Publicité

Casagrande prépare l'album Lucane

Maxime Lopes Par Le mardi, 13 avril 2021 à 14:30 0

Dans Culturel

Casagrande propose des popsongs en français essentiellement autour des animaux et des végétaux. Il prépare son album Lucane.

Casagrande - Lucarne

D'où vient votre passion pour la musique ?
J’ai un grand-père qui était musicien, qui jouait du banjo, du violon, de la balalaïka, de la trompette. Mon père est allé plus loin, il a monté un groupe, a écrit des chansons et fait des concerts. J’ai baigné dans la musique dès l’enfance et j’avais des goûts marqués, j’écoutais Giorgio Moroder, Alan Parsons Project, Mike Oldfield... Puis à 19 ans, coup de foudre absolu pour Led Zeppelin, la découverte de Magic, revue Pop Moderne, des centaines de CD achetés, et enfin la découverte de Dominique A, de Katerine. L’envie de faire des chansons, et en Français.

Pouvez-vous nous présenter votre premier album Lucane ?
Au départ, c’était parti pour faire un EP de 5 titres, des chansons boisées, du piano, des instruments à vent. Une superbe expérience d’enregistrement avec Fabien, du studio LITTLE, on s’est compris tout de suite, il a su très vite où je voulais en venir. Puis avec le confinement, le temps est passé sans que je puisse faire des concerts, et j’ai eu envie de faire d’autres chansons, mais avec plus de maturité, l’envie d’explorer autre chose, des chansons plus longues, de jouer avec un batteur, un bassiste. De créer les chansons pop « parfaites », celles qui ne te lâchent plus jamais.

Comment l'avez-vous composé et quelles ont été vos sources d'inspirations ?
J’avais envie d’écrire sur les animaux, faire des chansons courtes pour parler d’eux, en les mélangeant avec des souvenirs d’enfance. Des animaux et des arbres, parce que finalement ce sont eux dont on se souvient le mieux une fois adultes. En revenant en studio, j’ai eu d’autres envie, parler d’amitié, de confinement aussi, de cauchemars et de rêves.

Quels ont été vos choix sur la partie instrumentale ?
D’abord le piano, à la base de tout. Comme Supertramp, Elton John. En France, comme Berger, Scheller, qui sont des maîtres. L’idée, c’est de dire que tous mes morceaux peuvent se jouer en piano voix, et que ça sonne. Mais en studio, j’ajoute de la basse, alors Fabien me dit que ça appelle la batterie. Donc je l’ajoute, et puis je vois des synthés, on peut aussi amener des copains qui jouent du trombone, des sax, des flugabone, des clarinettes. Alors j’ai écrit beaucoup d’arrangements, des harmonies, invité une amie chanteuse pour un duo assez émouvant je pense…

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Le studio, c’est le bonheur. Fabien facilite vraiment les choses. Il m’a aidé à libérer ma voix, car je ne me considère pas comme un bon chanteur, mais on me dit que ça le fait, voire que ça sonne bien. Et comme je suis à l’aise au piano, ça va très vite. Ensuite Fabien me donne plein d’idées de sonorités, il place les choses pour amener de l’équilibre. Et ça me plait toujours. Il met toujours la voix en valeur, avant le reste et j’aime ça, c’est important quand on fait des textes qui ne sont pas juste là pour faire un support à la musique mais qui peuvent aussi se raconter sans la musique.

Parlez nous du titre l'Orme et de son clip…
Orme, ce sont des faux souvenirs, rien n’est autobiographique, mais l’idée est d’inventer une histoire vraie, c’est d’ailleurs ce qui distingue la réalité de la vérité. Donc ce sont des souvenirs inventés, un enfant sans doute malheureux et solitaire qui trouve refuge auprès d’un grand arbre. Ce morceau, pourvoi c’est une pure recherche esthétique, avec des images un peu osées, l’herbe furibarde, je pense que ce n’est pas forcément commun comme image mais ça parle. Le clip, je l’ai tourné avec mon fils, il exprimait bien ce que je ressentais, la solitude, l’enfance et une espèce de sagesse qui se dégage, comme seuls les enfants peuvent exprimer.

Que souhaitez-vous apporter au public avec cet album ?
J’essaie d’écrire des chansons qui accrochent immédiatement, comme savent faire les anglais, Bowie, McCartney, Rick Davies et Roger Hodgson. Il n’y a pas de hiérarchie entre les textes et la musique pour moi. Pour qu’une chanson soit réussie, chaque accord doit avoir le sens d’un mot et chaque mot doit avoir la musicalité d’un accord.Je veux apporter des sentiments mêlés, des choses tristes et gaies à la fois, les portugais appellent ça le saudade, en France on peut employer le mot de nostalgie. Massive Attack avait créé un label dans les années 90, MELANKOLIC, glas to be sad. C’est tout à fait ça.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Le studio coûte très cher, et encore, je pense que j’ai un bon prix. En attendant de faire tout moi-même (c’est pas encore pour tout de suite), j’essaie de financer ça tout seul, mais une fois que le Recording est payé, il faut aussi payer les musiciens qui jouent pour moi, puis il faut penser aux clips, ce n’est pas le moins cher et je n’ai pas du tout l’énergie pour gérer aussi cette partie.

Quels ont été vos choix sur la pochette du disque Lucane ?
Je suis originaire d’une région d’étangs qui s’appelle la Brenne. Comme j’ai pas mal de copains dans la BD, j’ai connu un dessinateur au style absolument unique, sauvage et très libre. Il était aussi de cette région, alors un soir qu’il exposait à la galerie Glénat à Paris, je lui ai proposé de me faire ma pochette. Je trouve le résultat génial.

Qu'est ce qui vous plaît dans le format vinyle pour le proposer au public ?
Le vinyle, c’est un format un peu luxe pour ceux qui sont lassés du format numérique, le shuffle et les compilations. Ils ont envie d’un objet qui soit beau, de visuels grand format, de gestes un peu rétros (poser le disque, mettre le bras, tout ça…) donc ça me plait d’imaginer mon album dans ce format.

Que peut-on savoir de votre futur album en préparation ?
Les 5 titres de l’EP vont être retravaillés, car le son a évolué depuis 2019, on va refaire batteries, basse, peut-être même les voix. 4 morceaux sont finis, ceux-là on n’y touche plus ! Et j’en prépare 3 nouveaux qui vont être terribles, j’en suis sûr !

Espérez-vous pouvoir présenter vos titres sur scène malgré le contexte sanitaire ?
Je n’ai aucune notoriété, donc si j’arrive à réunir 6 personnes ce sera un max et ça va rentrer dans les consignes ? J’espère juste que je suis pas compté dans les 6.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci de vous intéresser à nos produits ! Mon Ulule est ici, soutenez le projet.

Merci à Casagrande d'avoir répondu à notre interview !
Suivez le également sur Facebook.

Orme

Musique interview Crowdfunding

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam