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Cissy prépare son premier album

Maxime Lopes Par Le mardi, 12 juillet 2022 à 12:06 0

Dans Culturel

Cissy est auteure-compositrice indépendante. Elle prépare son premier album avec l'aide des internautes.

Cissy

D'où vient votre passion pour la musique ?
J'ai toujours adoré la musique. J'en écoute tout le temps, et j'ai tendance à chanter en permanence quand je suis seule, et ce depuis l'époque où on m'appelait Cissy quand j'était haute comme trois pommes :)
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisi Cissy comme nom de musicienne.  

Pouvez-vous nous présenter votre premier album et son univers ?
Je compose depuis plusieurs années, et puis arrivée à un degré suffisant de savoir-faire et de maturité, j'ai commencé à travailler sur l'enregistrement de mon premier album.
Mes chansons parlent notamment du voyage, de la séparation, de l'errance et de la perte. Ces thèmes me touchent car j'ai beaucoup voyagé et déménagé, je suis née à Lyon, puis j'ai vécu dans le sud de la France et en Guyane. J'ai aussi vécu en Islande pour mes études et traversé les Highlands à pied en Ecosse. J'aime voyager, mais le voyage vient avec son lot d'incertitudes, le sentiment de n'appartenir à aucun endroit et d'avoir du mal à rester en place, la difficulté de se sentir chez soi, la nostalgie de certains endroits... Aussi, le voyage fait oublier le temps qui passe, ne reste que les souvenirs et le manque de ceux qui sont loin ou qui ont pris une autre route.

Quelles sont vos sources d'inspirations et comment composez-vous ?
Les voyages, les contes et les histoires poétiques qui se transmettent comme au temps des troubadours m'inspirent.
Musicalement, j'écoute surtout de la musique folk traditionnelle ou récente, celtique ou américaine, et pagan/néo-viking. J'aime aussi la musique cajun, le ska, le jazz et les musiques noir-américaine du début du XXème aux années 60.
Généralement, je sens comme une envie de créer un peu urgente, je gratouille des notes sur un instrument qui m'attire, et j'improvise des paroles. Souvent un thème se dessine rapidement, que je brode de poésie.
Ensuite je fixe la chanson définitive en travaillant un peu plus finement les paroles et le jeu, en anglais comme en français.
En résumé j'improvise et je garde le meilleur. Je suis mon instinct pour que ça sorte des tripes.

Qu'appréciez-vous dans la musique celtique et la folk ?
Le style folk, enfant de la soul et des chansons traditionnelles celtiques véhicule beaucoup d'émotions, de douceur et met en valeur les instruments acoustiques et la voix.
J'aime le fait que les chansons folk racontent une histoire, d'une façon souvent romantique, poétique et élégante, je trouve.
Je suis heureuse de composer certaines chansons folk en français pour faire vivre ce genre en France, où il est moins populaire que dans d'autres pays.

Quels sont vos choix sur la partie instrumentale et quelle importance accordez-vous aux harmonies ?
J'arrange moi-même mes chansons, avec mon style propre et mes goûts. Musicalement et artistiquement, je m'imagine être sur une île déserte avec mes instruments où je crée des chansons "naturelles", hors du temps et des normes. J'aime les structures irrégulières, les refrains dont les paroles évoluent au cours de la chanson, une sorte de folk progressif.
J'aime que le son soit principalement voire purement acoustique et marier harmonieusement les instruments entre eux.
J'aime respecter l'esprit de la chanson. Certaines chansons peuvent avoir un jeu simple, volontairement naïf.

Vous avez fait partie de la chorale de la faculté d'Islande. En quoi votre voyage dans ce pays et cette expérience ont-ils influencé votre musique ?
Ce voyage et mon apprentissage à Haskolakorrinn ont été une expérience très belle et marquante.
Je n'ai pas reçu de formation en chant, jusque-là, et quand le chef de chœur Gunnsteinn a accepté de m'y faire entrer, je me suis sentie accueillie dans le monde de la musique.
J'ai beaucoup appris et progressé. J'ai aussi découvert une tradition musicale très riche et vivante en Islande.
Je pense que ma façon de chanter a été influencée par les sonorités des chansons islandaises que j'y ai apprises.
Ça m'a aussi ouvert les oreilles et l'esprit à ces nouvelles sonorités.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
J'ai un home studio, j'enregistre et j'arrange seule (avec mon chat), et ça peut me prendre une dizaine d'heures comme plusieurs centaines d'heures pour une chanson. Je fais le compte à la louche parce que je n'y vois généralement pas le temps passer.
Ça fait plus d'un an que je travaille sur l'album. Comme c'est le premier, ça m'a pris du temps de poser mes repères et d'apprendre.
En fait, j'ai déjà commencé à enregistrer d'autres chansons que les neuf choisies pour le premier album.
Prunille, mon chat, est toujours présente dans le studio, elle adore la musique en général, elle s'endort en l'écoutant. Je connais ses passages de chansons préférés, parce qu'elle retient sa respiration dessus !

Parlez-nous du titre Haayo et de son clip...
Haayo est la première chanson que j'ai composée sur le banjo quand j'ai commencé à en jouer. Elle parle de la perte d'un être aimé et de son voyage en mer. J'aime beaucoup cette chanson, mais c'est celle dont j'ai eu le plus de mal à trouver le bon arrangement.
Concernant le clip, on devait juste faire un shooting photo à la base. Mon ami qui prenait les photos a décidé de m'enregistrer sans que je le sache, alors que j'interprètais Haayo sur l'harmonium.
Finalement j'ai bien aimé cette prise surprise parce qu'on entend le chant des oiseaux par-dessus le mien.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Je suis indépendante, donc j'ai proposé ce financement participatif pour que les personnes qui le souhaitent puissent soutenir la sortie de l'album en le précommandant.
J'y propose des cadeaux faits main, comme des kits d'écoute musicale cocooning (encens, bougeoir peint à la main, et tisane du jardin) ou une lettre écrite à la main avec les paroles.
Cette cagnotte permettra de m'aider à payer les deux super musiciens qui m'accompagnent sur le projet, le mastering, la graphiste qui travaille sur la pochette et les frais de production de l'album.

Que souhaitez-vous apporter au public avec cet album ?
J'essaye de produire des chansons apaisantes, qui font voyager et touchent le cœur pour apporter un peu de bien-être et de plaisir à exister à ceux qui l'écoutent.
Modestement, j'espère faire vivre le genre folk en France.

Des concerts sont-ils prévus et qu'appréciez-vous dans la scène ?
J'ai eu plusieurs dates en juin, mais pour l'instant pas d'autres prévues. Avis aux programmateurs de festivals, bars, cafés concert, je serai ravie de présenter mon album et mes chansons en musique !
J'aime beaucoup jouer sur scène, car j'aime partager l'émotion que je ressens quand je joue. J'espère aussi que le public soit happé dans une expérience musicale immersive, pour les faire voyager.
J'adore que les personnes me partagent leur expérience, leur émotion, où les endroits où ils ont eu l'impression de se trouver, souvent des lieux réconfortants.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci pour cet article et merci à ceux qui l'ont lu.
N'hésitez pas à me rejoindre sur les réseaux sociaux si vous voulez en découvrir davantage et suivre la sortie de l'album.

Merci à Cissy d'avoir répondu à notre interview !

Cissy ~ Haayo ~ live harmonium version

Musique interview Crowdfunding

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