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Brigitte Guilbau : le livre Le prématuré qui voulait naître sous le signe du Scorpion et tutoyer lres étoiles

Maxime Lopes Par Le mercredi, 03 novembre 2021 à 11:57 0

Dans Culturel

L'auteure Brigitte Guilbau sort en novembre 2021 le livre Le prématuré qui voulait naître sous le signe du Scorpion et tutoyer les étoiles, extrait de la nouvelle collection Teensies by Lilys.

Brigitte Guilbau

D'où vient votre passion pour l'écriture ?
J'ai commencé à écrire très jeune. C'était un moyen pour moi d'exprimer ce que la pudeur ou une timidité m'empêchaient d'exprimer. A 11 ans, j'ai envoyé un manuscrit à un journaliste local. J'ai eu beaucoup de chance car il m'a répondu et je ne l'ai jamais oublié. Sa réponse disait ceci : "Continuez à bien apprendre à l'école et écrivez, quand on écrit on n'est jamais seul". Il avait raison.

Qu'est ce qui vous intéresse dans le fait d'évoquer des sujets de société dans vos ouvrages ?
D'abord une vraie passion humaniste et un besoin d'une forme de provocation intellectuelle avec l'espoir  de trouver du répondant et peut-être faire réagir les mentalités qui se pensent évoluées parce qu'elles ont inventé des machines.

Pouvez-vous nous présenter votre nouveau livre à paraitre en novembre 2021 ?
Mon nouveau livre s'inscrit dans la lignée des "Inclassables" chez mon éditeur (éditeur belge Lilys Editions à Marcinelle, éditeur à compte d'éditeur je précise). "Inclassables" parce qu'ils ne sont ni à classer dans la catégorie des récits de vie, ni réalistes, ils sont "un coup de poing" dans nos certitudes et nos préjugés. C'est dans cette lignée que s'inscrit ce nouveau-né qui inaugure une nouvelle collection de type "Poche" nommée "Teensies by Lilys". A une époque où on remarque un retour en force des idéaux  de race, de gang et de "sang" ce livre nous plonge dans un univers d'universalité où à la question "il n'est pas de votre sang" la réponse pourrait être "non, et alors ?". Mais ne vous y trompez pas : si le prématuré philosophe qui orchestre cette histoire et dont vous ne connaîtrez jamais l'origine vous émeut quelques fois, vous le trouverez facétieux et attachant, mesquin et tendre, à l'image des humains sur lesquels il porte le regard.

Pourquoi évoquer les préjugés raciaux et du sang dans cet ouvrage ?
Parce que ça me semble important à une époque où nous préférons construire des murs que des ponts.

Comment avez-vous choisi de nommer votre livre et est-ce un choix simple de trouver un titre ?
Mon livre s'intitule "Le prématuré qui voulait naître sous le signe du Scorpion et tutoyer les étoiles". Pour rire, j'ai dit à mon éditeur que, puisque pour cette collection "Teensies" la couverture n'aurait pas d'illustration je lui avais concocté un titre à rallonge qui allait manger toute la couverture mais c'est évidemment faux, je voulais un titre long pour un format plus petit parce que j'aime les contraires, les contradictions, la disparité et les antithèses et puis parce que ce titre s'est imposé à moi comme tous mes titres qui semblent incompréhensibles tant qu'on n'a pas lu le livre... c'est un trait de ma personnalité...

Comment choisissez-vous les thèmes que vous allez aborder dans vos livres et certains l'emportent-ils plus sur les autres ?
Oserais-je dire que ce n'est pas moi qui choisis un thème mais le thème qui s'impose à moi... Je suis une vraie éponge émotionnelle et quand j'emmagasine trop, il faut que ça sorte... et j'ai continué depuis ma première parution en 1995 parce que j'y ai été encouragée par les lecteurs et mon éditeur. N'oublions pas quand même que j'ai été prof de cours philosophiques, ça aide... mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : mes livres ne sont absolument pas moralisateurs ou manichéens.

Dans quelles conditions écrivez-vous vos manuscrits et êtes-vous plutôt papier ou clavier ?
Je suis clavier car les mots sortent comme un torrent qui se déverse et écrire manuellement serait trop lent... J'écris au finish... Je compare toujours mon travail d'auteur à une grossesse... Il y a le désir d'enfant, l'enfant qui se construit en moi, qui se forme, qui s'impose et puis une nuit j'accouche dans la douleur, je pleure, je ris, je suis émue et il est là... Alors c'est à ma maison d'édition de lui choisir un beau vêtement et de le présenter à sa famille de lecteurs...

Que souhaitez-vous apporter aux lecteurs avec vos livres ?
Je souhaire apporter plus qu'une histoire bien ficelée. J'aime quand les lecteurs me disent que quand ils ont refermé le livre ils continuent à y penser en se questionnant et en se demandant ce qu'ils auraient fait en pareille situation. Quand c'est le cas, j'estime que j'ai réussi mon pari. C'est la raison pour laquelle je vais aussi dans les écoles rencontrer les étudiants.

Votre précédent livre traitait du harcèlement scolaire. Selon vous, ce sujet est-il pris suffisamment au sérieux et pourquoi avoir conçu un guide pédagogique en parallèle de l'ouvrage ?
Mon précédent livre traite du sujet du harcèlement avec deux histoires conjointes : celle de la victime et celle d'un bourreau. Le sujet est pris au sérieux mais comme beaucoup de sujets, chacun se dit "ça n'arrive qu'aux autres, aux faibles et aux méchants" et c'est une erreur. J'ai voulu proposer un dossier pédagogique pour soutenir la démarche d'un pédagogue dans ce difficile débat afin que plusieurs enseignants puissent travailler en parallèle sur ce sujet qui se banalise à force d'être dénoncé parce que ça reste un sujet difficile à aborder.

Aurez-vous l'occasion d'assister à des salons ou de rencontrer vos lecteurs pour des séances dédicaces prochainement ?
Oui je participe au salon de Mons les 27 et 28 novembre, au salon de Malonne les 11 et 12 décembre et au marché de Noël de Gesves les 17, 18 et 19 décembre.

Vous avez déjà reçu des prix pour vos précédents livres. En quoi ces reconnaissances sont importantes ?
L'auteur est un solitaire, ça veut dire que s'il n'a aucun retour il ne sait pas si son travail en vaut la peine or l'écriture reste un travail de communication. Recevoir un prix, c'est être reconnu. Je suis quelqu'un de très engagé sans militantisme, je préfère le travail sur le terrain... J'ai reçu le prix de la fondation reine Paola, le prix Condorcet-Aron, le prix de Démocratie ou Barbarie, j'ai été namuroise de l'année et j'ai été lauréate du concours Préambule.

Vous êtes également animatrice radio pour l'émission Les agitateurs de neurones (RCF Sud Belgique). Qu'est ce qui vous plait dans cette émission et plus généralement de faire de la radio ?
J'ai rencontré par hasard la directrice de programmation lors d'une interview pour un de mes livres et dans la discussion j'ai senti un dynamisme, une volonté de bousculer certaines convenances qui m'ont plus. En riant, je lui ai demandé "ça vous dirait que je propose une émission qui agite les neurones de vos auditeurs ?" et elle m'a souri et m'a répondu "chiche, proposez-moi quelque chose"... ça fait 5 ans que j'y suis...

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Que je vous remercie pour ce questionnaire que je trouve sympa, que je vous remercie de m'ouvrir votre porte, que j'aime bien la lumière que je vois derrière et que pour en savoir plus je propose aux lecteurs de me rejoindre sur ma page Facebook Brigitte Guilbau- auteur- agitatrice de neurones. Que je vous souhaite de prendre soin de vous et des autres et qu'il n'est pas nécessaire de faire une tronche de cake pour défendre la vie, car défendre la vie c'est l'aimer.

Merci à Brigitte Guilbau d'avoir répondu à notre interview !

Le livre  Le Prématuré qui voulait naître sous le signe du scorpion et tutoyer les étoiles

Le livre regroupera cinq nouvelles :

  1. Le prématuré qui voulait naître sous le signe du Scorpion.
  2. Le marché aux esclaves de Kiev.
  3. Je prie Wakantanka
  4. Le journal d’une femme oubliée.
  5. Le prématuré qui voulait tutoyer les étoiles.

Cinq nouvelles emplies de détermination, de choix, de doutes.

Synopsis

Et si nous n’étions pas celui que nous pensons être. Nous nous croyons tellement importants, investis de nos certitudes, nos origines, notre race, notre culture, notre lignage.
Nous nous entretuons en leur nom.
Fidèle à sa devise d’agiter vos neurones, Brigitte nous entraîne sur des pistes de réflexion sur le sens de la vie, de la famille, de l’appartenance que nous imaginons déterminées par nos origines.
Une belle gifle aux certitudes et aux préjugés.

Le Prématuré qui voulait naître sous le signe du scorpion et tutoyer les étoiles est disponible en pré-commande, pour une disponibilité à partir du 20 novembre.

A propos de Brigitte Guilbau

Petite fille, née en hiver à Namur d'un père d'origine bretonne et d'une mère ardennaise, Brigitte Guilbau a affiché très rapidement un caractère trempé.
Enfant, elle voulait devenir Chef Apache. A l'adolescence, elle voulait partir avec le Commandant Cousteau.
Trente années après St Germain des Prés, Brigitte revendiqua l'Existentialisme... Mais sa carrière fut d’être professeur de cours philosophiques.
Active et engagée, ses objectifs pédagogiques et ses travaux d'écriture sont tous tournés vers la réflexion humaniste avec le même dénominateur commun : la condition de l'Homme, le sens qu’il tente de donner à sa vie et ses choix dans la société contemporaine.
Cet engagement citoyen lui valut la reconnaissance de ses pairs avec le « Prix de la Fondation Reine Paola » pour l'enseignement, le « Prix de la Communauté Française de Belgique » et le « Prix Condorcet-Aron ».
Namuroise de l'Année et reconnue "Enseignant Entreprenant", elle fut lauréate du prix littéraire « Préambule ».

De 1995 à ce jour, pas moins de 12 romans sont sortis et ont vu le jour.

A la recherche du sens perdu, ou quand réfléchir, c’est déjà désobéir, Brigitte Guilbau, auteure namuroise et chroniqueuse radio avec son émission « Les agitateurs de neurones », nous entraîne inexorablement dans un monde fait de paradoxes et de réflexion sur notre société contemporaine.
En effet, tous ses romans plongent les lecteurs dans une situation de vie qui pourrait, sans problème, nous arriver.
C’est ainsi que, emportés par sa plume drôle, acerbe, tendre, vindicative et pudique même quand elle aborde l’insoutenable, nous ne pouvons lâcher le livre qui finit par faire partie de nous. Parce que c’est nous que nous y trouvons.
Jamais moralisatrices ni manichéennes, les histoires de cette auteure active et engagée qui affiche une attitude résolument anti-tartuffe nous entraînent et nous oblige à réfléchir au sens que nous donnons à nos actes.
« La vie n’a pas de sens » dit-elle souvent. Et elle ajoute « Mais pourquoi en aurait-elle ? La seule chose qui puisse avoir du sens ce n’est pas LA vie mais MA vie et ce que j’essaie d’en faire ».

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