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Derfzen présente son album Promised Land en interview

Découvert il y a quelques jours, Derfzen présente son album électro rock en interview. Promised land est attendu comme un album de qualité, alors que les membres n'étaient pas initialement destinés à être dans la musique.

Derfzen

- Derfzen est composé de plusieurs artistes, à l'origine venant de plusieurs horizons. Pouvez-vous revenir sur votre rencontre ?
Derfzen est à la base la rencontre entre Louis Bataille et Abbès Sekkal. Louis venant de l'industrie de la mode, Abbès de l'informatique, tous deux ayant la même passion : faire de la musique.
Abbès a découvert très tard sa passion pour la musique. Louis, passionné de musique classique et d'artistes avant-gardes, en recherche perpétuelle de découvertes, trouve la voix d'Abbès et son univers. « Clash » entre leurs deux mondes... Derfzen est né.
Deux ans pour préparer les premiers morceaux à "Six Fours les plages". Puis Paris, les premiers concerts, nous deux ensemble. Le besoin de musiciens afin d'évoluer devient indispensable. La rencontre avec Thomas Chalindar (batteur), Eric Lebeau (Bassiste), Maxime Lunel (guitariste) a été un autre départ.
Après des divergences quant à la direction à prendre (la vie de groupe de musique c'est ça aussi), l'album Promised Land enregistré à Nantes, sera joué avec Eric Lebeau (Basse), Thomas Chalindar (Drums), Raoul Ribeiro (Guitare, Electro) et moi même  Abbès Sekkal (chant et electro). Louis décide de  s'occuper du management du groupe.

-  Comment vous est venu le nom du groupe ?
Sur le forum musical où nous nous sommes rencontrés, Derf était le pseudo de Louis, et Zen le pseudo d'Abbès ! On a collé les deux ensemble.

- J'aimerai que vous commentiez cette citation de Milan Kundera : "Aujourd'hui on peut faire de la musique avec des ordinateurs, mais l'ordinateur a toujours existé dans la tête des compositeurs.".
Les logiciels de MAO tel que live d'Ableton, Cubase de Steinberg, Protools de Digidesign etc...(DAW en anglais) permettent de séquencer la musique. Ce n'est que le reflet de la procédure de composition que l'on fait dans nos têtes.
On ajoute des "couches" mélodiques,  on les joue sur nos machines. Le plus difficile est de réussir à faire jouer à la machine ce que l'on a en tête à un instant T... on a déjà les divers instruments et mélodies en tête puis il faut les « poser » sur la machine avant que ça ne disparaisse. On créé chacune des pistes avec le son que l'on a en tête... etc... l'informatique est un bloc note mais aussi un outil d'inspiration. A l'inverse, certains sons nous inspirent et nous donnent envie d'aller plus loin. mais il y a trop à dire, on pourrait en parler des heures.

- Parlez nous de votre album Promised Land, qu'a-il de particulier ?
Enregistré et mixé une première fois à Nantes en 2013. Très déçus du son, nous sommes allés (Louis et Moi) à la recherche d'une personne intéressée pour un remix...
La rencontre avec Frédéric Turyan nous a permis de revenir sur le mix mais aussi sur les arrangements et finalement aboutir grâce à son expertise et son studio haut-de-gamme à une qualité sonore pro. Sans compter sur la rencontre humaine. Une très belle rencontre dans tous les sens du terme.
L'obsession du son et de l'émotion que cela peut procurer à l'écoute de l'album ont été le fil conducteur lors de l'élaboration du disque. Nous voulions vraiment avoir un album produit dans les règles de l'art.

- 2 ans de travail rigoureux ont été nécessaires à sa préparation. Faites nous rentrer un peu dans les coulisses de sa réalisation...
Abbès : Un gros problème de santé m'a obligé à travailler avec Fred de manière parcimonieuse. ce qui a rallongé énormément le temps de travail. Puis nous voulions Fred tout comme moi que le son soit à un très bon niveau.
Parti des enregistrements de Nantes il aura fallu beaucoup de temps et de traitement sonore pour que le son soit audible pour nous.
Puis Fred et moi sommes des perfectionnistes du son, il nous fallait aller au bout de nos idées pour être satisfait l'un comme l'autre. Louis etait le test final et si ca n'allait pas... on reprenait...
Par exemple, nous avons sur le morceau Promised Land notamment, fait une version hybride, en mélangeant des parties enregistrées en studio mais aussi des parties issues de Live, pour créer un univers unique. On ne sait même pas si cela a déjà été fait tellement le travail que ça demande est colossal.

Dans l'ensemble, nous sommes particulèrement fiers d'avoir réussi à vraiment donner corps à une musique où l'électro et le rock progressif ne font plus qu'un. Des synthés virtuels se mélangent à des instruments acoustiques et des sons sans avoir cette sensation de patchwork. On a utilisé des instruments tels que le triangle, le glockenspiel, des Rhodes, des Orgues et même enregistré le son de l'allumage de la cigarette électronique d'Abbès ou encore des carillons. On a utilisé tous les sons possibles et imaginables qui nous permettaient d'instaurer une ambiance pour capter l'attention de l'auditeur et le plonger dans notre monde musical.

- Promised Land aborde de nombreux thèmes : l'amour, la liberté... Est-ce une sorte d'évasion avec la réalité actuelle ?
Non, Promised Land s'encre dans la réalité. L'amour, la liberté, sont des combats de tous les jours. Le rêve est de croire qu'ils nous sont acquis.

- Racontez nous l'histoire de Free at last et la génèse de ce titre...
Free at Last est l'histoire d'une chute. Le scénario est simple. Au bout de la chute... la libération. Mais avant... la chute est à la fois excitante et enivrante. C'est un moment où les barrières sautent, où tout est déjà joué et nous ne sommes plus que spectateur. On a décidé de narrer cette partie souvent oubliée au détriment du résultat de la chute sur lequel nous focalisons toute notre attention en général. La libération viendra car nous ne sommes alors plus maître de rien. "you don't want to know"....un peu un "je te l'avais bien dit !" .

- Une anecdote sur l'album ?
Abbès :  "Une hernie discale, 2 déchirures musculaires, d'innombrables heures de travail, et surtout beaucoup de bonheur à faire ce que je fais".

- Vous avez lancé une série de précommande pour l'album avec notamment des packs premium exclusifs. En quoi est ce important d'avoir ce soutien de vos fans ?
Ce qui est important pour nous c'est de donner envie au plus grand nombre non seulement de découvrir cet album dans son ensemble et pas juste morceau par morceau parce que c'est une œuvre complète. C'est un voyage de 44 minutes et on espère que beaucoup se plongeront dans notre univers complètement.
Ensuite, l'aspect qualitatif est primordial. Nous avons tellement recherché « le son » que nous aimerions même si c'est aujourd'hui à contre-courant que les gens écoutent cet album dans les meilleures conditions possibles et dans les formats qui retranscrivent le mieux notre travail. C'est pourquoi nous proposons des packs qui ne sont jamais proposés habituellement.
A notre connaissance, il n'y a jamais eu dans l'histoire de la musique moderne la possibilité de posséder une version d'un album sur bande analogique au format de 15 ips (inches per second). Ca a toujours été le format réservé aux masters que les ingénieurs du son utilisaient pour archiver leur travail.
Cependant, l'album est disponible dans tous les formats sans exception et tout le monde devrait trouver ce qui lui convient.
Et sinon, on aimerait vraiment que certains choisissent d'avoir leur nom dans les crédits de l'album, leur nom serait à jamais associé à cet album et qui sait, peut-être qu'un jour nous pourrions organiser une rencontre en réunissant tout ce beau monde ! Ce serait magique et très émouvant !

 

Vous pouvez acheter l'album Promised Land de Derfzen en suivant ce lien.

 

- Hâte de le présenter sur scène en concerts ? Qu'espérez-vous de ces dates ?
Abbès :  "Ca me gratte et ça me manque tellement de faire vibrer et de vibrer sur scène" On espère toujours tellement que c'est difficile à dire en fait. Rencontrer le public et sentir qu'ils ont aimé ce qu'ils ont entendu sur l'album puis faire la démarche de venir partager un moment ensemble le temps d'un concert, c'est le rêve de l'artiste, le Graal.

- Qu'avez-vous envie de dire pour terminer ?
Qui vivra verra ;) Lol !

Merci à Derfzen d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le groupe sur sa page Facebook.

Free at last

Musique interview

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