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Canozaké : l'album Cano. and Co.

Maxime Lopes Par Le mardi, 24 novembre 2020 à 14:26 0

Dans Culturel

Canozaké est un duo, un peu barjo et débranché, curieux et passionné qui invite au voyage à travers la musique. Il prépare l'album Cano. and Co.

Canozaké

Pouvez-vous nous présenter votre album Cano. and Co. et son univers ?
Cano. and Co., c'est une invitation au voyage. Un voyage à travers les cultures du monde, également un voyage intérieur. Il se veut optimiste, frais, joyeux, planant, contrasté. C'est aussi une invitation au partage, par les multiples invités qui ont apporté leur petite touche de musicien.

Quelles sont vos sources d'inspiration pour vos compositions ?
Les sources d'inspiration sont : l'observation de la Nature et la spiritualité. Par exemple c'est en observant le départ des oiseaux migrateurs qu'est née Fly away ; c'est au cours d'une méditation que l'histoire de L'Essentiel m'est apparue ; dans la chanson ''Canozaké", c'est en me posant la question suivante: "Si Canozaker était un verbe de la langue française, quelles valeurs humaines porterait-il ? Pour la chanson Lettre à la Vie, c'est en partant d'une poésie écrite par Boris que j'ai voulu décentrer l'Homme du Monde et rendre la Vie encore plus vivante comme si c'était une personne qui me guide de toute sa bienveillance sur mon chemin de vie.

Comment se sont portés vos choix pour écrire en anglais et en français ?
C'est un peu comme si ça s'imposait à moi ; je n'ai pas totalement le sentiment d'en faire le choix... Je tends globalement à écrire en Français mais, parallèlement, je continue à suivre une formation en Anglais et à m'autoriser à exprimer une émotion avec ces mots. Et si j'en avais la compétence, j'écrirais dans toutes les langues !! Ce qui fait le ''liant'' du groupe, c'est notre énergie commune, c'est la manière dont le dialogue artistique s'installe à deux sur scène, donc le choix de langue devient secondaire, à mon sens.

Peut-on en savoir plus sur la partie instrumentale ?
Sur le plan de la composition, elle part souvent d'un riff de guitare qui vient se poser sur un début de texte. Ensuite, de manière spiralaire, le reste se construit et mûrit. Mais encore une fois j'ai le sentiment là aussi de ne pas faire de choix conscients : ça s'impose à moi, comme si j'étais un simple représentant ou traducteur de quelque chose qui m'échappe mais que j'accepte d'écouter et d'accueillir à un moment donné. Le plus difficile est cet accueil de la première idée instrumentale ; il est plus aisé ensuite de la nourrir, d'ajouter la touche de Canozaké, avec entre autres le dialogue entre le chant et l'harmonica. Sur le plan instrumental c'est à ce niveau que Canozaké crée sa personnalité: l'harmonica n'est pas abordé comme un ''instrument de remplissage'' mais bien comme un ''accompagnant du chant et du texte''.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Oui, bien sûr. Le dilemme, en studio, était de choisir la méthode d'enregistrement. La majorité des groupes enregistre ''par couches'' : le batteur, puis la basse, puis... Cette méthode permet un travail plus  précis et une liberté de retouche au mixage. Le risque peut être d'enlever un peu d'émotion, surtout pour un groupe comme le nôtre qui, dans une forme duo, construit son originalité sur l'émotion qui se dégage sur scène. Comment reproduire cela en studio ? Finalement nous avons mixé les deux méthodes, à savoir que les morceaux qui n'ont pas d'intervenant ont été enregistrés comme un live, gardant ainsi leur naturel et leur émotion brute. Lorsque nous avons invité des intervenants musiciens, il était judicieux de travailler par couches et assumer ainsi un morceau différent de ce que notre public entend sur scène. Cela nous a permis d'être encore plus créatifs, de sortir de nos habitudes de jeu, c'est intéressant. Au total, nous avions à coeur que chaque morceau ait une identité et ne ressemble à aucun des autres.

Que souhaitez-vous apporter au public avec votre album Cano. and Co. ?
Cet album c'est une invitation au voyage. Pour cela nous avons conçu l'album avec une certaine progression. Il y a quelques surprises, comme un petit conte. C'est un album que l'on pourra écouter dans l'ordre, en se posant dans le fauteuil à côté de la cheminée, en se faisant dorer les pieds devant les flammes et en soufflant sur sa tisane, après une bonne journée de travail ou de fatigue... un temps avec soi-même, un temps d'évasion, un temps de méditation, un temps pour sortir de ses soucis, de ses doutes, de son pessimisme et des ses peurs... Retrouver la banane et l'élan vers une vie pleine de sens !!!

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Il faut reconnaître que Ulule est une plateforme sérieuse et bien conçue, un outil indéniable de communication. Il faut savoir qu'un album comme celui-ci entraîne de nombreux coûts : pour l'instant, c'est 8 000 euros au total. Nous sommes des musiciens professionnels et nous avons avancé la plupart des frais. Tous nos concerts ont été annulés depuis le début du confinement (7 dates), ce qui représente une perte financière non négligeable. L'album aurait dû sortir au printemps et donc être vendu sur ces dates... Mais nous refusons de voir tout cela comme une mauvaise nouvelle : c'est ainsi, c'est à l'Humain à s'adapter à la manière dont se déroule la vie et non le contraire. Grâce à ce retard et à cette période confinée, l'album a d'autant plus mûri, évolué. Il sort finalement avec une maturité accrue et nous a amené à cette aventure sur Ulule, que nous n'avions pas forcément envisagée au départ !

Quel sera l'univers visuel de Cano. and Co. ?
Nous avons travaillé avec Damien Guillard, graphiste professionnel, qui a la particularité d'être aussi musicien et un grand artiste. Il nous connaît déjà car nous avons partagé des scènes ensemble lors des ''Soirées de l'Instant'' sur Chambéry. Nous avons passé un après-midi avec lui, pour uniquement parler, échanger, lui permettre de cerner nos personnalités et l'âme de notre musique. Il a ensuite laissé parler sa créativité : cela a donné un logo Canozaké dans lequel nous retrouvons de la joie, du yin/yang et un peu d'arbre (Canozaké signifie en Amérindien : la fourche de l'arbre, lorsque le tronc se sépare en 2 parties d'où naissent une infinité d'autres branches...) ; cela a aussi donné une bannière de fond, que nous retrouverons sur la pochette de l'album, représentant un voyage à travers différents univers aux couleurs chaudes. Vous pouvez voir cet univers graphique sur le début de la vidéo, sur la page Ulule.

Quelle place occupe le spectacle dans vos représentations et la scène ne vous manque-t-elle pas ?
Bien sûr que la scène nous manque. D'autant que notre musique est avant tout vivante, d'ailleurs on aime bien bouger un peu sur scène, ou faire chanter le public, faire un petit peu les clowns ! La musique est avant tout un prétexte à la rencontre, au lien humain, à la connexion. Nous adorons tous les deux l'émotion qui monte juste avant les concerts, puis ces vibrations qui se créent avec le public et enfin, également les échanges après concert : échanges de paroles, de sourires, de coeur. La scène est une nourriture et nous sommes en période de jeûne.

Avez-vous un souvenir de concert à nous partager ?
Je pense à une anecdote et à une émotion forte. L'anecdote c'est que, dans ma façon de jouer de la guitare, j'ai le défaut de casser parfois une corde. C'est arrivé plusieurs fois et depuis, un jeu de scène s'est un peu mis en place, où les gens me regardent changer ma corde pendant que Boris improvise un quizz musical à l'harmonica. Ca devient un super moment, en fait ! J'adore !
L'émotion forte a été un partage de scène avec Jean-Patrick Capdevielle : nous avons eu la chance de l'accompagner sur scène pour le dernier concert de sa carrière: 2 heures de pur bonheur devant 800 fans déchaînés, c'est quelque chose d'inoubliable pour un artiste... même si ce n'était pas sur nos propres chansons ! Qui sait, un jour, si la vie nous amènera sur ce chemin... ?

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Etre sur scène, c'est se mettre à nu et se présenter dans son authenticité. Créer un album c'est proposer une relation plus intime, puisque une part de nous sera emportée, conservée, écoutée dès que l'élan s'en ressent... C'est un honneur d'imaginer de telles connexions humaines !
J'ajoute que, si vous nous faites l'honneur de contribuer à notre campagne participative, vous pouvez ainsi pré-commander l'album mais vous pouvez aussi vous offrir des ''cadeaux éthiques'' pour Noël : par exemple un cours d'harmonica avec Boris, ou bien un stage de ''marche consciente et shiatsu'' avec moi ! Nous ne voulions pas proposer des objets de consommation tels que t-shirts ou casquettes, mais plutôt, encore une fois, offrir du lien...  Les pré-ventes de l'album seront envoyées par la Poste le 20 Décembre.

Merci à Canozaké d'avoir répondu à notre interview !
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CANOZAKé - Appel participatif Ulule

interview Musique

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