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Brook Line présente son premier album Focus

Entre ombre et lumière, voici Brook Line, producteur rouennais de 23 ans au groove sombre et grisant. Découvrez Focus, son premier album.

Brook Line

D'où vient votre passion pour la musique et d'où vient l'idée de votre nom d'artiste ?
Ma famille a toujours été passionnée par la musique, en tout genre. Pour l’électro, je pense que c’est en partie générationnel.
C’est ma sœur, qui m’emmenait dans les soirées parisiennes me faire découvrir des artistes électro, techno et dubstep.
Quand tu te retrouves à une Animals, aux 10 ans d’Ed Banger Records ou ceux de Boys Noize, tout ça à 15/16 ans, c’est une claque, une vraie chance aussi.   
Pour mon nom de scène, je voulais un pseudonyme qui sonne comme un nom/prénom et Brook Line sonnait assez bien et ça ressemblait à « casser la ligne » en anglais. Ne pas faire toujours là même chose, varier les plaisirs, ça me parle, c'est ce que j'essaie de faire dans ma musique.

Pouvez-vous nous présenter votre premier album Focus que vous préparez ?
Focus, c’est mon premier album, c’est la focale à travers lequel j’ai observé mes nuits depuis que je fais de la musique. Des rêves à la création, en passant par les soirées, voilà ce dont parle Focus. C'est aussi la « mise au point », le travail d’introspection que j’ai pu faire, face à mon avenir. Ce qui m’a permis d’accompagner certains moments de vie comme d’en explorer d’autres. J’espère qu’il fera le même effet à ceux qui l'écouteront !

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d'inspiration ?
L’ambiance autour de moi quand je produis est primordiale. Dans le noir avec un ou deux néons et surtout un film qui tourne sur un écran pas loin. C’est cette ambiance sombre et cinématographique qui m’aide à sortir des idées pour de nouveaux morceaux. Une fois que j’ai une boucle qui me plait, elle devient l'élément central du morceau et j’essaie de construire le reste de manière progressive en m’imaginant une histoire, un clip qui pourrait accompagner le morceau. C'est de la musique visuelle, j'aime créer à partir de l'image que je me fais d'un morceau.

En quoi le monde de la nuit vous intéresse-t-il dans cet album ?
J'ai halluciné quand j'ai découvert tout ce qu'il se passait la nuit, tous ces gens qui se réunissaient pour danser. Avant ça pour moi la nuit on ne faisait que dormir. Et depuis 10 ans le monde de la nuit me fascine et plus je grandis, plus j'en découvre des facettes différentes. Voilà d’où est partie l’idée de l’album.
Alors oui aujourd’hui ça peut donc paraitre paradoxal de le sortir à une période où ce monde de la nuit ne peut plus exister. Mais c'était important pour moi de sortir ce disque malgré tout, comme une sorte d'hommage, et de message d'espoir pour l’après.

Quels sont vos choix sur la partie instrumentale ?
Chez Mouton Noir Records il y a un leitmotiv commun, c’est le partage : du savoir, des expériences, des envies et du matériel. Et par chance Christine et Zadig ont laissé leurs plus beaux synthés au studio quand je produisais l'album. J’ai donc eu l'opportunité d'utiliser des machines de dingue !
Pour les basses, j’ai beaucoup utilisé le Moog Sub 37, le Rolland SH2 ou le Korg Monologue.
Pour les mélodies et pads, le classique Roland Juno 106 ou le Korg Minilogue.
Pour les effets de glitches sonores, qui sont présents un peu partout dans l’album, j’ai utilisé FabFilter.
Quelques éléments orchestraux comme des violons ou des cuivres sont venus donner un côté épique à certains passages.
Sachant que pour donner de la texture à l’ensemble des synthés, je passais en permanence par un circuit de pédales de guitare quand j'enregistrais.

Qu'est ce qui est le plus important pour vous dans la musique ?
C’est ce moment de partage qui nous manque à tous, artiste comme public : les concerts. C’est là que tout prend sens finalement. Tu travailles aussi bien le son que les lumières pour provoquer un panel d’émotions et de sensations au public, c’est un vrai champ de liberté artistique la scène. Je crois qu’en ce moment, le fameux « Can’t wait » est de rigueur.

Parlez-nous du titre To The Dawn et son clip…
L'écriture de To the Dawn est née lors d'une période où j'ai été déçu de beaucoup de choses personnelles, c'est de ce sentiment qu’est parti l’inspiration. C’est cette notion d’idée, qui émerge dans l'esprit, qui grossit de jour en jour et ne veut pas partir, jusqu’à ce qu’elle soit concrétisée, que l’on y fasse face.
Pour le clip, j’avais envie mettre en scène cette idée avec une histoire d’amour, imaginaire.
Lors d’un tournage pour un autre artiste sur lequel j’étais assistant réal, j’ai vu au loin la digue d'Antifer que j’ai trouvé magnifique. Il était évident que j’aille faire un clip là-bas. Puis j'ai développé mon idée avec Alex CRK, qui m’a accompagné dans la réalisation de mes clips. On venait tous les deux d’aller voir Tenet au cinéma, on avait l’esprit en feu. On s’est donc dit que ça serait intéressant de se servir du concept d’inversion temporelle, pour accentuer l’imaginaire et aussi avoir un clip qui puisse quasiment se lire dans les 2 sens. Quand on suit le point de vue la femme, dans sa temporalité, on se rend compte qu'elle aussi est à la recherche de l’homme.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Un album c’est un grand investissement, c’est plusieurs milliers d’euros. Avec cet argent on finance les heures en studios, la promotion, la communication, les clips, on rémunère les gens avec qui on travaille finalement. Alors certes je travaille avec Mouton Noir Records et l’on partage les frais de cet album, mais on est indépendant, l’argent est loin de couler à flot.
Le but de ce financement participatif ça n'est pas seulement de m’aider à financer un album, c’est aussi d’inviter les gens qui m’écoutent à vraiment faire partie du projet. Que d’une certaine manière ça soit aussi leur album. J’adore travailler en équipe, alors quoi de mieux que d’avancer aussi avec les personnes qui me suivent.

En quoi la SACEM apporte-t-elle son soutien ?
La Sacem apporte son soutien sur le KissKissBankBank d’un point de vue financier certes, mais en accordant une dotation, elle accorde aussi une validation. C’est une grande maison la Sacem, avec un nombre incalculable de professionnels de la musique. Elle voit tous les jours des centaines de projets, alors avoir son soutien, c’est un peu un réconfort après tout le travail qu’un album demande. Ça rassure, ça donne confiance en soi et ça donne envie d’aller plus loin.

Qu'est ce qui vous intéresse dans le fait de travailler avec des équipes locales ?
C’est la base je pense, dans chaque ville il y a des gens hyper intéressants avec qui travailler. En plus on a la chance d’avoir de superbes artistes, talents et professionnels de la musique à Rouen, alors pourquoi pas commencer avec eux ?

Quelle relation entretenez-vous avec vos fans et en quoi les réseaux sociaux sont-ils importants ?
Les réseaux sociaux sont primordiaux pour la communication aujourd’hui, ça permet une expression directe de l’artiste. On peut montrer notre travail à toute notre sphère, tous nos fans et surtout essayer de faire découvrir sa musique à d’autres personnes. Après, je dois vous avouer que je pense que la meilleure relation à avoir avec ses fans, c'est quand même durant un concert, il n’y a rien de plus vivant.

Espérez-vous pouvoir présenter l'album Focus en concert ?
Lors de l’écriture en studio, je me disais « Ok, les morceaux, je veux qu’ils rendent aussi bien sur un film qu’en concert. ».
L’album a donc en grande partie été fait pour la scène, alors bien évidemment, oui ! Je réfléchis déjà, à comment sera le live, au niveau musique comme pour scénographie. Je me prépare déjà, même si ça doit être un seul concert en ligne, je veux monter au moins une fois sur scène !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Focus, c’est une trentaine de personnes qui m’ont accompagné dans mes idées et mes envies. Mais bien plus en fait quand j’inclus tous ceux qui ont participer au financement participatif. C’est assez fou quand j’y pense ! Quand j’ai commencé à faire cet album je ne pensais pas que ça réunirait autant de gens. Alors, merci à eux, s’ils lisent ces mots et j’espère que l’album vous plaira à toutes et tous.
À la période actuelle où l’on ne peut plus faire de concert normalement, pour promouvoir sa musique, le meilleur moyen pour aider les artistes, c’est de partager leur travail, d’en parler autour de vous et d'écouter leur musique, de regarder leurs films, de lire leurs textes, de contempler leurs images, leurs sculptures… Et d’aller les voir en concert quand on pourra !

Merci à Brook Line d'avoir répondu à notre interview !
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Brook Line - To The Dawn

Musique interview

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