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Axel prépare son 3ème album

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  • Le mardi, 23 avril 2019 à 10:30
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  • Dans Culturel

Artiste de talent depuis plus de 15 ans, Axel est auteur / compositeur et chante des textes originaux en s'accompagnant à la guitare. Axel continue et souhaite vous proposer un nouvel album de 10 à 12 titres.

Axel Puvis

Pouvez-vous nous présenter votre 3ème album en préparation et les thèmes que vous y aborderez ?
C'est un album qui sera peut-être plus pop dans les couleurs que les précédents qui étaient plus blues ou rock. Et surtout, il sera entièrement en français.
On avait fait une pause musicale avec Hervé Poupon (AXEL est en réalité un duo composé d'Hervé (basse) et moi-même (chant / guitare)), de deux ou trois ans, tout en restant amis, je précise. Peut-être avions nous perdu un peu du feu de la passion après dix ans. Je n'ai pas cessé de composer pour autant durant cette période. Enfin, nous nous sommes retrouvés de façon informelle pour un petit concert avec Thierry Chauvet (batterie). C'est là, je pense, que l'étincelle est revenue. Il y a d'abord eu la joie immense de se retrouver pour jouer ensemble, puis le plaisir presque sensuel de s'apercevoir que les nouvelles compositions sonnaient déjà superbement bien en trio. Bref, tout le monde était super enthousiaste.
La suite logique était le studio. On avait auparavant enregistré dans des conditions différentes mais pas toujours les meilleures. Pour ce nouvel album, on avait vraiment envie de défendre notre musique. Pour ça, il nous fallait le meilleur studio (Le Studio History de Jean-Maximilien Méry) et les meilleurs musiciens comme Thierry Chauvet (batterie), Cyril Barbessol (claviers), Laurent Roubach (guitare), le célèbre Norbert Krief (guitare), et bien d'autres.

Quelles sont vos inspirations et dans quelles conditions composez-vous ?
Les inspirations sont variées. Elles viennent bien sûr du pop-rock-blues, mais des influences folk, country, jazz ou soul sont parfois également perceptibles. J'avoue être très fan de Neil Young, David Bowie, Tom Waits, Serge Gainsbourg, AC/DC et les Rolling Stones. Je ne serais pas étonné si on retrouvait un peu de certains d'entre eux dans notre musique. Cela dit, j'adore tout autant James Brown, John Scofield, Maurice Ravel et Charles Mingus.
Quant à la composition, même s'il n'y a pas de règles, j'ai une prédilection pour l'isolement sous deux formes. L'isolement à l'extérieur : J'aime marcher seul en ville sur de longues distances. La marche est propice à la rêverie et aux idées naissantes. Et l'isolement à l'intérieur : Je n'ai encore rien trouvé de plus efficace pour composer que de m'enfermer durant des heures tous les jours avec ma guitare. Ca peut paraitre assez ascétique vu comme ça. Mais quand on a goûté à la création, c'est comme une drogue, il n'y rien de plus puissant plaisir qu'une composition tout juste achevée.

Comment travaillez-vous avec vos musiciens sur cet album et peut-on en savoir plus sur les invités de cet opus : Laurent Roubach et Norbert Krief ?
Dans un premier temps, je fais découvrir mes nouvelles compositions à Hervé. Grâce à son oreille neuve mais surtout à ses talents de musicien, je sais si une nouvelle chanson est bonne ou pas. Il apporte éventuellement de nouvelles propositions, d'autres idées de lignes de basse, de structures, de tempos etc. Ensuite, évidemment, chaque musicien apporte sa sensibilité, son expérience. Mais le gros avantage avec des musiciens comme Norbert Krief ou Laurent Roubach ou tous les autres cités précédemment comme Thierry, Cyril, Jean-Maximilien, et Hervé, c'est qu'ils sont des musiciens hors normes. Vous leur donner une partition, une direction générale, et ils savent immédiatement quoi jouer à la perfection. De pierre brute, une chanson se transforme en diamant. C'est extraordinaire le plus qu'ils apportent.

Vous écrivez aussi bien en français qu'en anglais, comment se porte le choix sur la langue d'un morceau et selon vous qu'est ce qui est le plus important dans vos compositions ?
Notre musique est d'inspiration essentiellement anglophone. C'est pour ça que nos premières chansons étaient en anglais. Mais le français est peu à peu devenu un challenge, justement parce qu'il est peut-être moins évident dans notre style de musique. J'avais envie de le relever, d'explorer cet aspect. Le plus difficile, et ce qui reste primordial pour moi, est d'arriver à faire sonner les mots, d'obtenir une certaine musicalité à travers eux. Je ne sais pas si je suis clair. Disons que je m'attache plus au son des mots qu'à leur sens.

Parlez nous du titre Envie de filer et de son clip...
Envie de filer est une composition qu'on avait enregistré dans une version plus soul, et avec un refrain différent, il y a quelques années chez Norbert Krief. Le résultat nous avait moyennement satisfait à l'époque, pas à cause de l'enregistrement, mais comme ça peut arriver parfois. Mais quand on compose, ou quand on est musicien d'une manière générale, on garde toujours en mémoire des lignes mélodiques, des suites d'accords etc. comme dans une mercerie musicale dans laquelle on vient se servir pour coller une idée avec une autre. J'ai donc repris la ligne de basse pour en faire un morceau plus pop avec une teinte reggae dans les couplets. Ensuite, j'avais cette phrase "envie de filer" qui sonnait un peu anglais, je ne sais pas trop pourquoi. Le thème de l'évasion par la rêverie est venu assez naturellement pour les paroles. C'est un morceau qu'on aime bien jouer sur scène. On s'y sent bien et apparemment le public aussi.
Pour le clip, nous avons fait appel à Jean-François Orlac'h, que connaissais déjà Hervé. Il travaille depuis longtemps dans le cinéma et pour la télévision. C'est ce qu'on appelle un pro dans le milieu. On lui a donc laissé carte blanche. Il faut savoir aussi que JF est quelqu'un qui fourmille d'idées dès qu'il s'agit d'image. Pour le morceau, il voulait quelque chose de très esthétique. Son idée avec des balles de couleur et la sensation de ralenti nous a tout de suite séduit, d'autant plus que la symbolique collait bien avec le thème de la chanson. Ensuite, le tournage a été assez épique parce qu'il a fallu jeter puis ramasser à plusieurs reprises 600 balles de pingpong. Je ne sais pas si vous imaginez. En tout cas, on s'est bien marré.

D'autres clips sont prévus. Comment les imaginez-vous et en quoi l'image est devenue importante en musique ?
D'autres clips sont effectivement prévus. Je sais que Jean-François a déjà plein d'idées, mais on n'a pas encore eu le temps d'en discuter.
Ce qui est certain, c'est que l'image a pris une place prépondérante dans notre époque. Au point que sortir un morceau sans clip est presque devenu inconcevable ; en tout cas, si on veut susciter l'interêt sur les réseaux internet qui sont devenus les premières vitrines pour les artistes. Pour l'instant, je ne m'en plein pas car nous avons pris un vif plaisir à tourner le clip.

Qu'est ce qui vous a poussé à faire un financement participatif ?
Le besoin de passer à un niveau supérieur pour les enregistrements. Le potentiel des morceaux qu'on sent déjà avec tous les musiciens quand on les joue sur scène, nous a pousser à regarder l'avenir avec un peu plus d'ambition. Il nous fallait donc un bon studio comme le Studio History qui nous offre toutes qualités techniques et humaines indispensables. Il nous fallait aussi pouvoir travailler avec les meilleurs musiciens sans restriction. Tout ça demande un budget plus important. Mais sachant que notre entourage nous encourage, et que maintenant le premier clip marche très bien, on est plutôt confiant. Je pense que tous ceux qui ont participé ou vont participer devraient être contents et fiers en tant que coproducteurs, quand il recevrons l'album.

Vous pouvez soutenir l'album d'Axel sur KissKissBankBank.

 

Vous avez été notamment repéré par plusieurs labels artistiques, comment avez-vous vécu l'évolution de l'industrie musicale durant vos 15 ans d'expérience artistique ?
Oui, effectivement, on avait intéressé deux gros labels pour être précis. Mais comme vous le dites, à une époque où l'industrie musicale changeait totalement. Rapidement, les labels ont dû revoir drastiquement leurs budgets avec la chute du support CD, et ne pouvaient plus jouer le rôle de découvreur de nouveaux talents ; ce qui n'a pas changé grand chose pour nous puisque nous avons toujours produit nos albums grâce à la vente des précédents.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous donner ?
Je n'ai rien de bien croustillant à raconter qui me vienne tout de suite à l'esprit. Sauf peut-être ceci. Vous en ferez ce que vous voudrez. J'ai commencé à jouer d'un instrument par le banjo. C'était un vieux banjo qui appartenait à mon père, et que j'ai dû rafistoler pour pouvoir en jouer. Ca n'a l'air de rien comme ça. Mais il faut se rappeler qu'à l'époque, dans les années 80, tout le monde jouait du synthétiseur. Vous n'imaginez pas la persévérance qu'il m'a fallu pour apprendre seul à jouer d'un instrument dont tout le monde se moquait, afin d'interpréter du Dépêche Mode.

Votre album a-il déjà un nom ?
L'album n'a pas encore de nom. Comme pour les titres de chanson, je ne sais jamais avant quel nom donner avant que ce ne soit terminé.

En quoi les concerts sont-ils importants pour vous et avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
En ce qui me concerne, les concerts sont importants tout d'abord pour les émotions qu'ils procurent. Que ce soit le trac avant, la sensation de délivrance et les applaudissements pendant, ou l'apaisement après, on passe par des émotions incroyables. Ensuite, musicalement, rien ne remplace la scène, le son que l'on ressent physiquement etc. Aucun support audio ne pourra retranscrire ces sensations.

Hâte de retrouver le public Chez Georges à Paris le 7 mai et qu'est ce qui vous plait dans le fait de proposer un show case acoustique ?
Le 7 mai à 21h Chez Georges, 11 rue des Canettes à Paris. Nous avons hâte parce que nous n'avons pas joué sur scène depuis un certain temps. Et Chez Georges est un ancien cabaret où ont joué des artistes prestigieux comme Bob Dylan et Alain Souchon. C'est un plaisir non dissimulé de marcher sur la trace des grands. Et le trio acoustique guitare, basse, batterie, se prête bien à la salle. Il devrait y avoir pas mal de monde d'après le gérant. Donc je conseille aux gens d'arriver en avance pour être sûr d'avoir une place.

Merci à Axel d'avoir répondu à notre interview !
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AXEL / Envie de filer

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