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Blue Tomorrow prépare un premier album

Maxime Lopes Par Le lundi, 26 avril 2021 à 18:57 0

Dans Culturel

Découvrez les futurs projets de Blue Tomorrow, dont  un premier album en préparation qu'ils espèrent réaliser grâce au soutien des internautes.

Blue Tomorrow (crowdfounding)

Qui se cache derrière Blue Tomorrow ?
Nous sommes trois musiciens: Matthieu à la batterie, Fanny à la basse et moi-même, Rémy, au chant et à la guitare.
Et puis, au-delà de la musique, il y a une vraie aventure humaine : dans l'ombre, il y a notre Sylvain, photographe du groupe depuis trois ans. Pour ce premier album, nous travaillons également avec Cynthia Marufo, graphiste, et Freddy Kroegher, chez qui nous peaufinons l'écriture de notre premier album et chez qui nous enregistrerons cet été.

Comment composez-vous et quelles sont vos influences ?
J'amène généralement un truc du style couplet-refrain et une mélodie de chant que je propose au groupe. On écoute, on voit si on garde ou si on jette. Si on garde, on part de l'idée initiale puis on déconstruit partie par partie et on construit ensemble la version finale. Chacun amène ses idées, on essaie plein de trucs et on garde ce qui sert le plus la chanson. C'est un processus d'écriture auquel on tient, que chacun puisse s'exprimer et participer à la création du morceau. Notre musique est très influencée par le punk californien des 90's. On a beaucoup écouté Blink182 notamment avec Matt plus jeunes et encore aujourd'hui. Des albums comme Enema Of The Stateou Dookie de Green Day restent pour moi des références. Après, Blue Tomorrow ne se limite vraiment pas à cette étiquette, nos inspirations transcendent cette période ; Fanny est beaucoup plus djent / métal (Kadinja, Thy Art Is Murder), Matt a un jeu et des breaks très punk / hardcore, j'ai grandi avec Saez, Noir Désir... On essaie de diluer subtilement toutes nos influences dans notre musique.

Vous dites avoir eu des phases de rebondissements et de remises en question. Peut-on en savoir plus à ce sujet et que souhaitez-vous apporter de nouveau ?
Ahah oui il s'est passé beaucoup de choses depuis notre premier EP (Endless Roads, avril 2019). Nous sommes depuis devenus un trio (nous avons toujours évolué en quatuor depuis le début). Le groupe a évolué, l'orientation artistique s'affine et cela nous a demandé à tous, à un moment donné, de faire des choix. Le trio est une expérience nouvelle; il y a eu une vraie remise en question à ce moment là, est-ce que la musique que l'on propose resterait cohérente à trois ? Mais quelque part, il y avait quelque chose de très excitant. Et bien sûr que le trio fonctionne. Notre musique n'a même jamais été aussi cohérente que depuis que nous travaillons à trois, et je pense que ça se ressent clairement dans l'album qu'on prépare. Et puis évidemment, le contexte sanitaire qui n'a pas aidé non plus, entre les répétitions en visio, les démarches à entreprendre sans pouvoir se voir, la privation de concerts...
Il n'empêche que nous sommes ressortis grandis de tout cela. Cette période nous a aidé à faire le clair sur là où nous souhaitons aller avec ce groupe. Ces moments de doutes, d'incertitudes et ces rebondissements nous ont finalement amenés au bon endroit.

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
Ils ont évolué. Évoluer en trio nous a responsabilisé, par rapport à notre instrument, mais surtout par rapport à notre place dans le groupe, à notre place dans l'ensemble. Cela nous a appris à être davantage à l'écoute les uns avec les autres dans le jeu. Nos chansons sont généralement très énergiques, on aime le son puissant, rock, dynamique.L'instrumental peut varier selon la chanson, selon ce qu'elle raconte, selon ce qu'on veut exprimer. On aime l'énergie, mais on aime la mélodie. Et les deux sont très loin d'être incompatibles. C'est toujours très intéressant pour le coup d'écrire avec ce groupe.

Parlez-nous du titre Yesterday...
Yesterday est la plus ancienne chanson écrite par le groupe. Elle est d'ailleurs présente sur le premier EP Endless Roads. J'ai écrit le texte durant ma première année de fac, j'étais juste blasé du monde extérieur, fatigué d'une société que personne ne semble diriger ou comprendre, une société où la négativité semble être partout. Il suffit d'allumer la télé. J'ai un peu de recul à présent sur cette chanson, puisqu'elle commence à dater, mais dans le fond, les choses n'ont pas changé, malheureusement... Au contraire, même.
Pour la musique, j'avais amené la trame rythmique et on l'a composé en grande partie avec Matthieu, dans son local. Je me rappelle qu'on avait passé un certain temps sur l'écriture des couplets, les autres membres du groupe n'étaient pas fan de la première version. On l'a écrite en grande partie avec Matt, après les cours. La particularité de cette chanson, c'est qu'elle comporte un solo de basse sur le pont de la chanson. C'était vachement cool !

Qu'est-ce qui est le plus important dans la musique que vous proposez ?
Le message. On écrit des chansons qui parlent de nous, de notre vécu, de ce qu'on ressent, et on espère pouvoir toucher un maximum de personnes qui se reconnaîtraient dans les messages qu'on essaie de transmettre. On a souvent l'occasion de parler du sens de certains morceaux sur scène et ça a été une préoccupation essentielle dans l'écriture de ce premier album ; en deux ans, nous avons beaucoup appris et gagné en maturité dans l'écriture et la composition. Ensuite, le partage. On veut que les gens s'éclatent en venant nous écouter, qu'ils prennent une bonne claque de rock et qu'ils gardent un bon souvenir de leur soirée et des moments passés avec nous après le concert. Nos chansons sont clairement taillées pour la scène, parce qu'on souhaite les partager avec le public. La scène, c'est certainement ce pourquoi nous faisons de la musique aujourd'hui.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Bien sûr ! Nous travaillons sur ce projet d'album en collaboration avec Freddy Kroegher à Cottance (42), nous avons fini de maquetter le disque à cette heure-ci. Pour l'anecdote, nous sommes allés frapper un jour chez lui car nous avions besoin d'un regard extérieur sur ce que nous faisons, sur ce que nous sommes. On a accroché tout de suite, à la personne, au cadre extérieur et je pense que le feeling a été assez réciproque. Nous avons ainsi décidé de travailler là-bas pour ce disque. Nous avons énormément appris là-bas, humainement, artistiquement... et je pense clairement que cela se ressent dans le disque que nous préparons. Les sessions de studio sont toujours de très belles journées, pour toutes ces raisons. On se marre mais on bosse dur, et surtout, on apprend. On travaille donc sur ce disque depuis bientôt deux ans, dont une année en studio. L'enregistrement aura lieu les trois premières semaines de ce mois d'août. Ça va être énorme.

Parlez-nous du titre Dead-End City...
Dead-End City, je l'ai écrite dans un train en revenant de Paris. Je voulais rentrer chez moi, je n'étais pas bien là-bas. La chanson s'appelait à la base I'm Coming Home. Le but était avant tout d'écrire une chanson pour les gens, d'écrire des paroles qu'on pourrait chanter tous ensemble en concert, d'où le refrain de la chanson avec les « Oh-oh » qu'on demande aux gens de scander avec nous. C'est notre dernier morceau en concert, pour finir en apothéose! Les gens jouent le jeu, et d'ailleurs, on a même réalisé un clip participatif AVEC notre public durant le premier confinement et sorti en juin 2020 sur notre Youtube. On a demandé à qui le souhaitait de se filmer 10-15 secondes et de nous envoyer la vidéo avec une seule condition : être les plus drôle et décalé possible. Le but, c'était de répandre de la bonne humeur et de l'amour, et je crois franchement que ça a marché. Les gens ont juste été énormes, on s'est éclaté à monter le clip, franchement, quel kiff !

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Nous avions plus d'une trentaine de dates sur 2019-2020, à peu près l'équivalent en 2020-2021, mais une grande partie de ces dates ont été annulées. Cela a entraîné une perte importante de revenus (sur nos dernières dates, nous vendions jusqu'à une dizaine de CD par concert) et plus d'entrées d'argent. Nous avions réuni une partie du financement du disque sur 2019-2020, mais il manque encore des fonds pour finaliser le projet. C'est pourquoi nous faisons appel à notre communauté (et plus !) pour nous aider à financer ce premier album. Nous avons lancé un financement participatif sur le site Ulule où vous pouvez retrouver sur notre page projet (sur Ulule) toutes les étapes de financement. Nous avons besoin d'un maximum de soutiens, alors n'hésitez pas à contribuer, à partager ; on va essayer de faire le plus de bruit possible !

Qu'appréciez-vous dans les concerts et vous manquent-ils ?
L'adrénaline. Tu sais, les quelques secondes avant de jouer le premier morceau, quand tu montes sur scène. Le contact avec le public, toutes les émotions qu'un concert suscite et qu'on partage sur scène, chanson après chanson. On a un tel souvenir de soirées comme celles à l'Hôtel de Ville (juin 2019), à Ursa Minor (mars 2018) ou au Fil (mars 2018) à Saint-Étienne qui restent gravés. Et puis, tout simplement, la vie. Le spectacle vivant, le « Live ». Écrire de la musique, c'est une chose. Mais tout ce que tu écris, toutes les heures de travail passées en répétitions, à la maison, tout cela prend vraiment du sens lorsque tu peux enfin partager tout ça sur scène avec tout le monde. Bien sûr que les concerts nous manquent ! La scène et l'énergie font clairement partie de l'ADN de ce groupe.

Quelle est l'ambiance en coulisse et avec le public une fois sur scène ?
On monte sur scène pour partager l'énergie de notre musique et tout ce que nous sommes. Tout ce qui fait de nous les « Blue Tomorrow ». Il faut que ça bouge, que ça explose. On le fait du mieux possible, qu'importe la scène, dans un bar, dans une salle, sur un festival. On donne tout ce qu'on a, tout ce qu'on est. L'essentiel est de distribuer du bonheur, partager des messages forts avec les gens. Et surtout beaucoup d'amour. On aime beaucoup discuter avec les gens en dehors de la scène, boire un coup ensemble après le concert. Ce sont toujours de belles rencontres qui nous enrichissent et nous permettent de partager plein de choses. C'est de loin l'une des choses qui nous manquent le plus aujourd'hui.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Déjà, te remercier pour ton intérêt. Ça a été un vrai plaisir de recevoir ton mail et de pouvoir répondre à tes questions. On profite de cette interview pour également remercier du fond du cœur toutes les personnes qui nous suivent, qui nous soutiennent, en concerts, sur les réseaux, particulièrement en ces temps difficiles. Leur dire qu'ils nous manquent, et qu'on va revenir plus rock que jamais. Et enfin, de ne pas hésiter à aller sur notre page Ulule, il nous reste encore du temps pour terminer de réunir les fonds manquants à la finalisation de notre premier album.
Nous avons besoin d'un maximum de soutiens, donc n'hésitez pas à nous soutenir, à partager. On a atteint les 65% en quatre jours, c'est juste dingue ! On espère continuer ainsi, il reste encore du chemin !

Merci à Blue Tomorrow d'avoir répondu à notre interview !
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Blue Tomorrow - Yesterday

Musique interview Crowdfounding

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