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Bru Vintage Machine : l'album Flamingo road

Maxime Lopes Par Le mardi, 09 novembre 2021 à 12:57 0

Dans Culturel

À projet d’exception, équipe d’exception ! C’est autour de Philippe Brugière dit « Bru » que se constitue l’équipe du projet, avec ce premier album intitulé Flamingo Road. Ingénieur son de légende au sein du studio « Le Petit Mas » basé sur Martigues non loin de Marseille, c’est à lui que l’on doit les premières productions de IAM, formation marseillaise non moins légendaire !

Bru Vintage Machine (crédit D. Marche)

crédit photo : D. Marche

Un vétéran de la musique, du son et de la réalisation qui a collaboré avec de nombreux artistes d’exception (Gypsy Kings, Psy 4 de la Rime, Fonky Family, Jo Corbeau...) en plus de 30 années de métier, c’est un art qui n’a plus de secret pour lui. C’est fort de cette expérience qu’il relève le challenge du « Bru Vintage Machine», un album rock et authentique solidement ancré en Provence, chanté en français et enregistré dans les conditions des sessions datant des années 70’. C’est à dire en direct et sans re-recording avec l’ensemble des musiciens en conditions « live », l’expression y est libre, chaleureuse et assumée.
C’est un retour aux racines du rock !

S’inscrivant dans la plus pure tradition des quatuors rock guitare, l’équipe réunie n’en n’est pas à son coup d’essai et ne compte que des musiciens aguéris bien connus dans le sud de la France et au delà.
La guitare de François Carpentier vous emmènera du côté de Jeff Beck, la basse de Yves Demoulin puise dans l’héritage d’un Tim Bogert, la batterie de Luc Heller résonne de la mémoire de Ginger Baker et Bru s’inscrit dans la tradition des songwriters américains... mais dans la langue de Verlaine !

Retour aux sources du rock !

Le besoin d’authenticité, d’un supplément d’âme et le désir d’expression personnelle ont donné naissance au projet « Flamingo Road ».
Enregistré comme on aurait pu le faire lors des seventies, le groupe joue « live » pour chaque prise. Aucun artifice de studio comme le tuning ou le doublage, aucune partie additionelle à l’exception des cuivres et backings vocals. Le résultat se veut chaleureux et vintage avec un bon goût de « Classic Rock » à la Provençale. Bienvenue sur Flamingo Road !

La touche provençale, la touche vintage !

À la manière d’un jukebox, le groupe a soigneusement été piocher parmi le répertoire solo du chanteur Philippe Bruguière, 10 chansons en français, narrées quelque part entre les calanques de Marseille et la Côte Bleue.
Ce sont donc bien dix pépites réarrangées pour l’occasion et puisées dans le riche parcours musical de Philippe Bruguière « Bru ». Elles nous invitent à prendre la route à travers une épopée rock sur la route des flamants roses, au volant d’une vieille Ford Mustang, les cheveux dans le vent et les cigales jamais très loin. Entre deux arrêts, on croisera Rimbaud pour sa dernière escale à Marseille, des anges déchus, quelques vagabondes, des quais de gare et des déserts rouges. Mais surtout de l’âme... beaucoup d’âme et peut-être un regard sincère et bienveillant dans le rétroviseur ; le rock français n’a toujours pas dit son dernier mot !

Interview

Qui se cache derrière Bru Vintage Machine et d'où vient votre passion pour la musique ?
Le groupe est constitué de quatre musiciens, Philippe Bruguière aka « Bru », au chant, guitare et écriture des chansons, François Carpentier guitare solo, Yves demoulin à la basse et Luc Heller à la batterie et percussions.Nous sommes tous les quatre ou avons été musiciens professionnels, avec de nombreuses expériences tant sur scène qu’en studio .

Vous avez été ingénieur du son pour de très nombreux artistes connus (IAM, Gypsy Kings, Psy 4 de la Rime...). Quels souvenirs gardez-vous de ces moments et qu'est ce que ça fait de voir ces artistes émerger ?
Le studio du Petit Mas a toujours été une belle rampe de lancement pour de nombreux artistes de la région à l’âge d’or du Hip Hop Marseillais dans les années 90 et 2000 mais aussi de nombreux artistes de la scène rock, world, reggae, jazz et variété. C’est le rôle d’un studio et si ça a marché aussi souvent c’est surement, pour une petite partie, que nous avons bien fait notre boulot. Nous sommes la plupart du temps toujours en contact et travaillons régulièrement ensemble comme pour IAM par exemple.

Pouvez-vous nous présenter votre album Flamingo road et son univers ?
Cet album est composé de chansons que j’ai écrite sur une période de 30 ans à peu près. Certaines figurent sur des albums précédents mais d’autres (Sarah, A petits pas) n’avaient jamais été enregistrées. Ce sont des chansons que nous jouions sur scène et auxquelles nous avions donné une nouvelle énergie et c’était donc intéressant de fixer tout ça. J’avais la volonté, étant libres comme des flamands roses loin des turpitudes du show business, d’enfin interpréter ces chansons avec leur énergie première, très rock, authentique sans trafic ni compromis : un son pur, en prise directe et sans over dub !

Comment composez-vous vos textes et quelles sont vos inspirations ?
Les textes sont très personnels et traduisent des expériences réelles ou imaginaires, séparations (Mon Ange, Le train, Sarah, A petits pas, Les vagabondes), souvenirs familiaux et engagements (On a le sud, Bleu), parfums de voyages (Flamingo road) ou évocation d‘Arthur Rimbaud (Des lunes particulières).

Flamingo road a été écrit dans le sud de la France. Attachez-vous une importance au lieu ou à l'environnement dans lequel vous êtes ?
Absolument ! J’ai toujours choisi de demeurer ici à Martigues, en Provence (j’aime pas trop « le sud », c’est très parisien, cf « On a le sud »).
On m’a d’ailleurs souvent fait remarquer que pour réussir j’aurais du m’installer à Paris, F**K !!!! J’aime ce pays pour le côté carte postale, la douceur de vivre, le climat bien sûr mais aussi pour ses côtés sombres, dualité touristico-industrielle, naturo-polluante, bronzo-asthmatique et les combats que ça engendre… Je suis plus à l’aise avec les victimes qu'avec les décideurs.  

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
Nous ne voulions pas d’instruments additionnels (sauf les trombones de Mon Ange joués en over dub par Philippe Anicaux) et aussi quelques percutions que Luc a pris plaisir à ajouter avant les mix. On voulait se concentrer sur l’essentiel: un combo de guitares rock.

Comment se sont passés les enregistrements au studio du Petit Mas ?
Nous avons préparé le studio pour réaliser des enregistrements en prise directe, tous ensemble, afin de pouvoir retrouver l’énergie du live et aussi une part d’improvisation pour donner du caractère aux chansons. Pour moi c’était aussi la volonté comme réalisateur de retrouver une façon de travailler qui plonge dans les racines de cette musique, dans les années 60 et 70 on n’enregistrait que de cette façon, il a fallu l’arrivée des machines, boites à rythme et DAW pour commencer à morceler le travail, jusqu’à aujourd’hui où on fait des séances avec des musiciens qui sont à 5000 km de distance et des chanteurs qui n’ont jamais chanté une note. Je veux pas dire que les productions actuelles ne sont pas valables, il y a des choses magnifiques mais je voulais retrouver ces sensations et aussi l’aventure humaine et amicale en direct !

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album Flamingo road ?
J’espère que le public va pouvoir expérimenter cette énergie sur disque et surtout qu’on a réussi à la faire passer sur l’enregistrement, un son très rock brut, sans superflu mais aussi des textes en français. Souvent le marketing musical pousse les jeunes artistes lorsqu’ils font du rock à s’exprimer en anglais, reléguant ainsi les artistes qui s’expriment en français dans le rayon « variété », j’ai jamais aimé ce classement ! Je participe depuis plus de 25 ans à l’aventure ClassEurock comme arrangeur et je constate qu’aucun jeune groupe de rock chante en français, seuls les rappeurs continuent à écrire en français !

Parlez nous du titre Mon ange et de son clip…
Mon Ange c’est l’histoire d’un gars qui a perdu son ange gardien, sa bonne étoile ou même carrément son âme soeur, sa muse et qui du coup n’est plus bon à rien. Comme Robert Johnson qui a perdu la vie après avoir rompu son pacte avec le diable…
On a essayé avec le clip de restituer l’ambiance de nos moments de musique ensemble que ce soit sur scène ou en studio.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous donner sur l'album ?
Yves, le bassiste du groupe qui a aussi réalisé la pochette, a perdu son fils Léo pendant la réalisation de cet album. Léo était lui-même un super musicien et nous sommes fiers de lui dédier cet album.

L'album est disponible en vinyle. Que représente ce support pour vous et qu'apporte-il à votre musique ?
C’était pour nous une façon d’aller au bout du trip, de retrouver les sensations de nos débuts lorsqu’on courrait chez le disquaire pour écouter les nouveautés...

Que représente la scène pour vous et aurez-vous des concerts prochainement ?
La scène c’est le début de l’histoire de ce groupe, c’est ce qui nous a conduit à aller en studio, c’est le point de départ de la route.
La période n’est pas très facile pour les concerts à cause de la pandémie, nous attendons la confirmation d’une date sur Martigues au Rendez-vous pour fêter la sortie de cet album.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
En conclusion nous voulons remercier tous ceux qui nous suivent tant pour ce disque que pour nos concerts en espérant que cette petite communauté va grandir et nous permettre de toujours pas envisager l’âge de départ à la retraite !!!

Merci à Bru Vintage Machine d'avoir répondu à notre interview !
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MON ANGE

Philippe Bruguière dit « Bru » : chant, composition
Chanteur, auteur, compositeur, arrangeur, réalisateur, « Bru » fait partie de ces rares talents touche à tout. Diffusé en radio, signé plusieurs fois sur une major il a travaillé également sur des projets d’artistes majeurs.
Aujourd’hui il transmet son savoir faire dans un projet personnel qui vient puiser dans 30 années de carrière.

Luc Heller : percussions, batterie, backing vocals
Des collaborations saisissantes et plus d’un demi-millier de concerts partout dans le monde, ce serait une façon de résumer le parcours de Luc Heller en quelques mots ! Il a travaillé avec Higelin, Sapho ou encore Jacques Loussier et se paie même le luxe de participer à « Pulsion » samplé par Eminem. Dans le sud de la France, il contribue au projet de Jo Corbeau et plusieurs projets locaux... et beaucoup moins !

Yves Demoulin : basse, backing vocals
La musique l’a porté un peu partout en France mais aussi à l’étranger, des centaines de concerts lui ont permis d’acquérir un solide métier de la scène mais aussi du studio jusqu’à aujourd’hui où il évolue au sein du groupe de Philippe Bruguière, le Bru Vintage Machine avec lequel il s’impose en tant que bassiste et pilier rythmique.

François Carpentier : Guitare
D’abord autodidacte, il relève les solos de sa première idole : Carlos Santana.
Après le traditionnel groupe de reprises, un premier album prend vie avec le groupe Lorelei et les concerts suivent dans toute la France. Fin des années 80’, il se perfectionne aux U.S.A. auprès d’artistes comment Joe Diorio ou Robben Ford. De retour en Provence, il accompagne des formations locales.

Musique interview

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