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Birdstone présente l'album Loss

Maxime Lopes Par Le mercredi, 04 mai 2022 à 07:07 0

Dans Culturel

Birdstone présente l'album Loss en interview. Le groupe est né en 2015 d'une furieuse envie de fusionner la puissance spirituelle du blues à la richesse du rock psychédélique.

Birdstone (crédit Guillaume Guerin Photographies)

crédit Guillaume Guerin Photographies

Au croisement des thèmes myrhologiques, de l'ésothérisme et des simples passions humaines, l'univers du trio narre les combats intérieurs de l'être humain, aussi bien que ses aspirations mythiques. A travers leur musique, Birdstone transcende la narration et invite à l'interprétation. Qu'ils soient autant matériels que spirituels, les parcours empruntés par leurs personnages s'entremêlent à la croisée des chemins.

L'album Loss est né dans la continuité de Seer. Alors que Seer raconte le parcours initiatique d'un prophète, de son élévation jusqu'à sa mort et sa damnation finale, Loss met en scène son enfant spirituel, remettant en cause les préceptes de cette figure mystique et de son héritage. Comme son nom le laissait présager, Loss est construit autour des concepts du deuil et de la perte.

Interview

Comment s'est formé Birdstone et pourquoi avoir choisi ce nom ?
Birdstone est un trio de Heavy Blues formé en 2015, de l’envie de créer notre musique après avoir fait nos armes sur des classiques Blues/Rocks. Le nom de groupe est inspiré de petites sculptures de pierre en forme d’oiseau que certaines populations amérindiennes déposaient dans les tombes de leurs défunts. La symbolique que renvoient ces structures correspondaient bien aux thématiques que nous voulions aborder dans nos compositions. La dualité entre la pierre et l’oiseau, la mort, le spirituel, les rites, l’élévation de l’âme...

Pouvez-vous nous présenter l'album Loss et son univers ?
Loss”, comme son nom l'indique, vient au départ de l’envie de parler de la perte, du deuil. L’idée était de confronter cette grande thématique dans tout ce qu’elle a de plus nuancée. Ce n’est pas seulement la perte dans ce qu’elle peut avoir de dramatique, mais également ce qu’elle apporte en changements à venir. Le deuil est une mécanique omniprésente dans nos vies, nos parcours.
Souvent difficile, il nous est néanmoins nécessaire de le traverser pour avancer vers un renouveau.

Qu'est-ce qui vous a intéressé de suivre le parcours d'un prophète dans cet opus ?
En l'occurrence, nous ne suivons plus le parcours du prophète (le protagoniste du premier album) mais celui de sa fille spirituelle. L’idée était ici de dépeindre le parcours de ce personnage lié à tout l’héritage de sa figure paternelle et spirituelle. Elle va ici tracer son propre chemin à travers le deuil, traverser différentes phases, de la colère au doute, à la remise en question de l’ancien monde jusqu’à la révolte et le début d’un nouveau jour.

Dans quelles conditions avez-vous composé l'album Loss ?
Loss est le fruit d’un travail collectif, à la manière de SEER. Ce qui en a fait un album différent est intimement lié à nos parcours personnels. Nous savions que cet album allait être le dernier enregistré avec notre batteur originel, Léo. L'enjeu était pour nous de boucler l’arc démarré avec SEER tout en ouvrant des portes pour la suite. Nous avons évolué en tant qu’humain.es et naturellement notre musique en a fait de même. Ici les thématiques sont plus ancrées dans la modernité, dans un rapport à notre temps. Nous souhaitions parler de la perte, mais de cette perte qui amène le changement, le renouveau, la révolte.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Nous avons décidé de conserver une base d’enregistrement live, afin de conserver un aspect organique sur l’enregistrement. Nous avons effectué pas mal de démo avant de rentrer en studio, histoire d’affiner au maximum les couleurs que nous voulions utiliser, nous souhaitions augmenter la palette sonore tout en gardant notre base de power trio.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Ce fut un vrai travail collaboratif entre le groupe et les deux ingénieurs qui nous accompagnaient, JB Deucher et Etienne Clauzel. Après avoir beaucoup discuté de ce que nous souhaitions pour cet album, ils ont vraiment pu prendre la direction de l’enregistrement en apportant leur patte et leur expertise sur de nombreux aspects, du choix de matériel, amplis, instruments aux techniques d'enregistrement. Ils ont su ajouter de l’instant dans la préparation et parfaitement retranscrire les sonorités que nous cherchions tout en proposant des choix et couleurs que nous n’avions pas forcément envisagés.

Parlez nous du titre Madness et de son clip...
Madness parle de cette part sombre que nous avons en chacun de nous, de cette folie intérieure qui peut surgir et menacer de nous consumer, mais qui peut parfois aussi devenir une force qui nous pousse vers l’avant. Dans le clip, la réalisatrice Charlie Roquebert a réussi à mettre en avant cette lutte intérieure, plaçant le personnage principal dans une fuite face à cette part d’elle-même, pour enfin finir par l’accepter.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Loss ?
Un album autant agréable à écouter que tissant des liens avec des expériences et des parcours de vies auxquels beaucoup peuvent se retrouver confronté. Le deuil est une mécanique omniprésente dans nos vies, une dynamique émotionnelle et psychologique qui façonnent notre existence.

Quels ont été vos choix pour la pochette du disque ?
Nous avons fait appel à nos amis de longue date Vaderetro, un duo de graphiste qui avait déjà réalisé la pochette de notre premier album SEER et qui connaît très bien notre travail et nos envies.
Après avoir discuté de l’album et de ses thématiques, ils sont venus vers nous avec cette pochette, que nous avons validée au premier coup d'œil, elle transcrivait magnifiquement bien l’énergie que nous voulions dépeindre avec LOSS.

Avez-vous une anecdote ou une indiscrétion à nous raconter ?
On est frères et sœurs et on l’a découvert quand Benjamin est arrivé dans le groupe en faisant un test génétique en ligne.

Des concerts sont-ils prévus et que vous procure la scène ?
La scène nous procure beaucoup de plaisir, comme de nombreux groupes. C’est avant tout de là que l’on vient, et nous accordons beaucoup d’importance dans le fait de partager ce moment avec un public, entrer dans un rituel, une communion...
Voici les dates de concerts à venir :
5 mai 2022 - The Pale, Tours
10 mai 2022 - L'International, Paris
4 juin 2022 - Festival Remp’arts, Bressuire
7 juin 2022 - Aucard de Tours, Tours
1er juillet 2022 - Underground Zero, Reims

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Siamo tutti antifascisti.

Merci à Birdstone d'avoir répondu à notre interview !

BIRDSTONE - Madness (Official Video)

Musique interview

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