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Desert Dew présente l'album Mirrors

Maxime Lopes Par Le vendredi, 16 septembre 2022 à 08:47 0

Dans Culturel

Desert Dew est un groupe de rock alternatif : entre ambiance et agressivité de ses guitares électriques, lignes mélodiques de basse appuyées par la puissance percussive de la batterie, paroles mélancoliques et rage onirique, le groupe complète son esthétique en rajoutant une touche électro.

Desert Dew

Fort de son identité, il présente à la fois un son et un visuel qui n’appartient qu’à lui-même. Oscillant entre calme et nervosité, les membres font de leur musique l’expression d’un monde en proie à la dévastation. Allant de l’espoir à la mélancolie, du le groupe présente une musique originale qui se veut refléter son nom.

Interview

Qui se cache derrière Desert Dew et comment s'est formé le groupe ?
Tout d’abord merci de nous permettre de réaliser cette interview. Desert Dew est un groupe issu des élucubrations musicales de Timothée, notre bassiste. C’est un projet qui a l’origine n’en est pas vraiment un, c’est plus une compilation de proto-compositions d’ado. Finalement en 2017 il s’est décidé à en faire un groupe plus sérieux, dès la fin de l’année il a été rejoint par Valentin à la batterie, par Jillian à la guitare lead mais également par un autre guitariste qui a vite quitté l’aventure mi-2018 et qui a alors été remplacé par Romain. C’est à ce moment-là que le groupe a décidé de « lancer la machine ».
Dans un premier temps nous avions intégré un chanteur et une chanteuse, nous étions donc six sur scène mais c’est vite devenu compliqué pour la logistique mais également pour concilier les envies et le rythme de travail. Nous avons donc pris la décision de continuer à quatre avec Tim au chant, décision d’autant plus évidente avec le recul car nous préférions alors tous sa texture de voix.
Après le lancement de notre premier EP début 2020 (le White EP, 4 titres) nous avons commencé à enchainer les concerts et nous avons été stoppés, comme beaucoup, par le/la COVID. Cette période a été très dure et c’est durant cette dernière que Valentin a décidé que le groupe ne lui correspondait finalement plus.
On s’est alors mis en quête d’un batteur et nous avons eu la chance incroyable d’avoir Théo qui est apparu tel le phénix déployant ses baguettes pour donner une nouvelle vie à notre entité musicale.
Donc on peut dire que derrière Desert Dew se cache Tim à la basse et au chant, Jillian à la guitare lead, Romain à la seconde guitare et Théo à la batterie.

Pouvez-vous nous présenter votre album Mirrors ?
Avec grand plaisir ! Mirrors est un album onze titres que nous avons voulu à la fois diversifié tout en étant personnel. On a donc cherché à ce qu’il sonne comme émanant d’une seule entité tout en n’étant pas répétitif et finalement la tâche a été assez ardue. Cependant il nous semble que nous avons réussi à proposer un album avec de la progressivité et du relief. Il y a des moments ambiants, d’autres mordants et d’autres, on espère, touchants. On a vraiment essayé de transmettre ce que l’on est : un mélange de nos inspirations sans en être des
imitations.

Quelles sont vos sources d'inspirations et comment composez-vous ?
La base des compositions est essentiellement apportée par le créateur du groupe, Timothée. Il va chercher ses influences auprès de groupes très divers tel que Coldplay, Billy Talent, Paramore, PVRIS, Fatherson, Radiohead, Tall Ships ou en encore Placebo. C’est ainsi qu’il arrive à produire des morceaux à la fois efficaces, mélodiques mais personnels. Ensuite chacun des membres du groupe va apporter changements et sa propre signature.
Jillian, pour les parties solistes, trouve notamment son inspiration auprès de virtuoses tels que John Petrucci, Joe Satriani ou dans la musique moderne instrumentale de Polyphia, Chon etc.
Pour autant il est également empreint du metal des années 80 et 90 tel que Iron Maiden ou Metallica, ce qui est un point commun avec Romain et Théo.
Romain, de son côté, aime apporter une touche un peu plus ambiante en plongeant le son de la guitare dans de la réverbération ou de l’écho. Cette approche est puisée dans des musiques comme le post-rock de Russian Circles, Sleepmakeswave, God Is An Astronaut, tout en assumant des influences plus heavy comme Iron Maiden ou moderne comme I Built The Sky.
Théo, pour sa part, écoute énormément de Metallica, Muse ou encore Clutch. Il s’inspire de Dominic Howard, Ringo Starr, en passant par Jean-Paul Gaster et Stewart Copeland etc.

Quels sont vos choix sur le plan instrumental et pourquoi rajouter une touche électro à votre base rock ?
En soit notre groupe a une composition standard pour un groupe de rock : deux guitares, basse et batterie. C’est un peu la recette standardisée d’un grand nombre de structures rocks. On a tout de même cherché à faire en sorte que chacun ait sa place.
Les guitares sont complémentaires, jamais à faire exactement la même chose, chacun a son rôle à jouer. C’est d’ailleurs pour ça que la basse ne se contente jamais de simplement suivre la rythmique, elle apporte à de nombreux moments des lignes mélodiques. La touche électro vient compléter tout cet environnement, c’est une question de complémentarité de textures et d’appui mélodique. En plus cela permet, à certains moments, de laisser les instruments se poser pour laisser de l’expression à la batterie. Sur d’autres moments cela permet de créer un crescendo avant un déroulé de guitare soliste.
Cette complémentarité on va la chercher dans le chant également, les chœurs ne font jamais les mêmes notes que le chant lead, ils vont chercher des harmonies.

Parlez-nous du titre Early time...
C’est marrant que l’on parle de ce titre, c’est un des rares qui a été très chamboulé à l’enregistrement. Les nappes de samples ont été extrêmement épurées, Romain à récrit toutes ses parties sur les couplets, finalement on a là un morceau qui respire beaucoup plus qu’avant le début de la production de l’album.
Early Time est le deuxième titre de l’album, il vient juste après un titre purement introductif, très ambiant, il est là pour amener l’énergie que l’on veut transmettre. C’est un morceau, il nous semble, efficace. D’un point de vue son c’est un des plus lourds, Romain a enregistré à la guitare 7 cordes, la basse aussi est vraiment dans les basses, c’est le cas de le dire.
Quant aux paroles, comme toutes les paroles de Tim, elles ont de multiples sens, elles sont mélancoliques, critiques etc. Elles sont toutes dans le livret de l’album, on préfère laisser le public se faire son interprétation plutôt que la dicter.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Mirrors est un album de 11 titres que nous avons longuement éprouvés sur scène avant de se décider à les enregistrer. Nous avions décidé de laisser maturer les morceaux, de les faire vivre. Ils ont connu des modifications au fil du temps afin qu’ils nous ressemblent et qu’ils nous plaisent à 100%. On ne voulait pas proposer un travail qui ne soit pas abouti même si on a conscience que les choses ne fonctionnent plus comme ça aujourd’hui, pour nous c’était important. L’exemple le plus parlant est Voices (vous pouvez retrouver une vidéo live sur notre page Youtube), celui qui l’a entendu en 2020 ne pourrait pas la reconnaître aujourd’hui.
A côté de ça, on a également fait progresser nos différentes capacités techniques, tant instrumentalement que dans l’enregistrement et le traitement du son. On voulait avoir le temps à l’enregistrement pour finaliser proprement nos morceaux, tout en restant en autoproduction comme pour le premier EP, ce que nous a permis M&O Music.
Donc du studio au sens propre du terme, il n’y en a pas eu. Techniquement parlant c’est un album de home-studio. Romain s’est mis à fond dans l’étude du mixage, il a investi dans du matériel, si on était un peu mauvaise langue on dirait qu’il est relativement entêté, quand il a décidé quelque chose... bref, on a enregistré la batterie dans la salle de concert de l’université de Limoges (que l’on remercie au passage), les guitares et la basse ont été enregistrées chez Romain, Tim a enregistré ses parties chant chez lui. Puis Romain a tout mixé et le mastering a été effectué par Basalte Studio.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Mirrors ?
Nous n’avons pas la prétention de bouleverser le monde de la musique, cependant, nous ne voulions pas que cet album soit une énième version de tel ou tel type de rock. C’est d’ailleurs pour ça que l’on a nous-même du mal à nous définir lorsque l’on nous demande quel style nous faisons ou à qui on ressemble.
Nous avons voulu apporter une vision à la croisée des chemins, un sentiment d’être à la maison tout en découvrant des pièces que l’on n’avait jamais explorées.
Nous ne nous sommes jamais dit « on veut que ça sonne comme ça » ou « on veut que ça ressemble à ça », le mot d’ordre a été « on veut que ça nous plaise ».

Quels sont vos choix sur le plan visuel : clip, artwork... ?
Visuellement on a décidé de rester sur quelque chose d’épuré, loin des clichés que l’on attribue au rock ou au metal.
Pour l’album nous avons fait beaucoup d’essais, sur de nombreuses tentatives le ciel était présent, on essayait d’obtenir quelque chose de facilement lisible en laissant notre logo et le liseré blanc comme uniques ajouts, ce qu’on avait fait pour notre EP. On cherchait un élément naturel, quelque chose avec de la beauté que l’on voit au quotidien sans forcément y prêter attention. Finalement on s’est dit « mais Arthur Debons, qui nous fait les photos de groupe, il est astrophotographe à l’origine » et là ça a été le déclic.
Sur les douze pages du livret et sur le digipack, c’est son travail que vous pouvez admirer : il nous a laissé piocher dans ses œuvres tout ce qui pouvait nous évoquer chacun de nos morceaux et c’est comme ça que l’on est arrivé à ce résultat.
Cette idée de s’éloigner des clichés, c’est aussi ce qui a conduit la création de notre premier « vrai » clip : The Way Out. On a mis en scène une histoire et sur cet album on veut que tous les clips qui vont sortir forment un triptyque, une histoire en trois parties dont les deux premières semblent détachées avant de se rejoindre sur le final. On vous invite à nous suivre pour pouvoir voir le résultat final dans les mois qui viennent !

Avez-vous une indiscrétion à nous raconter ?
Ahah, il y en aurait plein, la vraie question c’est plutôt : qu’est-ce que l’on peut raconter ? Une mignonne : si quelque chose part en cacahuète c’est sûrement la faute de Tim, notre deltaplaneur de l’organisation ! On avait fait, avant COVID, une petite tournée sur l’est de la France et la Suisse. Pendant la nuit du vendredi au samedi, notre Titim a décidé de se la jouer et de prendre la chambre la plus froide du lieu d’hébergement (en montagne hein), le lendemain plus de voix. Lorsqu’on est arrivé sur le concert du samedi, dans une petite ville Suisse qui s’appelle Orbe, on a fait mine d’avoir un set essentiellement instrumental et à trois on a compensé les parties chant que l’on connaissait et... c’est passé, de vrais escrocs !
Mais ça ne s’arrête pas là ! C’est la seule date que notre deltaplaneur avait organisé, enfin plutôt « organisé » : fin du set, on va voir le patron : « du coup pour l’hébergement ? » - prendre accent Suisse – « Ah bah ça je ne sais pas, vous avez dit que vous sauriez vous débrouiller... ». Evidemment, les regards se tournèrent vers notre Titim lui-même interloqué !
Il contrôla son téléphone et... oui, en effet, c’est ce qu’il avait dit. Le truc c’est qu’on jouait le lendemain à 650 kms de là, il était 23h, tout était fermé dans ce petit village, pas de Francs Suisses en poche et nous voilà donc reparti en pleine nuit dans le massif du Jura pour refaire un plateau le lendemain, en France, toujours sans voix !
Ahah, avec le recul c’est drôle quand même, cela dit on aurait aussi pu vous raconter cette fois où on a fait 720kms pour un concert annulé mais selon l’organisation « on n’a pas pensé nécessaire de vous prévenir, on s’est dit que vous vous en rendriez compte en arrivant », ce qui est d’une véracité incontestable !

Des concerts sont-ils prévus et que vous procure la scène ?
Là on a fait quelques dates en août, septembre et début octobre, pour la suite c’est en programmation, dès que l’on aura les confirmations on les communiquera sur nos réseaux, c’est pour cela que le plus simple c’est de nous suivre sur Facebook et Instagram !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Nous sommes vraiment contents de cet album et on espère que ceux qui l’écouteront éprouveront autant de plaisir que nous en avons eu à le concevoir et à l’enregistrer. Surtout, ne pas oublier que nous sommes dans de la musique actuelle amplifiée, qui plus est du rock, c’est surtout en live que notre musique prend le plus de dimensions donc n’hésitez pas à venir nous voir !

Merci à Desert Dew d'avoir répondu à notre interview !

Musique interview

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