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ArccaPolo présente l'EP Half

Maxime Lopes Par Le jeudi, 14 octobre 2021 à 14:45 0

Dans Culturel

Après une plongée profonde dans les recoins obscurs de la psyché humaine, l'EP Half d'ArccaPolo met en lumière son amour pour le rock des années 80.

ArccaPolo

S'inspirant de ses conflits personnels avec des sentiments d'impuissance et de dégoût de soi, ArccaPolo décrit comment une personne peut s'effondrer intérieurement, devenant prisonnière de son propre esprit. Paradoxalement, ces émotions brutes finissent par être le catalyseur même de sa vision artistique, une muse despotique qui brille de plus en plus à chaque malheur.

Pouvez-vous nous présenter l'EP Half ?
Half est mon premier album solo, fortement inspiré par des sonorités des années 80. C’est le résultat d’années de recherche, de travail acharné et d’auto-analyse. Cet album est complétement autobiographique, abordant des thèmes comme la défiance et la maîtrise de soi, l’amour et les blessures, la colère et la soumission. C’est un reflet des luttes intérieures de l'âge adulte et de nos instincts de survie les plus primaires. Il vous guide à travers une série de sentiments conflictuels, menant à une fin dramatique et cathartique.

Comment l'avez-vous composé et quelles sont vos sources d'inspirations ?
C’est un projet très personnel, partageant des réflexions intimes et angoissantes sur mes propres expériences de vie. Elles sont la source d’inspiration pour les 5 morceaux de l’EP. Pour moi, le caractère narratif est l'aspect le plus important. Dans mon processus créatif, l'honnêteté et la sincérité sont les ingrédients essentiels de mon écriture. Il me faut une vision claire du sujet avant d’envisager le résultat final. Cela m'aide à conduire mes arrangements musicaux pour mieux soutenir le message que je veux faire passer.

Pourquoi évoquer la chute et le dégoût d'une personne qui se morfond dans votre EP ?
Ironiquement, ces sentiments générés par une suite d’années malchanceuses sont devenus la source de mon inspiration. On dit souvent que les artistes ont un côté sombre sur lequel ils s'appuient. Aujourd’hui, j’ai enfin trouvé le courage d'extérioriser le mien et de parler ouvertement des situations douloureuses que j’ai vécues.

Qu'est-ce qui vous a intéressé dans les sonorités emblématiques des années 80 pour cet opus ?
Je me souviens avec nostalgie de quelques concerts auxquels j’ai assisté lorsque j'étais adolescent. Ceux-ci m’ont poussé à vouloir en savoir plus sur le chant. J'admirais des groupes tels que Depeche Mode et U2, et leur capacité à générer cette réaction fervente du public. Cela a sûrement approfondi ma fascination pour la scène et a laissé une empreinte dans mes goûts musicaux. Quand nous avons commencé à travailler sur Half avec mon producteur Eamonn Tobin, nous voulions un mélange de rock électronique et de synth-pop. Ce sont mes styles préférés… quelque chose comme du synth-rock, mais avec un rythme un peu plus pop. Et pour le coup, les années 80 sont riches dans ces types de sonorités.

Parlez-nous du titre Crusader 9 et son clip...
Cette chanson parle d’une étrange routine de survie qui, paradoxalement, m’a amené à redécouvrir la musique et à me passionner pour la composition. Elle dépeint comment une moitié de moi vivait normalement dans un quotidien hautement fonctionnel, tandis que mon autre moitié se battait dans une guerre silencieuse, encaissant des blessures qui ne voulaient pas guérir. Crusader 9 s'inspire des mélodies des Simple Minds, U2 et Depeche Mode, avec un mélange de sons rétros et modernes. Je voulais que le clip soit une ode aux productions de mes groupes préférés des années 80. C’est-à-dire une qualité d'image délavée, des effets visuels un peu datés et un rythme rapide. Dans cette vidéo, on suit un homme de 1985 à 1987, disparaissant dans son petit appartement, perdant ses journées à ressentir le vide, se ressourçant parfois dans une addiction pour ressentir quelque chose… Et puisque mon appartement était l'endroit où ma dépression se manifestait, je voulais que ce même appartement soit la force qui sorte le protagoniste de l’abîme.

Comment se sont passés les enregistrements de cet opus ?
Le COVID m'a donné le temps dont j'avais besoin pour me concentrer et donner un sens à toutes ces influences de mon adolescence. La production de mon album a commencé 2 mois avant le début de la pandémie. Avec mon producteur, nous avons travaillé sans arrêt au cours de l’année 2020 pour arranger les morceaux. Cela m'a permis d'explorer sereinement ma propre identité artistique et de gagner en maturité.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'EP Half ?
Le thème principal de mon EP Half est la santé mentale. C’est un problème qui affecte beaucoup de personnes qui bataillent chaque jour pour gagner leur vie dans cette société complexe et épuisante. En permettant aux gens de connaître mes propres luttes, je veux leur faire comprendre qu'ils ne sont pas seuls dans leurs difficultés. Même s'il touche à des sujets sensibles, le message central reste l’optimisme : chaque échec entrouvre la porte à une lueur d'espoir.

Quels ont été vos choix pour l'artwork de l'EP ?
J’ai travaillé avec deux personnes talentueuses pour créer l’artwork : Cédric Lefebvre et Edu Léon. Au niveau design, je voulais faire une distinction entre la personne que j'étais et la personne que j'aspirais à être. Entre le gars dans le noir avec ses années de malchance, et celui dans la lumière qui allait au bout de sa passion.

Qu'est-ce qui vous a intéressé de proposer l'EP Half au format K7 ?
L’EP n’est malheureusement pas (encore ?) disponible en K7. Cependant, afin de célébrer le lancement de l’EP en octobre, une quantité très limitée a été préparée pour son esthétique visuelle rétro, nouveau clin d’œil symbolique aux années 80.

Des concerts sont-ils prévus prochainement et que vous procure la scène ?
Ces derniers mois intensifs ont été consacrés au lancement de l’EP. Il y a déjà eu quelques showcases ici et là. Mais la montée sur scène, avec un public live, était complexe à envisager vu la situation sanitaire. Maintenant que le projet parcoure les radios, la quête de concerts paraît plus accessible. Je suis également ouvert aux invitations ^^

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
À travers tout ce que j’ai pu dire, il peut sembler que tout ce que j'ai à raconter, c’est une histoire triste. La vérité, c’est que cet album passe en revue toutes les étapes que j’ai traversé pour sortir de l’ombre. Et comme le montre la pochette de mon album, c’est au final une histoire gagnante. En effet, c’est lorsque j'ai décidé d’affronter ma moitié la plus sombre que j'ai trouvé la lumière.

Merci à ArccaPolo d'avoir répondu à notre interview !
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ARCCAPOLO - Crusader 9

Musique interview

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