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Apple Jelly présente l'album Die, Motherfucker ! Die !!!

Apple Jelly dévoile l'album Die, Motherfucker ! Die !!! Le groupe présente une synthèse entre electro, disco, new-wave et punk.

Apple Jelly - Die, Motherfucker ! Die !!!

Entretien avec Ben

Pouvez-vous nous présenter votre nouvel album Die, Motherfucker ! Die !!! et son univers ?
Die, motherfucker! Die!!! fut enregistré en 2013. Déjà, l’écriture et la composition de l’album furent assez longues car, je souhaitais traduire en musique ce que notre époque m’inspire, à savoir, la fin. Attention, pas la fin comme une apocalypse hollywoodienne où le sauveur serait Bruce Willis, non, plutôt la fin d’un cycle, la chute de notre civilisation. Du coup, il a fallu que je fasse pas mal de recherches sur la thématique, et que je laisse suffisamment de temps pour digérer tout ça.
L’album n’a pas pu sortir aussi tôt qu’on l’aurait voulu pour des raisons de droits, et également parce que je traversais une période difficile. Puis, en 2018, l’univers, l’alignement des planètes, appelez ça comme vous voulez, m’a permis de réenvisager de sortir cet album. Bruno Preynat qui avait enregistré et mixer l’album à l’époque, m’a contacté pour proposer de le remixer et de remettre du polish dessus. Et voilà où on en est aujourd’hui.

Avec ce cri de guerre, c'est un titre un peu réfractaire au monde actuel ?
Totalement ! Mais attention, c’est un disque centré sur l’humain. Si l’époque nous apparaît abjecte, que cette société nous semble en bout de course, nous mettons tous les espoirs en l’humanité. Aimons nous, touchons nous, ce qui est très subversif en ce moment, et célébrons ce qui nous caractérise le plus : notre humanité.

Dans quelles conditions avez-vous écrit, composé et répété cet album ?
Comme je le disais plus haut, il y a d’abord eu une période de recherche. J’ai écumé Google et quelques médiathèques pour connaître ce qui avait été dit sur le sujet, autant par les philosophes, les écrivains, les peintres, que les artistes et intellectuels de tous genres. Et cela, quelque soit les époques où ils ont sévi…

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale de l'album Die, Motherfucker ! Die !!! ?

Die, Motherfucker! Die!!! célèbre notre humanité. Il fallait donc engager le corps, ce drôle d’outils avec lequel on est plus ou moins à l’aise, et qui bien utilisé nous procure tant de plaisir. Je souhaitais donc un album dansant, et pour cela, j’avais besoin d’un basse-batterie assez typique de ce qu’on peut trouver en musiques électroniques, ou chez les groupes tels que !!!, LCD Soundsysteme, Hot chip, etc... Quant aux synthès, ils font partie de l’ADN d’Apple Jelly. Ce sont nos marqueurs, depuis l’album home jusqu’à celui-ci. Quant à la guitare qui était présente sur les précédents opus, je ne savais plus vraiment quoi faire avec. C’est difficile de réinventer la guitare. J’ai bien tenté au début, mais je me suis rendu compte que ça m’empêcher d’avancer. Donc, je l’ai supprimé.

Est-il possible de nous faire entrer dans les coulisses des enregistrements en studio ?
Oui, même si je pense que c’est plutôt assez chiant pour la plupart des gens. J’ai d’abord tout enregistré chez moi, dans mon home studio. Puis, les prises batteries et la basse ont été reprises en studio. Cela a été relativement court. Le reste fut surtout Bruno (Preynat) et moi devant un écran essayant de trouver la meilleure façon possible, et surtout la plus nette pour exprimer l’idée de départ.

Parlez nous du single Walking Bass et de son clip...
Le clip de Walking Bass fut tourné par l’équipe de Glockhome comme celui de Die, Motherfucker! Die!!!. On y retrouve le cow boy, ce personnage étrange, veritable host de la soirée, mais cette fois, chez lui, avec son fils. D’ailleurs, nous espérons avôir suffisamment de budget pour couper un maximum de titres, sachant que tous les clips seront liés les uns avec les autres.
Le titre walking bass quant à lui, parle de l’éloignement, de l’incompréhension entre deux personnes qui pourtant devraient s’entendre. Une relation qui apparaît cordiale, mais très superficielle. Trop superficielle à l’égard des liens qui peuvent nous unir.

Le clip de Die, Motherfucker ! Die !!! a été sélectionné au Festival Berlin Music Video Awards dans la catégorie "Best Narrative". Quel regard portez-vous à ce sujet ?
Ce fut une vraie belle surprise. Berlin offre un festival qui reconnaît la valeur des clips comme de véritables œuvres et non comme support commercial, ce qui caractérise 80% des clips actuels. Die, Motherfucker! Die!!! est un clip totalement raccord avec ce que je voulais exprimer au départ. Il décrit aussi une partie de ma vie ce qu’à très bien mis en image José Daniel, le réalisateur (également réalisateur du clip Walking Bass).

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur l'album ?
Pas grand chose si ce n’est que c’est l’album le plus personnel de ce que j’ai pu faire auparavant.

Comment voyez-vous l'avenir des concerts en ces temps compliqués et en avez-vous de programmés ?
On a quelques concerts programmés, mais vraiment peu. C’est très compliqué et très frustrant de sortir un album et de ne pas pouvoir le défendre sur scène. C’est d’autant plus difficile que nous n’avons que la communication classique pour permettre de le faire connaître, et à ce jeu là, nous avons beaucoup, mais alors, beaucoup moins de moyens que les maisons de disques (le disque est entièrement auto produit). Là, il va vraiment falloir que nous partions à la chasse aux partenaires et aux collaborations pour donner une chance à notre travail.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Vu que nous n’aurons que peu d’occasions de nous produire sur scène et ce sera de toutes façons dans des conditions compliquées, j’aimerais que le public aille le découvrir. C’est facile, il est sur toutes les plateformes de streaming !

Merci à Apple Jelly d'avoir répondu à notre interview !
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APPLE JELLY / Walking Bass [VIDEO CLIP]

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