Publicité

Atrocia prépare l'album Dystopia II : Contamination

Atrocia prépare un nouvel album de death metal et dans la thématique « Dystopia » entamée sur son précédent opus.

Atrocia

Entretien avec Pierre Garcia (batterie)

Peut-on en savoir plus sur Atrocia et son univers ?
Nous sommes un groupe de death metal, formé en 2003 et originaire de Saint-Nazaire. L'équipe est composée de quatre membres : Julien (voix et guitare), Arnaud (basse), Pierre (batterie) et François (guitare) qui nous a rejoint récemment. Nous proposons un death metal très influencé par la première vague américaine des années 90 dont le cœur se situait à Tampa en Floride.

D'où vient l'idée du nom du groupe ?
L'idée vient de Julien qui a créé le groupe. Pour s'inscrire aux studios de répétition du Vip, il fallait un nom et c'est le nom qui est venu. Au bout de quelques années, nous avons hésité à changer car il y avait peut-être quelque chose de caricatural dans « Atrocia » mais finalement, nous nous sommes rendu compte que les gens retenaient plutôt bien ce patronyme au même titre qu'un groupe comme Massacra ou à une autre échelle Metallica.

En quoi l'arrivée d'un nouveau guitariste est-il un plus pour le groupe ?
François a remplacé Cyril, notre ancien guitariste, car nous avons toujours fonctionné avec deux guitaristes. L'arrivée d'une nouvelle personne au sein du groupe est toujours l'occasion de se fixer de nouveaux objectifs. D'autre part, chaque guitariste ayant joué avec nous a apporté sa « patte » musicale et je pense que c'est à la fois intéressant pour nous et pour le public.
Chaque musicien a une sensibilité différente et quelque chose à nous apprendre, c'est sans doute aussi pour cela que l'on fait de la musique.

Peut-on en savoir plus sur le nouvel album que vous préparez ?
Cet album sera le second chapitre de la thématique « Dystopia », entamée sur le précédent opus. Il s'agit donc de la suite directe. Musicalement, je pense que notre public ne sera pas dépaysé. Notre style est déjà bien défini et je pense que cet album sera tout simplement la version 2020 d'Atrocia.
À ce stade, tous les morceaux sont déjà composés et nous peaufinons les maquettes.

Comment le composez-vous et sur quoi mettrez-vous l'accent sur cet opus ?
Le premier titre a été composé de façon collective en répétition, de sorte que chacun puisse y mettre son grain de sel. Nous procédions souvent comme cela à nos débuts. Deux autres titres ont été composés par un guitariste (ici Julien) puis affinés avec le groupe. C'est la méthode que l'on a longtemps utilisé. Mais sur cet album, comme je joue également de la guitare, j'ai créé une grande partie des morceaux seul devant mon PC.
Sur cet opus, je pense que nous avons gagné en expérience. Nous savons ce qui fonctionne et nous parvenons plus facilement à aller là où l'on veut. Je pense que ce sera un album cohérent.
Certains le trouveront peut-être plus technique mais notre priorité reste l'efficacité.

Est-ce que le fait de raconter une histoire tout au long de l'album a une importance pour vous ?
Le fait d'avoir une continuité entre les paroles vient sans doute du fait qu'il y a une phase d'écriture. Nous n'écrivons pas au fur et à mesure mais plutôt une fois que l'ensemble des morceaux est composé. D'autre part, nous voyons notre album un peu comme un film ou un roman avec une intrigue principale et différentes scènes ou chapitres. Cela permet également de mettre un cadre, une structure dans laquelle différentes étapes s'enchaînent ou s'imbriquent de façon logique.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements studio que vous allez réaliser ?
Nous avons prévu de travailler à nouveau avec Arthur Lauth de Brown Bear Recordings qui avait enregistré l'album précédent. Nous étions contents du résultat, Arthur est un musicien du même milieu musical donc il comprend nos attentes. C'est aussi agréable de pouvoir travailler avec quelqu'un qui nous connaît, qui va savoir les points qui vont demander plus d'attention.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Nous voulons offrir la meilleure musique possible à ceux qui nous suivent et à ceux qui nous découvrirons. Ce serait inconcevable pour nous de faire un album en dessous du précédent. On a toujours souhaité pousser les limites un peu plus avec chaque album. Cela passe donc par un certain budget. Aujourd'hui, dans le metal, il y a peu de labels qui peuvent aider les groupes dans leurs productions, donc le système évolue et on a la chance d'avoir ce genre de plate-forme.

Parlez nous du titre The Machine Murders...
Le titre signifie « Les Meurtres de la Machine ». C'était le titre éponyme du second album pour lequel nous avons réalisé un clip avec Romain de Dirt Prod qui a très bien travaillé. Ce morceau décrit le rêve d'un homme ou plutôt un cauchemar dans lequel des visions étranges présagent l'avenir de l'humanité qui est dépeint dans les autres titres de l'album. La « machine » peut également faire référence à la machine gouvernementale, comme une sorte de métaphore.
Certains personnages ou éléments de l'histoire peuvent être vus comme des symboles que chacun peut interpréter à sa manière.

L'album a-il déjà un nom ?
Il devrait s'appeler Dystopia II : Contamination.

Que représente la scène pour vous et en quoi est-elle si importante ?
La scène c'est avant tout le partage d'une passion commune avec le public. C'est une satisfaction de pouvoir lire l'intérêt dans le regard d'un spectateur. On se dit que les heures passées derrière notre instrument ont un sens. En cela, il y a une certaine pression, un enjeu. Il peut également y avoir un aspect cathartique, comme si toute l'énergie négative qui avait été accumulée pendant un temps était transformée en quelque chose de libérateur et constructif. Jouer c'est un peu comme faire notre psychothérapie. Je pense que l'on peut ressentir cette énergie lorsque l'on se rend à un concert de death metal.

Sur quoi misez-vous le plus pendant les spectacles ?
Notre priorité c'est de jouer le mieux possible. L'exécution est importante dans ce type de musique car la moindre erreur peut être fatale, pas seulement pour soi mais aussi pour les autres ! En cela, je pense qu'il y a un lien particulier entre nous.

Une anecdote à nous raconter ?
Un jour, on nous a appelé à la dernière minute pour remplacer un groupe qui faisait, à Paris, la première partie de Possessed (groupe américain culte dans le genre). Après quelques appels téléphoniques, nous étions en chemin pour la capitale !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Merci à toi, nous espérons avoir attiré la curiosité des gens qui ne connaissent pas ce style de musique. Nous sommes impatients de dévoiler ce nouvel album et de remonter sur scène pour y retrouver ceux qui nous suivent et conquérir de nouvelles oreilles !

Merci à Atrocia d'avoir répondu à notre interview !
Suivez leur actualité sur Facebook.

ATROCIA - The Machine Murders [Official Clip] (2015)

interview Musique

Sick Sad World Vol.1 - La compil solidaire Sick Sad World Vol.1 - La compil solidaire
Plus d’un tiers de la planète est confiné aujourd’hui, un confinement sans doute diffe...
  Sloww : l'EP Rise and Fall
Sloww (alias Mathieu Llopart) : connu depuis plusieurs comme bassiste d’Amir, Kendji...
Sloww : l'EP Rise and Fall

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire