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Bertille des Fontaines : l'album D’Amour et D’eau fraîche

  Bertille des Fontaines sort ce 21 octobre les 4 derniers titres de son « album » D’Amour et D’eau fraîche !

Bertille des Fontaines - D'amour et d'eau fraîche

En cet automne 2019, la période D’amour et D’eau fraîche de Bertille des Fontaines se parachève avec la sortie de quatre nouveaux singles.
Après ses huit premiers singles, A la dérive ; L’Allée des Cygnes ; La Nuit ; Mon Amant de Karma ; Vol de Nuit ; La Valse Ivre ; Anthologique Amour et D'une Marguerite, Bertille des Fontaines, alias Delporte-Fontaine, signe et interprète les paroles et la musique de ces nouveaux titres enchanteurs et ensorcelants, mélancoliques et extatiques, lunaires et solaires.

Inspirée par Barbara et les muses de Paris, dotée d’une âme troubadour, d’une voix incarnée et de sa guitare fidèle, Bertille des Fontaines délivre quatre titres inédits aux accents lyriques et oniriques.

A la dérive, la chanson des amants égarés entre arrache-cœurs et attrape-rêves, ouvre le bal de L’Allée des Cygnes, entonnant son hymne d’hymen jusqu’au chant du cygne, jusqu’ à La Nuit, et ses transports d’amour sans possible retour, et entrouvre la voie de Mon Amant de Karma, en un saṃsāra tourbillon de passion déraison. Soudain, s’en vient la tragédie de Vol de Nuit, avec la guerre pour cible, signant, encore un amour impossible, surviennent, alors, les trois temps ardents de La Valse Ivre qui, libertins, libertaires, libérés, se délivrent. S’entonnent, ensuite, les strophes troubadour, d’Anthologique Amour, et sa muse polymorphe, puis, s’effeuille la passion en pétales, D’une Marguerite, oraison fatale. Alors, Les Amours Oniriques s’éveillent de tout leur or, Si La Do Ré frissonne, guitare mordorée et voix adorée. Encore, Paris, Mon Amour résonne, D’amour et D’eau fraîche, se déverse, pour toujours.

Ces douze titres s’inscrivent dans une écriture romanesque alliée à un chant envoûtant. Ce sont les résonances inspirées des airs libertaires de Richie Havens, et mélancoliques de Tim Buckley.

Bertille des Fontaines, en troubadour d’amour, s’inspire de l’essence de l’existence et de celle des poètes tragiques pour donner vie à ses douze titres issus de sa période entre vert-de-gris et bleu nuit : D’amour & D’eau fraîche.

A la dérive ; L’Allée des Cygnes ; La Nuit ; Mon Amant de Karma ; Vol de Nuit ; La Valse Ivre ; Anthologique Amour ; D’une Marguerite ; Les Amours Oniriques ; Si La Do Ré ; Paris, Mon Amour et D’Amour et D’eau fraîche sont disponibles sur toutes les plateformes de vente Internet

Interview

Pouvez-vous nous présenter votre album D'amour et d'eau fraiche ?
Il s’agit plutôt de période plus que d’un album à proprement parler. Une période qui représente 12 scènes, 12 tableaux, 12 légendes. J’aime, autour de mes chansons, dresser cette notion picturale, théâtrale et presque mythologique. Tisser chacune d’entre elles comme une toile d’artiste, dont je suis à la fois, femme modèle (modèle vivant ou nature morte) et peintre (pinceau sur le vif), ou les propulser une par une sur la scène d’un grand théâtre, ou d’un amphithéâtre, où s’incarnerait, à tire d’aile, créatures et légendes, pêle-mêle : Zeus ou Vénus et son coryphée, l’or du fil d’Ariane tendu au Minotaure, l’érosion d’un Eros face à Psyché de glace ou encore Galatée crinière de lion versus son primaire Pygmalion...
Cette période « D’amour et D’eau fraîche » est donc, pour moi, limpide de création, un retour à la Source, à l’origine d’un Monde, le plus ancien, le mien, le vôtre, celui que nous avons tous en commun en quelque sorte. Chacun de mes douze titres, transportant cette symbolique d’amour en jouissance et d’eau en jouvence, constitue ce premier cycle de femme des Fontaines, que je suis par essence, intense, en instance. C’est donc, ici, l’idée d’une naissance et de la perpétuelle renaissance.
De façon plus matérialiste, mes douze singles étant dématérialisés, je trouvais cela intéressant de les sortir en succession, encadrés de cette ère-fleuve, ayant pour nom : «  D’Amour et D’eau fraîche  » ; chaque chanson faisant partie de mon océan d’amour infini. Cette période débute par A la Dérive et se parachève sur le titre éponyme D’Amour et D’eau fraîche. La boucle de mes chants accroche-cœurs est bouclée. Quel bonheur enchanté de vous les livrer !

Le thème de l'amour et des Muses de Paris est très présent dans vos titres, qu'est ce qui vous plait dans le fait d'évoquer ces thèmes ?
Ah ! L’amour ! Sur le bout des ongles ! Sur le bout de la langue ! Du bout des lèvres, du cœur et des ondes ! Oui, l’amour, au bois de ma guitare, fait feu (et phare) de tout bois !
C’est un thème inépuisable... Jamais, je n’en arriverai à bout ! J’avoue m’abreuver à sa fontaine tous les jours... L’amour impossible, plus précisément, m’a prise pour cible. Son thème est à présent, présent dans chacun de mes textes, m’enchantant à cœur, me lovant, velours irrésistible, de ses leurres : A la dérive ou les dérives d’une ardeur qui se noie, L’Allée des Cygnes, hymne du cygne, signe avant-coureur d’une inclinaison du cœur après l’heure, La Nuit et son aller simple vers l’amour, évanoui infini, Mon Amant de Karma, en deux mots, les doux maux de Narcisse sans Echo, Vol de Nuit, un air intime sur la guerre, arme ultime d’une impossibilité à aimer, La Valse Ivre, les trois temps d’un aveu mis en jeu, Anthologique Amour, les amours métamorphes d’Aphrodite au bois de son Troubadour charmant, D’une Marguerite, rite à la pétale d’un penchant fatal, Les Amours Oniriques, retrouvailles corps et cœurs, des rêveurs filant, d’un amour avéré, ses mailles rêvées (ou inversement), Si La Do Ré, quatre notes éprouvées pour une note d’amour retrouvée, Paris, Mon Amour, ballade très concrète qui se prête aux illusions d’une union parfaite, D’Amour et D’eau fraîche, utopie de la passion au paroxysme de l’abstinence au travers du prisme de la jouissance...
Quant aux Muses, oui, toutes résonnent en moi. Je m’amuse, impudique, à dévêtir leurs âmes et puis plus pudique, à revêtir leurs voix.

D'où vient votre inspiration et dans quelles conditions composez-vous ?
Je puise mon inspiration, entre passion et dépossession, à plein cœur et poumon, aux grands airs de l’éther... Mes œuvres élémentales se mettent à l’œuvre dans la peau de la bête des Fontaines, la mienne, celle, bel et bien, d’une Sirène, ancienne, où se forge, de beauté et de chair, chacune de mes créations, au fer de ma volonté, au feu, cœur de lion de mes rayons solaires.

Quelle importance accordez-vous aux textes et au chant dans votre musique ?
En premier temps, le chant est fondement. C’est une ligne mélodique, qui me hante et m’entête. Dans un temps (et état) second, les textes limpides qui s’y ajoutent, poétiques et lyriques, sont comme autant de pas funambules, surplombant le vide et l’océan de tous les possibles.

Peut-on en savoir plus sur les enregistrements en studio ?
J’enregistre dans la plus grande intimité et la plus grande urgence. L’inconfort est, pour moi, maître-chanteur, en mon coffre-fort, à cœur. Dans un compartiment de mes appartements, je me plonge, en aparté, en dépit de toute clameur de Paris, et me pose, en créateur de mes tourments, Mélusine, muse à l’usine, guitare pour instrument, entre apesanteur et apnée, dans les abysses de la création, incarnée. Dans cette claustration musicale, je suis à la fois pressée d’en réchapper, saine et sauve... ou trop (ou très) happée par les sensations de la passion, tentée, crucifiée, pour le bien de ce don divin, d’y rester, pour de bon. De ces douze épreuves d’enregistrement, à l’instar des douze travaux d’Hercule, je ressors aujourd’hui, indemne de mon alcôve, Sirène et Fauve, en majuscule.

Parlez nous du titre les Amours Oniriques...
Les Amours Oniriques, c’est une immersion, érotique, dans une autre dimension, onirique. Ici, la part belle du songe est une terre irréelle encore interdite, qui recèle, sans mensonges, de mystères de chair à rallonges. Je suis très attirée par les confins de la réalité, les ponts de la perception et les rives des rêves, la vie à l’envers, l’envers de notre décor. Cette chanson, dans de beaux draps, lève le voile de la toile des rêves, et soulève l’hypothèse, selon laquelle, s’établirait entre tous les êtres, chaque nuit au travers de nos rêveries, une vie parallèle, synthèse de notre réalité. L’amour impossible, dans Les Amours Oniriques, résulterait de cette histoire vécue de façon platonique dans l’existence mais, avérée dans l’onirique quintessence...

Prévoyez-vous la sortie d'un nouveau clip prochainement et comment l'imaginez-vous ?
Justement, Les Amours Oniriques, et ses amants qui s’entrevoient, aimants nyctalopes, en songes kaléidoscopes, est le prochain clip à voir le jour ! À dire vrai, il est déjà tourné.
Je commence le montage. J’avais envie, pour ce titre, d’une matière onirique. Alors, nous nous sommes servis, Arnaud, mon époux, réalisateur de mes clips (Delporte-Fontaine, lui-même) et moi-même (porte-fontaine), de la lueur bleue de la lumière noire, qui donne l’impression de naviguer entre les mondes, et révèle, par chance et heureux (curieux ?) hasard, des essences surréelles et des images en aquarelles irréelles... Bientôt à voir sur ma chaîne Youtube !

Si l'on se permettait un peu d'humour, aimez-vous vivre D'amour et d'eau fraiche ?
Quittons un instant de déraison, les rives de l’amour, pour les dérives de l’humour... D’accord. J’adorerais vivre pour toujours « D’amour et D’eau fraîche », sans rire !
« D’amour et D’eau fraîche », c’est une échappée belle à la vie dite « réelle », celle terre à terre, imposée par un Etat, celle qui si vite nous enterre six pieds sous terre, où la seule échappatoire sociétale qui l’emporte est ladite (maudite) « réalité virtuelle », vécue à tort comme « réalité nouvelle », tissée sur la toile fatale du Net (trop nette à mon goût pour être vraie), dont les connexions, fenêtres sur cour, qui se jouent au coude-à-coude, et font du porte-à-porte, tuent dangereusement, les véritables liaisons établies depuis toujours entre les Hommes ! Alors, « D’amour et D’eau fraîche », c’est une élévation de cette non-existence, dénommée « société de consommation », dictée en cent applications à cliquer, diktats modernes de notre communauté (humanité et liberté sous caution), composée du fameux commun des mortels (et du mortel ennui qui s’ensuit).... « D’amour et D’eau fraîche » est un véritable tremplin vers un fabuleux festin inouï de liens divins ! Dans cet olympien mirage, sur un doux nuage, il y a plus qu’à boire et à manger !
« D’amour et D’eau fraîche », enfin, c’est un voyage initiatique, aux confins de l’humain aux prises existentielles, un retour à l’essentiel où deux corps opposés (un seul juxtaposé, ou plus, si osé), arc-boutés s’avouent et se vouent à s’aimer, sur la voûte arc-en-ciel, entre terre et ciel, chair et miel, éveil et réveil et ce, pour l’éternité... Ni plus ni moins... Que dire de plus ? Eh bien... Voilà que chemin faisant, destin chantant, et là, encore me paraphrasant... « Pour toujours vivre... D’Amour et D’eau fraîche... Et ainsi Vivre... Sans autres vivres, De rive en rive... A la dérive... »

Souhaitez-vous nous parler de la revue Brazil, les Chroniques des Fontaines que vous avez co-fondé ?
La rencontre avec Brazil s’est faite, suite à la chronique (édifiante !) de Christophe Goffette du roman Système A de Arnaud Delporte-Fontaine (le même). Suite à quoi, Arnaud, et ses billets d’Affreux à gogo (je vous invite d’urgence sur son blog), a rejoint l’équipe rédactionnelle brazilienne, et m’a ouvert, par là même, une voie bertillienne. J’y ai eu le plaisir d’y créer ma rubrique «  Dans la peau  » que j’affectionne particulièrement, et que j’ai reprise pour les « Chroniques des Fontaines », revue cofondée avec Arnaud (toujours le même). Dans le cadre des Chroniques des Fontaines, nos deux plumes se conjuguent et nos arts et manières, nouvelles donnes, s’adonnent, à cœur joie, au fil de nos rubriques parisiennes, littéraires, culinaires, au gré de nos humeurs, au battement de nos coups de cœur... C’est aussi un lieu de rencontres, d’entretiens, de conversations sans fin et enfin la vitrine de nos œuvres de cœur, ouvrages en page, recueil attrape-l’œil/attrape-cœur (Contes culinaires de la fée Myrtille, Tous contes de fées, Système A, Rémy rêve).
Enfin, c’est une terre d’accueil d’auteurs façonnée de sève et de rêve, et un territoire sans fin d’une Sirène, répertoire, en phare, de Bertille des Fontaines...

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Aux lecteurs avertis de « Divertir » : L’art de se divertir est, à mon sens, le pouvoir de se dévêtir complètement et de se revêtir, pour un temps (d’éternité seulement), à foison ou à loisir, de la création d’un être ardent, au sacrifice de l’édifice de sa passion, ce que je tends à être par définition (ou extension). Le divertissement vu, entendu, perçu, comme un avertissement en flamme de l’âme d’un artiste résonnant, qu’au présent (et au futur) j’incarne, volontaire, flamme fontaine, pour vous et pour toujours, plus intensément... Il serait plus simple de dire : « Je vous aime, incessamment » ? Voilà. Chose faite. J’ose de fait.

Merci à Bertille des Fontaines d'avoir répondu à notre interview !
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A propos de Bertille des Fontaines

Bertille Delporte-Fontaine a travaillé comme Attachée de presse. Elle est aujourd’hui auteure, chroniqueuse, entre autres, pour Brazil, les Chroniques des Fontaines, revue dont elle est co-fondatrice. Artiste multi-cordes, elle est également graphiste et chanteuse à textes.

Musique interview

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