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Checler : l'EP Jérémy

Maxime Lopes Par Le vendredi, 21 janvier 2022 à 08:09 0

Dans Culturel

Checler présente son EP Jérémy et annonce un album. Découvrez son univers...

Checler (crédit Fifou)

crédit visuel : Fifou

Checler grandit à la campagne, sous le soleil d'Aix-en-Provence. À sept ans il écrit déjà ses premiers textes, à neuf ans, il se met à la guitare. A 14 ans, il envoie ses premières maquettes à des maisons de disques et entre en contact avec le Directeur Artistique qui finira par le signer 10 ans plus tard sous son projet éponyme. Ado, il monte un groupe de rock et se rode sur scène pendant des années, à Marseille comme à Paris. Il écoute AC/DC, Led Zep, Metallica. Entre études musicales et projets artistiques en tous genres, il travaille dur, ne lâche rien. C’est en lui, pour lui, et il le sait. Un jour, on lui fait découvrir Hocus Pocus et Orelsan. Un nouveau déclic. Il intègre le conservatoire de Paris, ville où il écrit et compose aujourd'hui, tout en y enseignant la musique. Il y rencontre Eliott Sigg, jeune multi-instrumentiste et producteur de MAO (Musique assistée par ordinateur). Les deux décident de s’associer. Ils se cherchent et finissent par se trouver. Des mois et des mois à expérimenter loin de la lumière.

Introspection, constat lucide et sans concession, sourires en coin et cynisme contemporain, Checler chante sans mythomanie les états-d'âme d’une génération qui tâtonne, et qui cherche à s'offrir la liberté de quitter les sentiers battus. Les chansons de Checler sont paradoxales, intenses, elles arrachent leurs vêtements de parade pour mieux se livrer. Parfois ironiques, souvent mélancoliques, elles visitent l’âme humaine avec une précision chirurgicale, elles plongent au coeur de ce qui fait l’époque. Un miroir précis et insolent de sa réalité. Saisissant.

Quand on parle à Checler de ses textes naviguant entre ego sans filet et sourire assumé, de son arrogance, il rit, presque embarrassé. Et pourtant, cette arrogance-là est pour lui salvatrice. Elle le libère, elle fait de lui l’artiste qu’il est. On parle ici de cette insolence presque inconsciente qui lui permet, au moment d’écrire, de chanter, de jouer, de n’être que lui-même, malgré la peur, les doutes, les problèmes de communication. “La musique ça m’éclaircit, elle éclaircit qui je suis, elle me permet d’ordonner mes pensées. Elle me canalise, me permet de comprendre l’autre un peu mieux. Quand un morceau est terminé, ça m’aide à fluidifier mes idées. Je vois où je voulais en venir...”. Checler compose et chante pour se découvrir et s’accepter. Et enlacer enfin le monde, peut-être...

Checler est aussi un control freak qui confesse sans problème qu’il manque parfois de confiance en lui. C’est d’ailleurs cette fragilité assumée qui lui a permis d’écrire ces belles chansons qui naviguent en permanence entre autobiographie et extérieur. Checler est un timide qui va vers l’autre grâce à la musique. Pour effleurer le meilleur, Checler a peut-être besoin de valser avec le pire. L’humanité, il veut la regarder droit dans les yeux.

Interview avec Checler

Quels souvenirs gardez-vous de vos débuts dans la musique lorsque vous étiez ado ?
Excellents, j’étais dans un groupe de rock à l’époque et le moins qu’on puisse dire c’est que notre aventure était mouvementée ! On y croyait dur comme fer et on a joué dans tout le sud de la France, à Paris et même en Allemagne et au Maroc ! Donc ouais beaucoup de live, de bêtises, et d’amitié.

Pouvez-vous nous présenter votre EP Jérémy ?
Il s’agit d’un 6 titres, qui pose un décor un peu plus axé « chanson à thèmes ». L’album qui suit étant en préparation depuis des années et en finalisation depuis quelques mois, on s’est dit qu’il fallait présenter le projet sous son axe le plus évident, qui est mon écriture autour de sujets qui me touchent ou me concernent. Par la suite il y aura plus d’expérimentation et de fantaisie…

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos inspirations ?
Mes inspirations ? Mon entourage, YouTube, les réseaux sociaux en général, des moments de vie, mes « états d’âmes ».. Et je ne l’ai pas composé de façon linéaire ou d’un coup, il s’agit plus d’un recueil de chansons écrites entre il y 4 ans et il y a 1 an et demi, il était temps que je le sorte haha.

Pourquoi avoir choisi le prénom de Jérémy pour cet opus ?
Parce que c’est mien ! Le premier EP s’appelle Checler, c’est mon nom d’artiste mais avant tout mon nom de famille. Je me suis dit que Jérémy était logique pour le 2ème.

Désormais installé à Paris, la Provence vous manque-t-elle et influence-t-elle votre musique ?
La Provence me manque beaucoup et a beaucoup influencé ma musique à l’époque du premier EP. Aujourd’hui je dirais qu’elle m’aide parfois à me remettre à l’écriture et à me réinspirer quand j’y retourne, mais surtout parce que je change de lieu et que le changement, c’est inspirant (ça fait très slogan politique ça en vrai)

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Le travail sur l’instrumentation est fait en collaboration avec mon producteur et ami Eliott Sigg. C’est du cas par cas, on ne cherche pas une direction précise on s’adapte et on cherche juste le meilleur moyen de mettre en valeur la chanson !

Dans quelle ambiance se sont passés les enregistrements en studio ?
Au top, je fais tout au studio d’Eliott, et on travaille ensemble toutes les semaines depuis des années maintenant alors c’est fluide !

Parlez-nous du titre La vie est belle et de son clip...
Réalisé par Léa Rouaud et Nicolas Beguet avec l’aide du collectif « Les nébuleuses », merci à eux pour leur travail fantastique et leur capacité à faire des grandes choses avec un tout petit budget parfois, notamment sur ce clip !
La chanson en elle même est une petite catharsis d’un moment où j’étais paradoxalement assez triste, j’avais besoin de ça...

Vous avez déjà été dans un groupe par le passé. Aimeriez-vous refaire un titre en duo à l'avenir et avec qui ?
Surtout pas avec eux en tout cas mouhahaha ! Non plus sérieusement, ma musique n’a aujourd’hui plus rien à voir avec ce qu’on jouait et chacun de mes anciens camarades de groupe fait désormais son chemin loin de la musique. On reste des amis très proches et c’est très bien comme ça :) Et faire un autre duo, pourquoi pas, il y a de nombreux artistes que j’admire ! Il faut juste qu’il y ait une connexion

Une anecdote ou une indiscrétion à nous raconter sur l'EP ?
La production de la chanson Battements est à la base une superposition de guitares acoustiques jouées sur mon canapé à l’arrache, et enregistrées sans rien brancher directement avec le micro de mon vieux MacBook de 2011 ! On a tout gardé tel quel pour faire l’instruisis derrière, comme quoi pas toujours besoin d’aller à Abbey Road pour faire un morceau !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci pour cette interview !
Ecoutez l’Ep, faites-le tourner, et rester à l’affut, la suite ne tardera pas !!

Merci à Checler d'avoir répondu à l'interview !

Checler - La vie est belle (Video officielle)

Tracklist

  1. Papa Maman
  2. Jérémy
  3. Dimanche au lit
  4. L’extincteur
  5. La vie est belle
  6. Battements

Concerts 2022

Orléans Le Bouillon le 10 février
Paris Le Café de la danse le 1er mars

Musique interview

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