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Danielle Thiéry présente son roman La Souricière

Maxime Lopes Par Le mercredi, 08 juin 2022 à 18:08 0

Dans Culturel

Première femme commissaire divisionnaire de l'histoire de la police française, Danielle Thiéry est devenue une figure incontournable de la scène polar. Elle dévoile de nouvelles aventures pour la commissaire Edwige Marion dans le roman La Souricière.

Danielle Thiery (crédit Versilio)

crédit photo : Versilio

Comment vous est venue l'idée d'écrire des livres ?
Par la lecture d’abord, notamment de polars que j’ai découverts très tôt, dès que j’ai su lire en fait.
Puis en exerçant le métier de policier, des tas d’idées me sont venues et je me suis lancée… D’abord via une série télévisée, Quai N° 1 puis avec mon premier roman en 1995, Mauvaise graine.

Pouvez-vous nous présenter votre roman La Souricière ?
C’est la quinzième aventure de mon personnage récurrent Edwige Marion. Elle y est confrontée à un vilain qui se prend pour le Dieu Hadès. Il a pris possession de ce couloir de cellules qui relie les anciens locaux de la PJ de Paris, (le 36 quai des Orfèvres), au Palais de justice, surnommé la Souricière parce qu’une fois dedans on ne peut plus en sortir. Hadès estime que dans certains dossiers la justice n’a pas été rendue correctement et il a décidé de s’en charger… Edwige Marion et ses proches collaborateurs vont être confrontés à des titres divers à ce sombre personnage… C’est un polar qui tutoie l’horrifique par moment...

Vous avez été la première commissaire divisionnaire de l'histoire de la police. Comment vivez-vous cette notoriété à travers la littérature ?
Il est vrai que ce “détail” pèse lourd dans ma vie et dans ma vie d’auteure en particulier. Le titre de “première” me colle à la peau et je redoute d’être à jamais l’ancien flic qui écrit… Un jour, qui sait, je serai l’auteure de polars qui a été flic !

Que peut-on savoir de la commissaire Edwige Marion et quels traits de votre ancienne carrière lui avez-vous donné ?
Edwige Marion est une sorte de double littéraire. Je lui prête beaucoup de moi et des différents postes que j’ai occupés mais elle n’est pas complètement comme moi. Il s’agit pour le lecteur de savoir décrypter la vérité de la fiction.

La souricière nous raconte l'histoire d'Hadès au dépôt de l’ancien Palais de justice. Comment votre expérience vous aide à trouver de l'inspiration et à ce que l'histoire tienne la route ?
J’ai du vécu dans le monde policier et encore de nombreux contacts qui me permettent de rester dans le coup. C’est évidemment un avantage. Pour l’inspiration il suffit de regarder, écouter, la vie fourmille de bonnes idées et de personnages romanesques, de situations insolites et de décors tragiques. Reste la construction du livre qui permet à l’histoire de tenir la route et là, c’est une délicate alchimie qui vient avec l’expérience principalement.

Qu'est ce qui fait selon vous une bonne intrigue ?
Une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire ! Je ne sais plus qui a dit ça mais c’est tellement vrai !

Aurez-vous l'occasion de rencontrer vos lecteurs pour des séances de dédicaces ?
J’espère bien ! C’est déjà fait d’ailleurs, voilà 25 ans que je les rencontre dans diverses occasions (festivals, salons, médiathèques, librairies, et établissements scolaires puisque j’écris aussi pour les ados) C’est important pour un auteur de pouvoir échanger avec ses lecteurs et, pourquoi pas en convaincre d’autres !

Avez-vous déjà eu des retours d'anciens collègues ou de policiers, commissaires... et que pensent-ils de vos romans ?
Bien sûr ! J’en ai régulièrement, j’ai un fan-club et des collègues lecteurs que je connais moins. En général ceux qui me disent ce qu’ils pensent de mes livres sont plutôt positifs. Les autres s’abstiennent...

Vous avez déjà reçu plusieurs prix. Comment vivez-vous cette forme de reconnaissance et l'un d'eux vous plaît-il particulièrement ?
Un prix c’est toujours gratifiant. Ce sont ceux qui n’en reçoivent pas qui prétendent le contraire !
Quel qu’il soit ou d’où qu’il vienne, un prix est une distinction et je les accepte tous, sans faire de hiérarchie ! Mais j’avoue avoir été sensible au Prix du quai des Orfèvres (Des clous dans le coeur en 2013) car c’est un prix remis sur présentation d’un manuscrit et qui plus est, anonyme. Je trouve ça plutôt bien et au moins il n’y a pas de soupçon de favoritisme ou de copinage.
Evidemment j’adorerais avoir le Goncourt, mais bon… !!!!!!

On peut suivre depuis début juin les aventures de la commissaire Marion à la télévision, chaque mercredi sur 13ème rue. Comment avez-vous accueilli cette série originale et avez-vous travaillé avec les équipes de production pour les conseiller ?
Je n’ai pas fait que conseiller les équipes puisque je suis à l’origine du développement de la série avec Jacques Kluger. J’ai participé à l’écriture scénaristique de bout en bout et ai été présente à chaque phase, y compris le tournage.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci pour ces questions et longue vie au polar sous toutes ses formes !

Merci à Danielle Thiéry d'avoir répondu à notre interview !

A propos de La Souricière

Dans les bas-fonds de la Justice œuvre un dieu vengeur. Dans les cellules du dépôt de l’ancien Palais de justice, la bien nommée Souricière, un homme séquestre et torture des hommes, des femmes, qu’il juge nuisibles à la société. Il se fait appeler Hadès par ses victimes, et c’est en dieu des Enfers qu’il rend justice lui-même...
Un jour, il croise le fantôme d’une femme disparue. Croit-il.
Entre vieux scénarios criminels et le Darknet, entre hallucinations et suicide d’un criminel sexuel qui en sait trop, la commissaire Edwige Marion a fort à faire.
Marion, la nouvelle série originale adaptée des romans de Danielle Thiéry, est à retrouver dès le 1er juin sur 13ème rue puis chaque mercredi dès 21heures.

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