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Christian Lanza : son roman Le Loup blanc et le diable

Maxime Lopes Par Le jeudi, 12 mai 2022 à 08:15 0

Dans Culturel

Christian Lanza présente son roman Le Loup blanc et le diable, inspiré du parcours et de la vie de l'auteur.

Christian Lanza

Le roman Le Loup blanc et le diable

« Mon corps, et non ma tête, savait que j’entrais dans une maison où des événements terribles coloreraient de noir les années les plus sombres de ma vie. »
En 1961, Jérôme Achard, un petit garnement d’à peine douze ans, est envoyé au séminaire catholique sur les conseils du curé de la paroisse, afin de mater son esprit récalcitrant et le soustraire à ses mauvaises fréquentations.
Lorsque l’un de ses enseignants est sauvagement assassiné, ni les prêtres ni les élèves ne peuvent imaginer que d’autres crimes encore plus épouvantables vont suivre. La police mènera une enquête difficile, ponctuée par le non-lieu du juge d’instruction.
Près de 50 ans plus tard, Jérôme Achard, devenu professeur et directeur de collège, retrouve les anciens camarades de classe de son adolescence. Ensemble, réunis dans le chalet de l’un d’entre eux, ils cherchent à mieux comprendre ce qui s’est produit à cette époque funeste. Leur rencontre va être le théâtre d’intenses révélations.
Dans ce roman largement autobiographique, à la fois émouvant et saisissant, l’auteur mêle son propre vécu à une intrigue policière imaginaire pleine de suspense, destinée à régler ses comptes avec un passé cruel.

Interview avec Christian Lanza

D'où vient votre passion pour l'écriture ?
Après mes études de lettres, je suis devenu un lecteur compulsif, aussi bien de grande littérature que de romans policiers par exemple. J’ai toujours voulu écrire, mais je n’en avais pas trop le temps, très occupé par ma double fonction d’enseignant et d’éducateur sportif. Aujourd’hui, je trouve enfin l’énergie de répondre à cette ancienne envie.

Pouvez-vous nous présenter votre roman Le Loup blanc et le diable ?
Mon roman « le loup blanc et le diable » est une sorte d’autofiction policière. Le cadre, un internat catholique, correspond à la réalité que j’ai vécue dans les années soixante du siècle dernier, et j’y ai greffé une intrigue imaginaire pour régler mes comptes avec un passé cruel.

Que peut-on savoir de Jérôme Achard, votre personnage principal ?
Jérôme Achard, le narrateur, c’est moi jusqu’au premier assassinat. Ensuite, il prend son envol fictionnel.

Qu'est-ce qui vous a intéressé d'évoquer votre vécu à une intrigue policière ?
J’avais besoin de cette fiction pour régler un certain nombre de comptes, notamment au nom de certains de mes camarades de l’époque qui ont beaucoup souffert. Quelques prêtres de l’internat méritaient de mourir autrement que dans leur lit à quatre-vingt-dix ans, comme cela s’est produit dans la vraie vie. Par ailleurs, ce livre a joué le rôle de catharsis de ma culpabilité de n’avoir pas su protéger mes condisciples, de n’avoir pas dénoncé ce dont j’ai été témoin.

Comment avez-vous vécu votre scolarité et quel souvenir gardez-vous de vos années en internat ?
En 1960, j’ai été renvoyé de l’école à l’âge de 11 ans, parce que j’étais un petit voyou de quartier. Le curé de la paroisse m’a inscrit au petit séminaire pour m’éviter une maison de correction. Ensuite j’ai croché aux études grâce à un enseignement de grande qualité dans cet institut. Tout n’y était donc pas à jeter.

Qu'est-ce qui fait, selon vous, une bonne intrigue ?
Pour qu’une intrigue policière soit bonne, il faut un cadre original, un coupable qui ne tombe pas du ciel, crédible, bien qu’il soit difficile à trouver.

Dans quelles conditions écrivez-vous et êtes-vous plutôt clavier ou papier ?
J’écris sur mon ordinateur. Je ferme les yeux, et lorsque la phrase suivante est formée dans ma tête, je l’écris.

Aurez-vous l'occasion de rencontrer vos lecteurs en librairie ou lors de salons ?
En Suisse, j’ai déjà eu plusieurs séances de dédicaces, des émissions radio et télé, je vais participer à des festivals, à des rencontres, au salon du livre de Genève. Bref, mon bouquin a reçu un accueil incroyable.
Je suis prêt à m’investir en France également.

Souhaitez-vous nous parler de votre passion pour le football et comment occupe-t-elle votre emploi du temps désormais ?
J’ai toujours eu une passion très vive pour le football, notamment au travers de mon job d’entraîneur au sein de l’Académie de Servette de Genève, l’une des toutes meilleures de Suisse. J’y ai œuvré pendant près de 40 ans, certains de mes joueurs étant devenus des internationaux ou des éléments pratiquant dans des grands clubs européens. Actuellement, je reste encore actif comme recruteur des talents de la région pour mon club de cœur.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
J’espère que les lecteurs auront du plaisir à découvrir mon livre, son intrigue policière d’une part, son rôle de prévention des abus contre les enfants de l’autre, en espérant qu’il libère la parole de ceux qui ont souffert.

Merci à Christian Lanza d'avoir répondu à notre interview !

A propos

Christian Lanza est né en 1949. Il est père d’un garçon né en 1978 et grand-père de deux petits-fils. Après des études poussées dans un internat catholique, il obtient une licence es-lettres en 1974 et entame une longue carrière de professeur de français et de latin dans l’enseignement public. Parallèlement, il entraîne pendant plusieurs décennies les jeunes espoirs du Servette-Football-Club de Genève. Grâce à cette fonction, il acquiert une grande renommée dans le milieu du football dans la région frontalière franco-suisse et au-delà. Actuellement à la retraite de sa double fonction, il mène encore une vie active partagée entre le recrutement des talents de la région pour son club de cœur, l’accompagnement de ses deux petits-fils et l’écriture.

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