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Angèle : le clip de Moussu T & Lei Jovents

Moussu T & Lei Jovents, le groupe phare de la chanson occitane revient avec un nouveau clip, Angèle, qui porte haut les couleurs marseillaises !

Après un premier volume sorti en 2014, Moussu T poursuit son hommage aux classiques de la chanson marseillaise des années 30 avec un deuxième album, qui sortira le 19 Octobre.

Angèle, initialement écrite par René Sarvil, l’un des acteurs phares des opérettes marseillaises, raconte l’histoire de la serveuse du restaurant « L’étoile Filante », situé sur le vieux port de Marseille. 

Bien que la chanson date de 1932, le texte et le clip sonnent plus frais que jamais grâce à l’interprétation du groupe et au sourire contagieux de cette « Angèle », qui nous rappelle comme il fait bon vivre à Marseille.

Du restaurant de l’étoile filante
Elle est la servante aimée des clients
Quand elle leur sert avec de l’adresse
Une bouillabaisse, ils disent friands :
Cette Angèle c’est un trésor
C’est la perle du vieux port
Elle a du soleil surement
Dans les yeux, dans le sang
Et dans le cœur un stock de bonne humeur

ANGÈLE / MOUSSU T E LEI JOVENTS

A propos d'Angèle de René Sarvil

René Sarvil ou Sarvil (René Crescenzo, 1901-1975), né à Toulon et décédé à Marseille, est un chansonnier, revuiste, chanteur, acteur, auteur de comédies et de sketches, de chansons innombrables – parmi lesquelles le charmant Noël des petits santons. Il a lui-même signé quelques mélodies dont celle d’Angèle, au 6ème tableau de La Revue marseillaise de 1932 ; un spectacle, qui connut un immense succès au Moulin de la Chanson à Paris, et d’où naquit la grande aventure de ce que l’on appela ensuite « Opérette marseillaise », et nul ne saurait oublier qu’il en fut, lui Sarvil, l’un des artisans majeurs.

Parolier, auteurs d’un millier de chansons sur 50 années de carrière, il a écrit pour les plus grands de l’époque : Mayol, Chevalier, Fernandel, Tino Rossi, Edith Piaf, Marie Dubas, Reda Caire...

Chansonnier sous contrat à la Lune Rousse de 1930 à 1936, il écrivait tous les spectacles et les revuettes du lieu mythique de l’esprit montmartrois, pour son complice Pierre Dac. Végétant, il n’en jouait pas moins les utilités et le Marseillais de service auprès des touristes Rue de Clichy, lorsque Alibert vint le chercher pour écrire la Revue Marseillaise. Cette initiative installera définitivement le genre marseillais dans la capitale. Puis avec Vincent Scotto, ils vont créer ce qui restera la synthèse de la longue tradition de spectacles marseillais.

A la demande de son commanditaire, il produira ainsi les sept livrets et toutes les paroles des chansons de ce corpus qui entrera dans le patrimoine de la cité phocéenne : les Opérettes Marseillaises.

Au début des années 1930, les revues font florès à « L’Alcazar » à Marseille. Certains auteurs y attirent particulièrement les foules, alors pourquoi ne pas s’y essayer à Paris ? C’est ce que se dit Henri Alibert, alors qu’il y donne un tour de chant (sans accent) avec Gaby Sims. Le petit théâtre du « Moulin de la Chanson », qu’il tente de faire vivre, est en train de péricliter sur le mauvais côté du boulevard de Clichy. Il en parle à son beau-père, Vincent Scotto – qui est parisien depuis 1906 et court de succès en succès. On convoque le gratin des auteurs marseillais de Paris : Mas-Andrès, Marc-Cab et René Sarvil ; on monte une troupe « ad hoc » avec en tête d’affiche Alibert, Jenny Hélia, Sarvil, Gorlett... Les musiques sont signées Scotto (pour la chanson Zou ! un peu d’aïoli), Sarvil et Georges Sellers – qui dirige son propre orchestre. La « première » a lieu le 26 avril 1932 ; c’est le triomphe de « La Revue marseillaise » : on jouera, six mois durant, à guichets fermés !

Il faut dire que Marcel Pagnol lui-même vient de conquérir les Parisiens avec « Marius » et « Fanny ». Les Marseillais ont la cote ! Ils donnent à rêver de mer de soleil, de joie de vivre... ; de « congés payés », déjà ! Et puis, sur les boulevards, les opéras-bouffes d’Offenbach mènent grand train depuis près de quatre-vingts ans ; et Scotto a dans sa guitare de quoi devenir un « Offenbach de la chanson », alors !...

A peine un an plus tard, en novembre 1936, débarquent « Les Gangsters du Château d’If ». Toujours aux « Célestins » de Lyon. Et avec encore un moulon de refrains à succès : Tout autour de la Corniche, Le plaisir de la pêche, Youpi ou la valse du Racati, Mon cœur vient de prendre un coup de soleil, entre autres. Incroyable veine mélodique de Vincent Scotto ! Qui récidive en avril, toujours aux Célestins dans Le Roi des galéjeurs - où Rose Carday, Alibert et les autres entonnent Mon cœur a besoin d’aimer, Nice la belle, Le printemps sourit ou encore La chanson des cireurs marseillais. Viendra enfin la « der des ders » : mai 1945 – création à Lyon encore : Les gauchos de Marseille, où apparaît une nouvelle chanteuse, Mireille Bard, et où un refrain fait un malheur Le petit bal de la Belle-de-Mai.

L’équipe Sarvil-Alibert-Scotto et compagnie a donc commis sept « opérettes marseillaises », qui racontent les petits bonheurs de la vie marseillaise, avec des acteurs-chanteurs marseillais, dans le parler marseillais, avec l’accent marseillais. Elles ont toutes été créées à Paris ou à Lyon, mais c’est bel et bien Paris – où ont eu lieu toutes les premières de longues séries de représentations – qui a fait – et avec quel enthousiasme ! – leur immense succès. Elles ont été données à Marseille, brièvement, en début des tournées de création, au Pathé Palace, à l’Odéon surtout. Mais c’est seulement dans les années 50 que le public marseillais les a applaudies, notamment à l’Alcazar de Robert-Trébor. Voilà l’histoire !

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