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Demago : l'album BatTement

Après Au coeur de l'atome, Demago prépare activement la sortie de son prochain album BatTement en février 2020.

Demago

Pouvez-vous nous présenter votre album Battement attendu pour 2020 et d'où vient l'idée du titre ?
Battement est notre deuxième album. Ce titre, il pose la question de l’origine, de la vie, du premier mouvement et du cœur... de l’atome.

Pourquoi avoir décidé de reprendre les titres d'Au cœur de l'atome tout en y ajoutant 5 titres inédits ? Doit-on y voir ici une continuité de votre projet artistique ?
Battement c’est le prolongement du Cœur de l’atome, la même pulsation, issu du même sang. On y retrouve d’ailleurs une chanson qui porte le titre éponyme Le cœur de l’atome et qui raconte le big bang, à savoir l’histoire d’un atome d’hydrogène et de la formation de notre univers actuel.

Quel soin apportez-vous à la partie instrumentale ?
On attache un soin particulier à toutes les étapes de la fabrication, qu’elle soit du registre des paroles ou des musiques. Rien n’est laissé au hasard, on travaille chaque détail, chaque articulation, chaque atterrissage. Notre musique est très cinématographique sur Battement, beaucoup dans la texture, se nourrissant toujours d’influences particulières, de sons travaillés à la manière d’un patchwork.

Est-il possible de nous parler du titre Toujours en équilibre et son clip ?
Cette chanson convoque à sa manière la question de la finitude et l’importance d’être connecté à sa conscience d’être. Par conscience, il faut entendre le fait que nous naissons puis nous mourrons et c’est très difficile à admettre pour un être humain. Camus disait dans La Chute que l’être humain se met à penser quand il s’est représenté sa propre mort. La vie est une trajectoire où la solitude y est très grande au final, bien plus que ce l’on croit. Ce titre met en perspective le vertige de l’existence, son souffle parfois nihiliste et la difficulté de l’être à exister avec lui même et avec l’Autre.
Dans le clip réalisé par Lorenzo Massoni, la poutre noire c’est justement cette évocation de la solitude, de tous ces personnages qui marchent seuls sur le fil de la vie. Tous ces personnages finiront malgré tout par connaître la chute, qu’ils courent ou qu’ils s’arrêtent, ils finiront par tomber car la vie est courte justement. Le clip a été tourné au Studio Malakoff et on remercie toute l’équipe pour le temps qu’elle nous a consacré.

Peut-on dire que réaliser un album est un travail où il faut "toujours un équilibre" ?
Tout dépend de l’intention de l’artiste. L’intention c’est le point de départ de tout travail artistique. Sans intention consciente, c’est à dire une élaboration du désir qui va provoquer la création, il n’y a rien. A partir de cette intention, on trouve justement un équilibre, à savoir un savant dosage des sentiments, des éléments que l’on convoque, des thèmes que l’on aborde au niveau des textes, des tempos que l’on utilise. Ce point d’équilibre donnera une cohérence à l’ensemble, et l’œuvre livrera toute sa saveur si elle est pensée et conçue avec l’ensemble de ces paramètres.

Demago a régulièrement eu des textes forts. Quels sont les thèmes que vous avez abordé dans vos titres inédits et sur quels sujets aimeriez-vous faire des compositions prochainement ?
On a abordé la naissance du monde par le prisme d’un atome d’hydrogène, on a aussi questionné la personnification de la mort ou encore une dystopie sur une société de contrôle total.
On abordera les prochains thèmes en fonction de l’inspiration. Rien n’est encore arrêté mais il y a peu de chances que cela soit drôle (rires).

Si l'on regarde un peu ce qu'il se passe dans la société actuellement, trouvez-vous que l'on fasse preuve de démagogie d'une manière générale ?
La dimension globale de la démagogie est toujours difficile à circonscrire car tout dépend du prisme et de la position avec lesquels on aborde une question ou un problème. L’ambiance générale est en tous les cas plutôt favorable à la paresse intellectuelle et à l’impossibilité de « penser le monde » avec des concepts. La société actuelle se vautre dans le « pragmatisme », mot que l’on retrouve dans la majorité du personnel politique et des classes dominantes et ce n’est pas un hasard car dans l’existence, tout produit du sens. C’est d’ailleurs le travail du philosophe, des sciences humaines, des artistes que d’analyser ce qu’il se passe dans les différentes époques de l’humanité puis de témoigner. Les raccourcis et l’absence réelle de fond dans la pensée en général sont en tous les cas légion dans les médias de masse et dans les réseaux sociaux dans une grande majorité. On favorise clairement la forme au détriment du fond, on caricature sans réellement écouter.

Selon vous, quelle place occupe les clips en musique et l'image occupe-elle une place importante pour véhiculer un message ?
Question intéressante... car encore une fois tout dépend du titre et de ce qu’il vient signifier. Un mauvais clip peut desservir une bonne chanson et un bon clip servir une mauvaise chanson si on pouvait poser l’équation en ces termes. La question du message (s’il y en a un ce qui n’est pas gagné parfois) peut être court-circuitée par un mauvais montage ou un mauvais scénario. Les images ne sont pas là pour paraphraser le texte non plus, sauf si un parti pris est clairement affiché dès le départ et là on retourne à la question de l’intention et de l’équilibre. Réaliser un clip nécessite une vraie rencontre entre artistes, des sensibilités communes. Quand c’est bien fait, en général, un consensus se forme rapidement autour de l’œuvre.

Comment ressentez-vous la scène et avez-vous un rituel lorsque vous êtes en concert ?
La scène c’est vraiment là où tout se passe car aucun concert n’est jamais identique. Les singularités d’une salle, du son sur le plateau, d’un public, d’une ambiance sont toujours différentes et nous poussent constamment à faire mieux, à donner le maximum en terme d’exigence. Le concert c’est des litres de sueur, des énergies insoupçonnables, des acouphènes en sortant de scène. On découvre toujours quelque chose de soi et des autres dans une certaine mesure. On accède à quelque chose de transcendantal sur scène, une accélération du temps et des particules. Sur scène, une heure peut durer 5 minutes et parfois l’inverse, et dans ces cas-là, c’est mauvais signe. (rires)

Aura-on l'occasion de vous voir prochainement sur scène ?
Nous avons la chance d’avoir 2 tourneurs, l’un à Bordeaux, l‘autre à Clermont Ferrand. On travaille donc sur pas mal de dates pour 2020 avec nos partenaires. La prochaine c’est le 9 mai 2020 à Saint Germain Lambron (63). On espère vraiment jouer beaucoup cette année et annoncer de nouvelles dates rapidement.

Peut-on rassurer les fans de Demago, il ne se passera pas 10 ans avant de vous retrouver pour un prochain album ?
On va se montrer très rassurant à l’égard de cette échéance. On rentre en studio début Avril à Marseille pour poser les batteries du prochain album. On va envoyer le bois très rapidement dans un album taillé pour la scène.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
On a besoin d’un maximum de soutien pour faire entendre un projet différent, des paroles différentes, singulières, donc merci à tous de nous soutenir depuis toutes ces années et de relayer Battement autant que possible.
Suivez nous sur les réseaux, et venez nous voir en live !

Merci à Demago d'avoir répondu à notre interview !
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DEMAGO - Toujours en équilibre (clip officiel)

interview Musique

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