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Balto Parranda : bientôt l'album Turbo Rakia

Après des années de concert, Balto Parranda a pris le temps de poser des compositions originales balkano-punk sur bande avec leur premier album : Turbo Rakia. L'occasion de (re)découvrir toute l'énergie qu'ils peuvent déployer comme sur scène.

Balto Parranda (crédit Théo Dubois D'Enghien)

crédit visuel : Théo Dubois D'Enghien

Pouvez-vous nous présenter l'album Turbo Rakia et quel sera son univers ?
Turbo Rakia, c'est un album qui transpire pas mal. Rempli d'énergie festive et d'une sensation assez urgente de lâcher prise. On voulait ressentir le courant du live dans le son. Il parle de vie, de fête, d'amour et pointe les aberrations sociales avec pas mal de second degré. Du coup il fallait que la musique s'accorde avec cette fougue là, d'où le titre qui colle pas mal. Cet album, c'est aussi l'aboutissement de plusieurs années de scène : il survole une longue période de notre groupe et ce qui relie tout ça, c'est clairement les concerts et leurs ambiances qui ont forgé notre son et nos idées. On voulait conserver ça au studio, le transmettre autrement mais on s'est aussi permis d’écrire pour l'album uniquement : des arrangements qui n'existeront que sur bande mais qui sont porteurs de la même idée.

Comment le composez-vous et sur quoi mettrez-vous l'accent ?
Avant tout, sur l'énergie, la puissance qui s'en dégage pour faire danser ou donner envie de se lâcher. On compose avant tout pour la scène mais là pour la première fois on a enregistré des morceaux que l'on a jamais joué sur scène, que l'on a composé exclusivement pour l'album. Et il se dégage une mélancolie assez touchante de ces morceaux là dont on est assez content ! Ça a guidé l'écriture du texte aussi qui a évolué avec plus de morceaux en français notamment. 

Peut-on en savoir plus sur la partie instrumentale ?
Déjà, on a gardé la formation de scène qui comporte assez d'instruments différents pour que que le son soit riche mais on a fait appel à pas mal de copains, à certains membres de la famille aussi. Certains étaient déjà apparu sur certains de nos EP comme Gabriel Levasseur, le père du chanteur et l'accordéoniste sur certains morceaux de Suburban Java, notre EP précédent. Mais pour beaucoup c'était la première comme nos potes de l'orquesta Chilaquiles venu posé les cuivres et surtout, notre grande fierté, le cymbaliste Mihai Trestian car oui il y a du cymbalum dans Turbo Rakia !

Apparement l'ancien maire de Levallois vous inspire. Qu'est ce qui vous a motivé à écrire Balkany et peut-on en savoir plus sur le clip ?
Ce qui nous a motivé c'est le jeu de mot nul bien sûr, qui permettait de parler de l'écart hallucinant entre l'impunité des politiques et le racisme nauséabond à tous les étages qu'ont à supporter les roms et les différents peuples d'Europe de l'Est émigré en France. Toujours avec humour ! Puis, ils sont inspirant les Balkany : ils ont toujours un tour de plus dans leur sac pour manger le respect. Du coup, le clip est parti de cette idée de créer une grosse satyre où on ferait festoyer les chics habitants du 92 avec ceux d'Europe de l'Est dans une parodie de la "saga" Balkany (conseil d'administration, procès...). Mais via les Balkany, on voulait tacler aussi les autres personnalités politiques cachés sous la partie visible de l'Iceberg, Sarkozy et consort. C'est facile d'attaquer les Balkany mais ils sont clairement pas les seuls. On en sait quelque chose : on vient de Corbeil Essonnes.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements studio ?
On a fait la grosse partie dans un superbe studio en Normandie au coté de David Konopnicki, fidèle à la musique actuelle et qui a très vite cerné le projet. C'était un cadre hyper agréable et un studio hallucinant en terme de matos : c'était un plaisir. On était loin, en huis clos pendant quelques jours, idem pour le mix, c'est des conditions idéales pour faire un album. Pour certains instruments, on a du enregistrer dans d'autres studios comme le Studio 12 courage à Saint Denis pour les parties cuivres et le cymbalum.

Au fait j'espère que vous ne mettez pas le turbo entre 2 verres de rakia pour préparer cet album ? (Rappelons que l'abus d'alcool n'est vraiment pas bon...)
Jamais pendant le service pardi ! Et au volant encore moins : c'est le meilleur moyen d'en foutre partout. Après, un petit rhum avant de chanter des chœurs ne fait jamais de mal, mais allez leur dire aux grands de ce monde...

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Le vide dans notre compte en banque a certainement joué un rôle dans cette décision... C'est la première fois que l'on fait appel à ce type de financement pour un de nos projets. On a beaucoup mis de coté pour réaliser cet album comme on le voulait, en prenant le temps qui faut, mais c'est beaucoup d'argent tout de même et c'était la meilleure solution pour qu'on puisse le faire sans stresser pour nos finances : l'idée étant que ceux qui nous aident à le financer, reçoivent l'album ensuite mais également plein d'autres contreparties sympas pour lesquels on s'est beaucoup amusés. C'est une chouette façon de parler de l'album, d'inviter notre public à le construire avec nous et de prolonger notre univers pour un groupe indépendant.

Qu'appréciez-vous dans les vinyles pour les proposer aux contributeurs ?
Certains membres parmi nous sont de beaux collectionneurs de vinyles, surtout ceux qui tiennent un banjo. On aime l'objet du vinyle, d'ailleurs, on a voulu faire un vinyle assez différent de l'album ! Déjà, visuellement il se détache de l'album mais même la tracklist est pensé différemment.

Est-il possible d'en savoir plus sur l'artwork de Turbo Rakia où l'on vous voit faire la grimace ?
Carrément ! On voulait un support photo qui tranche avec nos précédentes covers et un visuel frontal qui colle avec l'album, sa musique, son titre... Et on voulait qu'il nous représente nous, même dans notre diversité. On a accouché de ce beau bébé avec le photographe Thibaut Chasta, qui nous a tiré cette série de portrait, et le graphiste Doubre Zero Studio qui a conçu la pochette autour. On est très content de ce qu'ils ont fait ! On aimait ce qui se dégageait de chaque photo, à la fois amusante mais assez violente au premier abord, comme lorsque les gens nous voit pour la première fois sur scène. Et surtout, c'est nous ! Chaque photo nous convient assez bien en fait.

Comment imaginez-vous la tournée que vous espérez faire et par quelles villes aimeriez-vous passer ?
On l'aurait bien imaginé sans pandémie pour commencer ! On compte franchement aller un peu partout. Depuis trois ans on joue de plus en plus loin de chez nous, dans le sud, le nord, en Bretagne, en Suisse... Et on va pas changer ça. Mais pour la sortie de l'album même (dont la date reste flouté en raison du coronavirus) on oubliera évidemment pas Paname et surtout sa banlieue qui nous a vu naitre.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Il fait plus chaud l'été qu'à la montagne.

Merci à Balto Parranda d'avoir répondu à notre interview !
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Balto Parranda - Balkany

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