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Arrogant criminals va dévoiler l'album Fine & Dandy

Après 2 ans de travail acharné, Fine & Dandy le premier album de Arrogant Criminals est enfin prêt. L'occasion pour nous de découvrir cet opus qui va bientôt être révélé au public.

Arrogant Criminals

Qui se cache derrière Arrogant Criminals et êtes-vous réellement d'arrogants criminels ?
Arrogant Criminals c’est cinq musiciens, Mitch au chant et à la basse, Clément à la batterie, Romain aux claviers, le dernier venu, Tom à la guitare et Simon (moi) au chant et à la guitare. On est bien moins criminels qu’arrogants. L’arrogance est un reproche qui est régulièrement fait aux français à l'étranger. On le revendique avec pas mal de second degré.

D'où vient l'idée du chat qui est l'effigie du groupe ?
Nous étions à la recherche d’un logo, d'un symbole, d'un visuel qui immédiatement évoque l’univers du groupe. Un truc imparable.
On est tombé sur Instagram sur le travail d'un graphiste dont on a adoré l'univers, Christian Dera Senja. Il est à  Bali. On a bossé avec lui sur le logo. Le mec est vraiment talentueux et il bosse à une vitesse de malade. Pour le chat, ça s’est imposé à nous lors de nos réunions de travail sur le sujet. Le chat est toujours un peu arrogant, c’est clairement un gros criminel mais tout le monde l’aime malgré tout. Ça colle bien au groupe.

Pouvez-vous nous présenter votre futur album Fine & Dandy que vous préparez ?
Après les deux premiers EP, Fine & Dandy est notre premier album. Nous avons mis dedans nos influences musicales. Elles vont du rock récent des Arctic Monkeys par exemple à des trucs plus anciens comme les Turtles et les Beatles des années 60, en passant par le rock psychédélique et progressif des années 70. L'album est comme une nuit entière. Plus on avance, plus les émotions s'emmêlent et la folie gagne. Fine & Dandy est un expression anglaise signifiant se sortir d'une épreuve comme si de rien n’était. Ça parle donc des blessures que l'on porte avec soi et qui deviennent un partie de notre identité à tous, du fait de tomber et se relever sans cesse. Et tout ça avec le sourire parce qu’on est pas là pour emmerder les gens :-)

Comment composez-vous et sur quoi attachez-vous de l'importance dans vos titres ?
Pour faire un morceau, tout peut être un point de départ, une mélodie, un riff, un texte, une idée dans le métro, une phrase entendue par hasard... On essaye de faire en sorte que les morceaux aient chacun quelque chose à représenter. Il y a un moment où il faut prendre du recul et se demander « qu'est-ce que c'est que ce titre qu'on est en train de faire ? » et pourquoi on le garde, ou pourquoi on le jette, ou sinon, de quelle façon on l’améliore pour proposer quelques chose de crédible et dans le meilleur des cas d'unique.

Parlez nous du titre Long Ago...
Hou laaa, gros dossier :-D
Long ago c’est une sorte d’hommage à l’ambiance créative et à la folie des année 70. Rocky Horror Picture Show, Genesis, T-Rex, Queen, Phantom Of the Paradise, Yes, Pink Floyd, et j’en passe. C’était une époque ultra-riche et nous avions tellement de trucs à dire que ça donne un morceau fleuve. Avec ses presque dix minutes, il remplit la moitié de la face A. Il est aussi très baroque. Un nouveau mouvement ou changement de tempo presque toutes les minutes. On a eu pas mal de sueurs froides lors des répétitions en se demandant comment on allait pouvoir adapter véritablement cette partition qui oscille entre glam, prog et psyché, sur disque mais ont s’est mis d’accord avec Etienne pour rester le plus instinctif et honnête possible. La section rythmique batterie basse guitares a été jouée comme les autres titres de l’album, du début à la fin, pas de triche. Après est venu le temps des overdubs et du fine tunning. Au début, la voix d’outre tombe en mode Zeus dans Ulysse 31 était dite par Mitch avec un gros pitch de -12 demi-tons. Mais on est tombé sur Krishna un matin au studio, il était là pour une autre séance et en entendant sa voix ça a été l’évidence. Pareil pour les parties de pedalsteel de Michaal. Mais malgré tout, faire vivre toutes ses parties en restant fluide pour l’auditeur a nécessité beaucoup de travail à l’enregistrement et au mixage. Vive l’automation et les recall instantanés. Le digital est quand même une chance énorme pour la production musicale. C’est sur des morceaux comme celui-ci qu’on se rend compte véritablement des tours de force que les musiciens, les producteurs et les ingés du siècle dernier ont pu faire en sortant des chefs d’oeuvre immenses et qui ont bercé notre adolescence. Je pense à Bohemian Rhaspody bien sûr mais aussi Mr Blue Sky ou Supper’s Ready pour ne citer qu’eux. Ce sont des chefs d’oeuvre de composition mais également de véritables prouesses techniques.

Peut-on en savoir plus sur les instruments de Fine & Dandy ?
Un album c'est une super opportunité de fixer quelque chose de la musique qu'on fantasme alors on a invité des musiciens qu'on adore pour apporter leurs patte à nos compositions, à nos délires.
Donc en plus de nos guitares et claviers, on fait crier Steeven Corsini, on a un solo de guitare magique de Brice Delage, des percussions de Nicolas Montazaud, le mec est une horloge suisse, l'orgue B3 de Geoffroy Peuble et le talent incroyable de Michaal Benjelloun au lapsteel et au pedalsteel, ou même Krishna Lester, comédien britannique à la voix de stentor qui a interprété de façon magique un texte d’Edgar Poe sur la part II de Long Ago. La grande classe.
Ce sont les morceaux eux mêmes qui nous ont donné au fur et à mesure les idées d'ajouts et le choix des musiciens était évidents pour nous. Dans beaucoup de cas nous n'avons eu qu’à épaissir le trait. Un morceau comme Midnight Revelation était beaucoup plus rock et frontal sur les premières maquettes mais il avait dans son gimmick un coté latin. L'ajout des percus et du B3 ont donné à ce morceau son caractère spécifique.

Faites nous entrer dans les coulisses des enregistrements en studio...
L'album a été enregistré et mixé chez Octopus à Paris par Etienne de Nanteuil. Beaucoup de disques que nous aimons ont été enregistrés sur bande. Comme je le disais juste avant, pour des raisons pratiques, on a quand même opté pour le protools avec ses recalls quasi immédiats. Mais on a fait beaucoup de choix dès la prise. On a aussi pas mal repassé les enregistrements dans des amplis guitare ou basse pour colorer le son de façon plus vintage ou simplement tel qu’on souhaitait l’entendre. L’album a été quasiment entièrement mixé en analogique avec notamment certains périphs ultra-vintage. Des délais à bande, des reverbs à ressort… On a eu le temps qu'on a voulu et c'est un luxe incroyable. Malgré tout, très peu de re-écriture de texte, quelques coupes à droite à gauche sur les morceaux existants et basta. On voulait garder la fraicheur initiale, le coté brut et rock qu’on adore. On a réussi je pense en revanche à ne pas se perdre. Ça peut être le piège lorsque le studio est en open bar. Ce mode de fonctionnement nous a permis de rester sur l’essentiel et de sortir deux titres qui n’étaient pas prévus initialement sur l’album. Contrairement aux autres morceaux qui sont beaucoup plus écrits, ils sont nés spontanément alors que la bande tournait. Time Traveller provient d’un bœuf pour se chauffer un matin. J’ai écrit le texte assez rapidement quasiment en écriture automatique. Pour La Tempête, c’est un peu la même histoire. Quasiment à chaque concert, Clément fait un solo de 2-3 min. On s’est dit que c’était une bonne idée de mettre sur disque un peu de nos concerts en y injectant des effets de studio pour faire voyager l’auditeur entre deux morceaux. On s’est vraiment bien marré. L’ambiance était très créative tout le long, c'est vraiment une super aventure. 

C'était pas trop chaud d'avoir changé d'équipe et comment étaient les relations ?
C'est parfois compliqué d'organiser un groupe et finalement la vie de chacun peut prendre des directions différentes. Les membres de l’ancienne équipe qui nous ont quittés sont toujours des potes mais nos vies ont pris d’autres chemins. Artistiquement ou/et géographiquement. C’est ainsi. Aujourd’hui, on est un groupe extrêmement soudé et on passe notre vie ensemble. On est constamment collés les uns avec les autres. Mariage à cinq :-). Et c'est une chance incroyable, il me semble que ça s'entend quand on joue.

En quoi le financement participatif que vous venez de réussir va-vous être utile ?
C'est complètement fou de voir les gens nous aider à réaliser nos projets. Les financements participatifs sont un lien direct entre les artistes et leur public.
Ce système a financé une partie de la fabrication du disque qu'on va maintenant défendre sur scène. Pour les gens qui nous aiment, c’est un moyen de découvrir notre musique en avant première et de faire partie de l’histoire du groupe. On est hyper reconnaissant envers tous ceux qui nous ont aidé ces dernières années et qui continuent à nous témoigner de leur soutien. C’est très terre à terre mais le financement c’est un peu le nerf de la guerre. Sans prod, sans argent, sans promo, on n'arrive pas à grand chose. On fait peu avec des moyens moyens.

Des clips sont-ils prévus, comment les imaginez-vous et en quoi sont-ils importants ?
Oui on est en train de finaliser le clip du premier single I Wanna Be Your Man qui sort le 31 janvier. C'est un gros délire fait maison. Comme l’album, il va j'espère surprendre. La scène musicale actuelle est tellement sérieuse et formatée... c'est extrêmement ennuyeux. Avec Arrogant Criminals on a envie d'apporter quelque chose d’original et de personnel. Notre réelle arrogance c'est d'être nous-mêmes et d’emmerder les formats et les codes. Un deuxième clip va arriver par la suite. Vous en saurez plus dans le prochaines semaines.

Que représente le vinyle pour Arrogant criminals ?
C'est un moyen tellement agréable d'écouter de la musique, et puis le format est super, quarante minutes, deux faces, deux univers potentiels. Le vinyle est bien sûr un son mais c’est aussi une pochette et une forme de rituel pour l'auditeur. On aime bien cette idée de prendre le temps, de se poser et de pouvoir parler de choses différentes sur les deux faces. La face A très rock et directe. Elle présente le groupe La face face B est plus expérimentale, elle va plus loin, c’est un autre voyage. Le vinyle c’est aussi des contraintes techniques qui peuvent devenir créatives. La stéréo dans les basses est nécessairement moins large que sur CD ou en digital. Il faut faire avec lors de l’enregistrement. C’est un mal pour un bien car ça oblige à faire des choix. Mais surtout ce qui nous semble le plus important est que l’écoute d’un vinyle s’inscrit dans le temps long. À l’heure du zapping constant et de la musique jetable, ça nous semble être un bon moyen de se reconnecter de par le support à l’univers de l’artiste et d’aller au fond des choses. Tout cela n’empêchant pas de pouvoir rester nomade si on le souhaite et continuer à se promener avec ses morceaux préférés grâce au coupon de téléchargement disponible avec le vinyle. Le meilleur des deux mondes.

Une indiscrétion à nous donner sur l'album Fine & Dandy ?
Une indiscretion, je ne sais pas trop parce qu’on a rien à cacher. Au contraire, on a essayé de jouer franc jeu en assumant à fond nos influences et en les transcendant. On espère que les gens s'en rendront compte. Plus on avance dans l'album plus il y a de surprises et des gros clins d'œils. On a mis des indices un peu partout pour les gens qui partagent notre passion de cette musique, pour les geeks, les aficionados du microsillon. 

Vous avez notamment composé le générique du dessin animé Les Dalton. Comment avez-vous été contacté pour cette opportunité et qu'en retenez-vous ? D'ailleurs n'était-ce pas là une opportunité idéale pour vous ?
Notre producteur, Etienne chez Octopus nous a proposé le plan et on a écrit ensemble le titre Boys Get Around. Le réal du dessin animé a adoré direct. La version qui passe à l’antenne est ultra proche de la première maquette que a été envoyée à Xilam. Quand ça se passe comme ça c’est vraiment optimal pour créer et garder la fraicheur initiale. Pour nous ça a été une super façon de faire voyager notre musique et la preuve également pour nous que notre musique pouvait aussi séduire un large public au delà des frontières. Et puis détail marrant, les Daltons et Arrogant Criminals, ça va parfaitement ensemble. Parfois les planètes s’alignent.

ARROGANT CRIMINALS - LES DALTON (Générique)

Quelle est l'importance des réseaux sociaux pour le groupe ?
C’est un outil extra-ordinaire. Justement, par exemple avec les Daltons, des gens de partout en France et à l’étranger nous contactent via les réseaux sociaux. Le monde moderne nous offre des outils, à nous d'en prendre le meilleur. On poste pas mal de stories sur Insta et Facebook. Ça permet de garder les gens au courant de ce qui se passe, de les faire marrer parfois et de susciter de l’intérêt autour de nous. Comme je le disais aussi, ça nous a aussi permi de trouver un super graphiste pour dessiner notre logo. Le mec habite juste de l’autre coté du globe. Pour tout ça c’est génial. En revanche, on fait ultra attention à rester bien ancré dans le réel et que notre vitrine digitale ne devienne pas l’alpha et l’omega de toute notre communication. Plein de gens ne sont sur aucun réseau social: ils s’en foutent pas mal. Et c’est particulièrement valable avec le public rock qui vit souvent un peu moins hors-sol que d’autres communautés. On continue à faire des flyers qu’on dépose à droite à gauche. On est des serial-colleurs d’autocollants, ça peut paraitre anecdotique mais en fait ça ne l’est pas du tout. En gros, tout ce qui permet de communiquer et de nous rapprocher des gens qui aiment notre musique est une bonne chose.

Rassurez nous, vous ne prévoyez pas de crimes prochainement pour que l'on puisse venir vous voir en concert ? Des dates sont-elles déjà prévues ?
Pas de crime au sens propre de prévu a priori sauf peut être si on nous empêche de jouer la musique qu’on aime.
La prochaine date de prévue est le 26 février à la Dame de Canton avec Vinceman et Monster Data, un super plateau de groupes rock. Et plein d'autres dates arrivent.

Quelle est l'ambiance sur scène et dans les coulisses ?
Beaucoup trop rock’n’roll… :-D L'ambiance est détendue et comme je le disais plus haut on est un groupe soudé, passionné par la musique et on a très faim. Jouer sur scène, c'est le but de tout ça. Dans les coulisses on a chacun notre façon de gérer le stress et l’attente. Mais en vrai on a tellement de dates dans les pattes que c’est quand même vachement plus de plaisir que de nervosité.

Quels souvenirs gardez-vous de vos concerts à Tokyo et New York et pourquoi avoir choisi ces villes ?
Des souvenirs incroyables ! Ces villes sont arrivées quand le fantasme de partir a croisé l'opportunité de le faire. On est resté un mois et demi à Tokyo, une ville tellement rock et tellement immense. L’organisation japonaise est totalement millimétrée, le matos des salles impeccable, rutilant même parfois. C’est l’hallu. En revenant en France et dans certanes salles on se dit qu’on a beaucoup à apprendre d’eux. Ils y a un vrai public rock de connaisseur là bas. Il y a aussi l’entraide parmi les musiciens. Lors d’un concert au Japon j’ai connement pété ma corde de mi. Trente secondes plus tard, un des mecs de la salle m’a tendu une guitare à lui. Elle était parfaitement réglée. NY c’était plus rapide mais tout aussi cool. On est resté que dix jours. On a notamment joué au Arlene's Grocery où plein de groupes qu’on aime, dont les Stroke, ont débuté. Gros kif.
Tous ces voyages c'est l'opportunité de faire écouter sa musique partout, de croiser des publics différents, de se mettre en danger aussi. C’est une chance inouïe.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Écoutez le disque et venez nous voir en concert. Notre démarche artistique est extrêmement sincère et on est là pour passer un bon moment. Avec la sortie de Fine & Dandy, on a le sentiment de passer un cap et c’est toujours un peu particulier de prendre la parole et de s’exposer à la critique. La démarche est différente de celle de la scène où c’est "tout tout de suite". Le moment prévaut et la fausse note peut sonner juste parce qu’elle colle à l’instant. On espère que les 11 titres vont plaire aux gens qui nous suivent et permettra également d’agrandir le cercle. On a été super exigeant avec nous même en restant rock dans l’attitude. On a toujours pensé qu’il ne fallait pas se moquer des gens dans notre proposition artistique. C’est super important pour nous. On déteste les consensus mous, les entre-deux, les trucs qui, voulant plaire à tout le monde, ne plaisent à personne. On est hyper motivés et on arrête pas. On bosse énormément. Comme dirait Perceval dans Kalmelott, c’est pas une sinécure ! :-D Pour la suite, nous sommes déjà en train de réfléchir au prochain album qui je l’espère sera encore plus cool. On a soif de dépasser nos limites. On adore ça. Vous aussi j’espère.

Merci à Arrogant criminals d'avoir répondu à notre interview !
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Le clip de Jean Jelly

ARROGANT CRIMINALS - JEAN JELLY

Musique interview

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Commentaires (1)

ENKI
  • 1. ENKI (site web) | mardi, 28 janvier 2020
Salut les Criminals
Votre style et votre bio sont très intéressantes, fait plaisir de vous lire et de partager la même croisade.
A bientôt peut être.
Enki Thing

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