coup, j’ai pu être beaucoup plus productif sur la création de Jiggy et on se retrouve avec un bel EP pour ce début d’année 2021 !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Je tiens encore une fois à remercier les personnes qui m’ont soutenu durant le crowdfunding et qui me permettent aujourd’hui d’être là où j’en suis. Je remercie aussi les personnes qui me soutiennent au jour le jour dans cette aventure !
N’oublions pas Yuna Beats Records qui me fait confiance pour enrichir son catalogue de musique, sur lequel vous pouvez retrouver de très bons artistes tels que Aurelien Stireg, Christian Desnoyers, 3oers, etc.
2021 s’annonce aussi riche en musique car, outre Jiggy, on aura 2 remix qui sortiront chez Yuna Beats Records, un nouvel EP en collaboration avec Andy Roo (un artiste de Sao Paulo), un single chez Reckoning Records au Canada (prévu pour fin février / début mars) et certainement d’autres surprises…
Et si vous aimez mon style et voulez en découvrir plus, n’hésitez pas à suivre mon show radio « Wag Ya Quirk » diffusé tous les samedis 15h sur warm.fm et disponible à 16h sur ma page SoundCloud.

Merci à Dialectics d'avoir répondu à notre interview !
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