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Alinéa présente l'album Madison

Maxime Lopes Par Le lundi, 20 juin 2022 à 13:58 0

Dans Culturel

Alinéa, c’est la collaboration d’un groupe d’artistes, dirigé par deux frères. Découvrez leur album Madison.Alinéa

Fondé par Thierry Cividino (Auteur, compositeur, interprète et guitariste/chanteur) et Nico Cividino (Batterie et percussions) , le duo recrute les artistes nécessaires aux bons besoins des projets en cours.
 C’est déjà 11 titres originaux sur le premier album, « Madison » sorti en Octobre 2020, ainsi qu’une belle centaine de chansons en « stock », afin d’alimenter la suite de notre projet de façon régulière, concrète et réfléchie.

Même si nous sommes catégorisés dans le style alternatif, nous travaillons, musicalement, de façon étendue et ouverte sur « tout ce qui sonne bien ». La qualité des textes, de la musique, et de l’originalité des oeuvres, reste pour nous, une priorité absolue.

Comment s'est formé le groupe Alinéa et est-ce simple de faire de la musique avec deux frères qui y sont membres ?
Alinéa a toujours plus ou moins existé dans ma vie, avec des musiciens vacants et variés. Au tout début, c’était un projet assez flottant et éparpillé, nous ne savions pas vraiment comment faire, ni par quoi commencer.
Puis l’un des fondateurs du groupe est parti sur Paris pour ses études d’ingénieur du son, on a donc mis un peu les choses en stand by. Il y a de ça une quinzaine d’années.
Plus récemment, autour de 2016, j’ai décidé de reprendre la route de l’écriture, et Nico m’a soutenu via son réseau de musiciens locaux à reconstruire le groupe.
Nous avons alors recréé une formation. Plus réfléchi, plus posé.
C’est ainsi que les projets musicaux sérieux et latents, et l’envie de partager notre musique sur scène, nous a poussés et aidés à concrétiser notre album « Madison » en 2020.
Nico et moi sommes assez perfectionnistes, et nous naviguons  sur les mêmes émotions musicales, ce qui peut autant faciliter l’avancement que le faire reculer. En fait, lui et moi, on bosse beaucoup au feeling et nos multiples influences restent  assez complémentaires. L’entente, entre nous, est relativement fusionnelle, même si nous sommes pas toujours en osmose.

D'où vient votre passion pour la musique ?
J’ai été bercé depuis ma plus tendre enfance, dans un univers musical assez varié. A la maison, on entendait du Deep purple, du Hendrix, Pink Floyd, autant que du Johnny et autres Goldman / Balavoine / Berger, du rock, de la variété, du blues, de la pop, de la funk… un peu de tout finalement !  
J’ai toujours considéré que c’était une chance d’avoir connu un brassage artistique varié. C’est devant notre chaîne hi-fi analogique, les dimanches en famille,  que j’ai commencé à ressentir des émotions en écoutant tous ces géants.
Je pense que ma passion pour la musique a pris naissance à ce moment-là.
Quelque part, je dois un peu de tout ça à mes proches.

Comment composez-vous vos titres et quelles sont vos sources d'inspirations ?
C’est un processus assez flou, on ne sait jamais à quel moment l’inspiration va nous envahir. Parfois on essaie de provoquer et rien ne vient, et parfois on ne provoque rien et tout se déclenche. La plupart des titres de « Madison » ont été écrits ainsi. Ce fonctionnement m’apporte de la liberté et de l’originalité dans l’écriture, et j’aime créer mes morceaux spontanément.
Lorsque l’on tient quelques chose de bon, on retient la base musicale, et on développe le morceau en explorant un maximum de possibilités.
Parfois cela fonctionne, le titre prend vie,  et parfois on finit par mettre tout ça dans un classeur ou une corbeille à papier…

Est-il possible d'en savoir plus sur votre travail et vos choix concernant la partie instrumentale ?
Le plus intéressant pour nous est de faire des arrangements plutôt rock/alternatif qui sonnent bien, simples et efficaces. La plupart du temps on inclut en priorité guitare, basse, batterie et voix, et lorsque c’est nécessaire, on laisse « parler » la musique. On développe autour de ça pour arriver à un produit fini cohérent avec l’ambiance sonore d’« Alinéa ».
Les instrumentaux sont écrits pour pouvoir reproduire les titres simplement. Autant en guitare/voix qu’en groupe.

Que vous apporte le fait de travailler en groupe sur le plan personnel et artistique ?
Le groupe et les musiciens apportent des nuances et des touches qui ne sont pas forcément abordées en écriture ou en studio. J’ai l’avantage de travailler avec des artistes imaginatifs, sincères et uniques. Lorsque l’on a de bons résultats avec les musiciens, et que leurs propositions musicales sont cohérentes, cela apporte encore un peu plus d’originalité en création et en concert.

Pouvez-vous nous présenter l'album Madison ?
« Madison » est un album construit par phases. L’ensemble de cet opus peut s’écouter en fonds sonore tout comme dans ses détails. L’idée était de présenter des titres permettant de se plonger dans un certain état d’esprit, de basculer dans nôtre disque, comme on plonge dans un livre. Le climat et l’ambiance sonore est très importante lorsqu’on propose un projet que l’on aimerait faire durer dans le temps. Une des étapes la plus difficile était de trouver « notre son ».
Un titre d’alinéa doit se reconnaître en deux ou trois mesures d’écoute. Je pense que nous avons réussi ce défi à 98%.
Les textes et les mélodies ont nécessités beaucoup de travail, le placement des titres, des voix, des mesures, ou encore les arrangements ont été minutieusement réfléchis afin de présenter un projet lisse, vraiment original et varié dans les styles, tout en conservant l’esprit d’Alinéa.  
Nous avons finalisé un album à l’ancienne, avec un son presque “sale”.  
On vous emmène du premier titre au dernier, chansons après chansons, en alternant les phases musicales, et à la fin de la dernière note de l’album, vous aurez partagé et vécu un moment unique dans l’univers d’Alinéa.  
On y retrouvera tout de même quelques clins d’œil à nos influences, il suffira juste de tendre l’oreille au bon moment!

Qu'est-ce qui vous a intéressé de proposer cet opus dans une version "live" ?
Je considère que le Live est une autre forme de présentation d’un artiste. Une représentation.
Dans ce métier, si on veut durer un peu, on se doit de surprendre en permanence tout en restant fidèle au projet de départ.
Pour l’enregistrement en live, on s’est enfermé des journées entières pour pouvoir proposer de nouvelles versions des chansons. Pas mal de titres on été refondus, et repris de zéro. Je pense qu’on a essayer de bien travaillé sur tout les points (jamais assez évidemment) dans le sens où nous sommes tous très satisfait du spectacle, public inclus.
Si l’on écoute l’album, et juste après le live, on comprend à quel point les possibilités sont infinies Et modulables. Le retour que l’on a du public est vraiment très enrichissant et positif, et ça colle avec nos envies, puisque c’est pour eux (et grâce à eux!) que l’on  travail si sérieusement.

Comment se passent les enregistrements en studio ?
C’est toujours des moments de plaisir, on arrive déjà prêt, concentré, on debrief autour d’un café, puis on y va, on propose, on prend les instruments parfois individuellement, parfois en globalité. Ca dépend souvent du filling de chacuns.
Le plus frustrant est de savoir que l’on a fait un bon rec, mais que l’on doit souvent attendre quelques jours les « Mix », pour se rendre compte de la qualité de notre travail, (ou pas, ça ne fonctionne pas sistematiquement…)
C’est généralement assez bon enfant, mais très constructif.  
En bref, que des bons moments en musique…

Parlez-nous du titre Des bémols et des dièses...
Un titre écrit  et dédié aux multiples formes d’artistes. Il apparaîtra sur le prochain disque.
J’admire énormément les artistes, sous toutes leurs formes.
Cette chansons parle d’un peintre, d’un musiciens, d’un écrivain et d’un sculpteur.
Pour dire aussi que le résultat d’une œuvre n’est pas toujours le projet que l’on avait démarré au tout début de l’idée, et bien souvent, l’artiste subit les courants changeants de son inspiration, et doit tenter de les canaliser.
 Non pas « par manque d’envie de créer », l’art est une chose mystérieuse et unique pour chacun de nous.
Pour ma part, bien souvent, il prend le dessus sur le reste, me ronge, m’empêche de dormir, et je ne peux m’en  libérer uniquement qu’en « créant » de nouveau.
C’est une spirale qu’il est difficile de défaire ou d’éviter, et qui reste parfois incontrôlable de l’intérieur.
Je voulais mettre en valeur les quelques petites choses que l’ont peut qualifier en quelques petits mots simples.
D’une certaine manière cette chanson est un peu un hommage admiratif et passionné à leur égard.

Que souhaitez-vous apporter au public avec votre musique ?
J’opterai pour un bon moment ensemble, en proposant quelques chose de nouveau, qui surprend le public. De la bonne musique avec beaucoup d’authenticité et… un peu de rêves ? pourquoi pas, pendant ces quelques heures entre nous…

Aurez-vous l'occasion de voir prochainement le public sur scène et qu'appréciez-vous dans les concerts ?
La scène, c’est la concrétisation de notre travail, l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de gagner en perfectionnement comme en notoriété. C’est un travail de tous les jours pour maintenir et améliorer notre projet.
Alors oui, on se produit dès que l’occasion se présente.
Jouer ensemble et faire un « show », plaisant et intéressant, sont des facteurs très importants pour nous.
Lorsque l’on a bien joué, et que l’on gagne un peu le cœur du public, une sensation de gratitude, de plaisir, mais aussi un peu de fierté d’avoir une fois de plus réussi à séduire grâce à notre musique. C’est une sensation que je ne retrouve nulle part ailleurs dans la vie.
Pour l’heure, je me suis donné quelques temps de battement pour terminer la production de “Madison Live” Et du second opus, que nous pourrions proposer avant la fin de l’année si tout se passe bien.
Un album de blues est en cours d’écriture en parallèle, et les collaborations se multiplies.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Qu’il faut toujours suivre ses rêves.
Qu’il faut toujours rester bienveillant autour de vous.
Que ce n’est que le début d’une longue série d’album pour moi, et, pour conclure, j’imagine que…  « j’ai pas les mots… » ?

Merci à Alinéa d'avoir répondu à notre interview !

Des bémols et des dièses

Musique interview

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