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Alterlight présente l'EP Fragments

Maxime Lopes Par Le mercredi, 09 février 2022 à 10:12 0

Dans Culturel

Le groupe belge Alterlight présente l'EP Fragments.

Alterlight (crédit Jérôme Grégoire)

crédit visuel : Jérôme Grégoire

Comme un puzzle cohérent qui exploserait de couleurs, "Fragments" - le dernier EP du groupe belge Alterlight - n'est pas à considérer comme le classique premier pas vers un album.

‍Comme une œuvre originale à part entière, reflétant les influences et les parcours musicaux d'un groupe marqué autant par le rock alternatif des années 90 (Weezer, Placebo, Muse...) que par les sonorités des années 2000 (Coldplay, Linkin Park, BMTH,...), les six titres du disque sont conçus comme six invitations à cristalliser, dans son kaléidoscope musical personnel, six instantanés de vie.

‍Les fragments forment alors un cycle. Ne le manquez pas !

Interview avec Alterlight

Comment s'est formé Alterlight et d'où vient votre passion pour la musique ?
Je [Paolo, ndr] viens d’une famille de musiciens. Ma maman était professeur de guitare et ma grand mère pianiste. Quand j’étais plus jeune, j’ai découvert le violoncelle dans les rues de Prague. J’ai été fasciné et j’en ai joué durant 7 années. Ado, j’ai découvert le rock avec Nirvana puis Deftones. J’ai alors commencé la batterie et j’ai joué dans divers groupes. Je me suis mis à écrire des chansons pour le groupe qu’on a formé mon frère et moi. J’ai adoré cette expérience et cela m’a poussé à écrire des textes plus personnels et à composer mes propres chansons. Quand j’ai eu assez de matière, j’ai formé Alterlight en 2016. J’ai mis des annonces sur internet et après quelques changements de line-up nous sommes arrivés au groupe tel qu’il est aujourd’hui.

Pouvez-vous nous présenter l'album Fragments et son univers ?
À l’écoute de l’EP, vous remarquerez qu’on voyage entre plusieurs styles, entre pop, électro, rock… Le but étant de faire de la musique directe, qui plonge l’auditeur dans une atmosphère colorée, nuancée. En live, nous voulons proposer un panel d’émotions tout en faisant voyager le public avec nous.
On a choisi le mot 'Fragments’ car il se lit de la même manière en anglais et en français. Puis par rapport aux sens multiples : l’EP a été enregistré à différentes périodes d’Alterlight, en raison de la situation sanitaire… Nous avons enregistré deux titres dans un studio à Liège et quatre autres titres dans un studio à Louvain.
Le mot ‘fragment’ représente aussi un cycle de vie, avec différentes étapes : on peut voir l’EP ‘Fragments’ comme un trajet sur la courbe du deuil, que l’on peut relier à différents sujets.
À travers les six titres de l’EP, on progresse d’un prologue assez doux à un épilogue intense. Au fil des chansons, le groupe s’attache à créer un cycle, à raconter une histoire aux niveaux de lecture multiples.

Quelles ont été vos inspirations et comment l'avez-vous composé ?
Adolescent j’écoutais beaucoup de néo metal et de rock alternatif. J’étais fan de groupe comme Korn, Deftones, Linkin Park, Alexisonfire, Muse… Je suis un grand amateur de mélodies mais aussi de groove. Cette passion du rock ne m’a jamais vraiment quitté. Mais j’écoute de tout et dans le groupe nos goûts sont assez éclectiques. Par exemple Sylvain, le bassiste écoute du metal comme Architects et Jerome, le claviériste écoute Clara Luciani.
Je suis également fort influencé par le cinéma. Dans mes textes j'essaye qu'il y'ait une dimension visuelle et que l’auditeur puisse se créer son propre imaginaire.
Pour la composition je démarre souvent d’un riff à la guitare. Je fredonne des mélodies de chant. Petit à petit les idées de sons me viennent (la batterie, les synthès etc…) Ensuite le texte arrive de lui même. Quand j’ai l’ensemble des morceaux je réadapte les textes à l’aide de David, notre guitariste afin de créer un ensemble cohérent.
En répétition avec le groupe nous testons les morceaux et les réadaptons en rentrant à la maison.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Cette fois-ci nous avons opté pour des guitares un peu plus saturées que notre précédent EP. Nous avons choisi une direction un peu plus rock et nous avons utilisé des guitares 7 cordes pour les enregistrements. Je voulais retrouver les sonorités proches de mes premières influences. Au niveau des sons électroniques nous avons fait un gros travail de recherche. Avec Stéphane, le batteur, nous avons beaucoup travaillé les voix et les harmonies. Il est familier de la musique classique et a une très bonne connaissance théorique, ce qui nous aide à préciser beaucoup de détails dans les morceaux et à enrichir les mélodies.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Suite à la crise Covid nous avons dû réaliser l’EP en deux phases. Nous avons enregistré deux premiers titres au studio de Nîcolas Pirlet. Ensuite ce studio étant fermé, nous nous sommes dirigés vers le Penthouse studio (Filip de Bot) près de Louvain. J'avais déjà enregistré il y a quelques années un CD là bas avec un autre groupe. Travailler avec Filip de bot fut une super expérience que je voulais réitérer.
Filip garde un certain artisanat dans son travail tout en est en ayant une culture rock assez large. Le studio est toujours une expérience très forte pour un groupe et cela a fortement consolidé notre noyau.

Comment choisissez-vous vos noms : Alterlight, Fragments... ?
J’aime les mots simples et directs. Alterlight est né lors d’une soirée bien arrosée où l’on cherchait un nom. Nous sommes partis d’Altar (une constellation) light puis on est arrivé à Alterlight. J’aimais assez l’idée de lumière et alter pour alternative ou alter en allemand qui signifie vieux. Alterlight est un mot positif.
Fragments m’est venu quand j’étais en route pour le studio. Je réfléchissais à la manière dont nous avons créé l’EP. Du point de vue visuel mais aussi sonore. Nous sommes passés par différentes périodes de création (différents studios, différentes phases d’enregistrements, changement de musiciens etc…) qui nous ont amené à un résultat assez éclectique qu’il a fallu lier. Un peu comme un puzzle.

Dîtes nous en plus sur le titre Maniac et son clip...
Maniac est une chanson qui parle de conflit intérieur mais aussi de tout ce qui nous effraie en tant qu'humain. Le clip en est une métaphore notamment dans le jeu de l’actrice. D’ailleurs sa présence n’est pas anodine. Je tiens en effet à ce qu’il y ait un côté féminin dans chaque clip du groupe pour représenter au mieux les relations humaines et sociales qui m’inspirent.
La vidéo est de Vincent Rion. Il réalise tous nos clips et cette une collaboration précieuse et efficace.

Est-il possible de nous parler de la pochette de Fragments ?
La pochette de Fragments a été réalisé par Mojo un artiste belge... Elle représente un extrait d'une œuvre beaucoup plus grande.
Cet artiste a de nombreuses œuvres très colorées, liées à la nature. Quand j'ai parcouru ses tableaux, je me suis arrêté à cette œuvre nommée « Parfum coloré ». Elle représente pour moi un ensemble de nuances colorées, que l’on peut lier à diverses émotions, ce qui correspondait tout à fait à ce que je voulais partager avec Fragments.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'album Fragments ?
Avec Fragments j'ai voulu transmettre un panel très large d'émotions. Les textes des chansons sont interprétés de manière très subjective. Chacun pourra retrouver un sens qui lui est propre. La musique est variée et alterne entre ténèbres et lumière.
On a tenté avec fragments de partager un large éventail d’états d’âme et de sentiments que l’on peut traverser au cours d'une vie.

Une anecdote ou une indiscrétion à nous raconter ?
Il y a quelques années nous participions aux fêtes de Wallonie à Andenne. En Belgique ce sont des festivités importantes. Ce jour là nous jouions sur une scène en extérieur. Lorsque nous faisions notre balance, un clown est venu nous interpeller. Ce dernier, super agressif et en colère, nous a prié de faire moins de bruit car il était en représentation à quelques mètres devant notre scène.
L'organisation n'avait pas pensé à ce détail. L’image de ce clown sensé amuser, nous hurlant dessus, nous provoqua un fou rire.

Qu'appréciez-vous dans la scène et des concerts sont-ils prévus ?
Ce que nous adorons dans la scène c'est les réactions du public. Nous aimons faire vivre nos morceaux sur scène. Le studio c'est génial mais la scène est un exutoire et une façon différente de faire exister notre musique. Des concerts où les gens chantent nos chansons, ça nous fait vibrer.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Un grand merci pour l’interview. C’était un plaisir de partager notre univers avec vous. N'hésitez pas à visiter nos pages et découvrir votre musique.

Merci à Alterlight d'avoir répondu à notre interview !

Alterlight - Maniac - [Official Video]

Musique interview Crowdfunding

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