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Animali dévoile le single Genetic bomb

Le groupe de rock indépendant Animali présente son single Genetic bomb qui annonce leur premier album Mary D. Kay pour l'année 2020.

Animali - GB artwork

Est-il possible de savoir qui se cache derrière Animali et quel est votre univers ?
Animali c’est Julien et Ben, deux musiciens originaires de Lyon et amis de longue date. Nos influences sont assez variées : on est passés par pas mal de styles différents, parfois ensemble, parfois séparément. Animali est un projet qui a lui-même évolué : après des débuts assez expérimentaux, on revient à des fondamentaux plus pop et accessibles. Pour autant, nous sommes très attachés à la prod’ et au son.  

Pouvez-vous nous présenter votre single Genetic bomb ?
Genetic Bomb est un des premiers titres composés pour l’album. À l’origine c’était une instru. On la trouvait assez cool et on a tenté d’en faire une chanson. Je trouve [Ben, ndlr] qu’il y a un groove inhabituel pour ce genre de musique, presque Motown ! On retrouve ça aussi à la fin avec les violons. Les textes évoquent le fait de se voir transmettre une éducation, une filiation, un peu à la manière d’une maladie… et qu’on doive se démerder avec tout ça ! Dans ce morceau on chante tous les deux à l’unisson.

Comment voyez-vous les relations sociales dans notre monde actuel et leurs évolutions ?
On pourrait se lancer dans une réponse de sociologue. Ça prendrait une journée et ça serait laborieux, alors je fais plutôt une réponse de groupe de rock : « c’est la merde, et c’est pas parti pour aller mieux, mais qu’est-ce qu’on peut y faire ? ». Blague à part, on prend vraiment ces questions très au sérieux, mais ça n'est probablement pas le bon format pour en parler de manière satisfaisante, non superficielle.

Quels ont été vos choix sur l'artwork de Genetic bomb avec le portrait de cette fillette ?
On travaille avec un ami (de longue date aussi) graphiste, Frédéric Tacer. Fred avait créé ce filtre qui déforme les visages, une manipulation des différentes couches colorées d'une image qui produit un résultat très étrange et un peu hypnotique. Un peu comme si tu avais foiré le développement d’une photo argentique ou envoyé de l’acide sur un polaroid en train de sécher. Il a eu l’idée de l’appliquer à des portraits de gens à l’air extatique, ça donnait un rendu dérangeant. Comme on manquait de photos, on a aussi fait nos deux portraits selon le même principe. L’idée des portraits est de coller à cet esprit de déclin heureux qui caractérise l’album… des gens hystériques qui foncent droit dans un mur, l’air bien taré.

Le single est extrait de votre futur album Mary D. Kay qui devrait sortir en 2020. Peut-on en savoir plus à son sujet ?
Mary D. Kay est notre premier album. Les 8 titres qui le composent sont d’inspiration assez variées : on trouve des morceaux aux ambiances changeantes, avec des phases maniaques et des phases dépressives. C’est cette dualité que l’on retrouve dans l’artwork. L’idée des effondrements en cours ou à venir est omniprésente dans les textes.

Comment composez-vous vos titres et quelles sont vos sources d'inspirations ?
On compose essentiellement à deux. Rien de bien original de ce côté-là : l’un de nous peut arriver avec une chanson complète ou quelque chose de plus embryonnaire, parfois un riff ou une suite d’accords. Comme on est deux chanteurs, on décide aussi de qui chante la voix principale. On passe un peu de temps sur un piano, on écrit des textes, puis on imagine la direction de la prod’ et on enregistre. On passe parfois (ce fut le cas pour cet album) par plusieurs versions différentes. On a l’avantage d’avoir un accès illimité au studio de Julien et Nico (notre bassiste et ingé mastering). C’est un avantage certain, surtout quand on a du mal à se décider !

Est-il possible d'en savoir plus sur votre passage en studio ?
On manque cruellement d’anecdotes croustillantes ! On a mis deux ans à enregistrer, réenregistrer cet album… On se connaît très bien, on travaille efficacement à deux, et on s’éclate bien. J’ai tout de même l’impression que le studio est un endroit assez studieux, loin des clichés véhiculés dans certains récits. C’est un endroit suffisamment familier pour avoir cessé d’être intimidant, mais ça n’est pas non plus la cour de récréation. Bon… globalement on y boit pas mal de café et on y mange assez mal. 

Avez-vous rencontré des difficultés dans la préparation de Mary D. Kay et que souhaitez-vous apporter à la musique avec cet album ?
On n’a pas eu de réelles difficultés. D’ailleurs on n’a jamais eu de mal à écrire de la musique. Ce qui a pris du temps c’est les choix de production, sur lesquels on est revenus après s’être laissé du temps, et d’autres choses indépendantes de la vie de musicien. C’est difficile d’appréhender la musique comme un métier, les places sont rares. Alors on n’a pas la prétention d’« apporter » à la musique avec cet album. Mais on a toujours autant envie d’écrire de belles chansons, et on a le soutien de quelques personnes précieuses pour continuer à le faire.

Des clips seront-ils prévus et comment les imaginez-vous ?
Un clip est en cours de finalisation et illustrera prochainement notre deuxième single, Able Archer. Réalisé par Simon François et Fred, il est résolument « low tech » : format carré, noir et blanc, utilisation du pixel et basse résolution de rigueur dans une optique de décroissance numérique. La narration du clip prend pour fil conducteur l’histoire de l’humanité, de l’apparition des premières formes de vie sur Terre, jusqu’à l’extinction de la civilisation moderne, dont l’homme connecté pourrait être le dernier avatar !

Une indiscrétion à nous donner sur l'album Mary D. Kay ?
Accrochez-vous à vos bretelles : Mary D. Kay est un homophone pour merry decay…

Prévoyez-vous des concerts et comment ressentez-vous la scène ?
On aime beaucoup le live. Sur scène, on est 6 musiciens pour jouer toutes les parties. Il se dégage quelque chose de particulier et de vraiment enthousiasmant quand on se réunit pour jouer les morceaux de cet album. On prévoit pour commencer un concert de sortie sur Lyon et Paris. Dates à préciser.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci, et à la prochaine !

Merci à Animali d'avoir répondu à notre interview !
Suivez leur actualité sur Facebook.

Animali ''Genetic Bomb''

interview Musique

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