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Caesaria : l'EP Connection Loss

Et si le rock investissait les clubs ? C’est l’idée excitante des quatre turbulents membres de Caesaria, complices de longue date. Leur vision tient en deux mots : club-rock. « Quand on n’entre dans aucune case, on s’en fabrique une », vous diront-ils, et on la trouve entre les riffs bruts du rock et les boucles frénétiques de l’électro.

Caesaria (crédit Arnaud Ben Johnson Moser)

crédit visuel : Arnaud Ben Johnson Moser

L'EP Connection Loss

Un net penchant british, des refrains qui donnent chaud sur la piste : c’est comme si les Klaxons avaient copulé avec LCD Soundsystem, donnant cette chimère nerveuse et calibrée pour exploser en live.

Après deux EP en 2018 et 2019, les vingtenaires ont collaboré avec Brett Shaw (Foals, Mark Ronson) et Christophe Pulon (Lyre le temps, 1984, Colt Silvers) pour cristalliser l’essence club rock dans un troisième projet infernal et sans concession. Suffisamment d’arguments pour faire du genre la vague rock rafraîchissante des années 2020.

Interview avec Caesaria

Entretien avec Thomas Fariney, bassiste et claviériste du groupe

Pouvez-vous nous présenter votre EP Connection Loss et l'univers dans lequel il s'inscrit ?
Connection Loss est notre 3ème EP. On a enregistré deux titres à Strasbourg avec Christophe Pulon et les trois autres à Londres avec Brett Shaw.
On rêvait de partir enregistrer en Angleterre depuis nos 15 ans et on l’a fait pour cet EP. On a beaucoup travaillé pour trouver le juste équilibre entre nos influences Rock et Techno, et c’est comme ça qu’est né Connection Loss. Il représente notre identité, le club rock qu’on véhicule et qu’on défend. Et ce n’est que le début…

La situation que l'on traverse, avec la quarantaine, n'est-elle pas le reflet d'une perte de connexion ?
C’est à la fois le reflet de la perte de connexion qu’on a pu avoir depuis ces dernières années, mais également un retour aux sources, à l’essentiel, aux vraies valeurs ! C’est un peu les sujets abordés dans Connection Loss et c’est vrai que ce confinement tombe bien pour illustrer nos chansons et nos textes.

Sur quoi avez-vous souhaité mettre l'accent en composant cet opus ?
En écrivant cet opus, on souhaitait affirmer et confirmer notre identité musicale : le Club Rock. On voulait également aborder les sujets qui nous ont poussés à intituler notre EP Connection Loss. Notre société a tendance à basculer dans l’individualisme, la folie, le chacun pour soi et il était temps d’en parler, de dire les choses telles qu’on les voit. Ce n’est pas une leçon de morale non plus, pas d’inquiétude, juste un rappel à l’ordre (rire).

Quels ont été vos choix sur la partie instrumentale ?
On savait exactement où aller. On voulait un son beaucoup plus Rock et « live » que nos précédents EPs et garder les codes de l’Électro, de la Techno. On a alors enregistré en Live avec les instruments Rock (batterie, guitare, basse) et bossé les sons électros à travers des claviers analogiques pour que le côté électro soit bien badass. En gros même, l’électro a été pensée « ROCK ».

Pouvez-vous nous parler du titre Conversations, comment est né ce morceau, quelle est son histoire ?
Ce morceau a été composé et écrit par notre chanteur Théo. Il se veut plus intimiste dans la composition comme dans le texte. Chacun a son propre passé, ses propres histoires familiales. Théo a ressenti le besoin d’en parler, de prendre du temps pour explorer ses sentiments et en faire une chanson : Conversations.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'EP Connection Loss ?
On souhaite transmettre au public qu’un mélange entre l’énergie du Rock et les codes de l’Électro existe et qu’ils peuvent le trouver sur cet EP. On veut également souligner que les choses essentielles se trouvent dans les connexions que l’on tisse les uns avec les autres et qu’il est temps de retrouver ces « connexions perdues ».

Quels ont été vos choix sur l'artwork de l'EP Connection Loss ?
On tenait à garder un côté Rock sur l’artwork en partant sur une photo du groupe. Pour ça on a bossé avec Arnaud Ben Johson Moser et Maxime Maitre. C’est ensuite Emil Balic qui s’est occupé d’assembler les éléments et de donner une identité « Club Rock » à l’ensemble.

Souhaitez-vous nous parler du clip Sometimes I Wanna Fight et de son tournage ?
On partage nos vies depuis l’enfance et on se bat pour notre passion depuis plus de 10 ans.
On a donc des tonnes d’images d’archives et il était temps pour nous de montrer cet aspect de notre projet : on est des amis avant tout. Ce titre nous rappelle tout ce qu’on a vécu pour en arriver là. On a confié toutes ces images d’archives (et heureusement vous n’en avez vu qu’une infime partie haha) à Maxime Maitre et il s’est occupé de donner vie à ce clip.

Une indiscrétion à nous confier sur Connection Loss ?
Il y a un morceau qu’on aurait aimé mettre sur cet EP, car il représente parfaitement l’ensemble de l’œuvre. On a longtemps hésité. Mais ce titre sera sur la suite, très CLAIREMENT.

Pas trop angoissant d'avoir eu toutes les dates de concerts reportées en pleine sortie d'EP ?
Angoissant, ce n’est pas vraiment le terme qu’on utiliserait, mais oui ça nous a rendu tristes de ne pas pouvoir reprendre la route ensemble et défendre cet EP sur scène…
Mais on a trouvé des solutions, on a continué à bosser même à distance pour proposer ducontenu et permettre à CAESARIA de vivre malgré le confinement !

Quelle est l'ambiance sur scène avec Caesaria et souhaitez-vous nous transmettre un souvenir de concert ?
On fait de la musique, on enregistre des sons pour les défendre sur scène. Quand on est sur scène, on donne tout ce qu’on a, toute notre énergie et c’est seulement là qu’on est réellement à notre place. Autant vous dire qu’un concert de CAESARIA, on danse et on pogotte en même temps ! Oui, c’est possible !
Un de nos meilleurs souvenirs de concert est sans doute au Festival de la Paille en 2019.

CAESARIA - Last Failure + A.T.O.M. - Live @ Festival de la Paille 2019

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Ce n’est que le début pour nous, AVE CAESARIA !

Merci à Caesaria d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

CAESARIA - Sometimes i wanna fight

Musique interview

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