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Teke::Teke - concert à Rennes

Le samedi, 04 décembre 2021 à 22:00

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Parc des expos (hall 8) - Bruz 12€ - 31€

Entre de bonnes mains, un même objet d'art peut connaître plusieurs vies. La méthode séculaire du kintsugi permet de réparer les poteries brisées en soudant les morceaux avec de la laque d'or, d'argent ou de platine. Beau dans son incarnation première, si l’objet vient à se briser, il peut être réparé et magnifié à nouveau. Après s'être inspiré du surf rock japonais, du psychédélisme brésilien et du folk bulgare, puis avoir mis en pièces ces compositions, le groupe montréalais TEKE::TEKE a fait de la destruction le fertile terreau de son premier album Shirushi qui sortira le 03 décembre prochain chez Kill Rock Stars.
 
TEKE::TEKE trouve son origine dans un autre projet, alors que le guitariste Serge Nakauchi-Pelletier, le batteur Ian Lettre et le tromboniste Etienne Lebel commencent des improvisations ensemble tout en étant membres du backing band d'un autre artiste. Tandis qu’ils partagent leur musique et découvrent de nouveaux morceaux, ils se sentent particulièrement attirés par le travail de la légende japonaise du surf rock et du garage rock Takeshi « Terry » Terauchi. « On a commencé à apprendre ses chansons et à les jouer pendant les balances, et on a décidé de monter un groupe ! » raconte Nakauchi-Pelletier. Ces compositions nécessitaient cependant plus de musiciens, ils sont donc partis à leur recherche : « On s’est retrouvé à sept, un drôle de mélange de talents aux influences très diverses », ajoute-t-il en riant.
 
Le trio est rejoint par le guitariste rythmique Hidetaka Yoneyama, le bassiste Mishka Stein, la multi-instrumentiste Yuki Isami et la chanteuse Maya Kuroki. Ensemble ils commencent immédiatement à s'imprégner de l'œuvre de Terauchi tout en développant un style propre au groupe. Leur première scène a lieu lors d'un festival de musique psychédélique, sous la forme d’un hommage à Terauchi qui leur vaut des critiques élogieuses. A partir de là, TEKE::TEKE commence à intégrer de plus en plus son matériel et son style dans les arrangements. « On ne s’attendait pas à la réponse qu’on a reçue, mais le fait de rencontrer de nouvelles personnes et de sentir toute cette énergie nous a poussés à avancer », raconte Yoneyama.
 
Le groupe a passé ces deux dernières années à diffuser cette expérience tourbillonnante et joyeuse à travers le monde, tout en prenant du temps, à distance de la scène, pour traduire cette expérience dans le premier album. Les sept musiciens se sont réfugiés dans une cabane dans la campagne canadienne pour écrire, avant un séjour dans le célèbre studio Machines with Magnets de Rhode Island pour être sûrs de se concentrer sur la musique et rien d’autre. « Être sept dans la pièce nous a permis de nous ouvrir et de rassembler plein d'idées différentes, explique Nakauchi-Pelletier. Je suis arrivé avec des chansons écrites, mais avoir quelque chose de réfléchi ne veut pas forcément dire grand chose. On peut tout casser et recoller les morceaux d'une manière différente. »
 
Le résultat de ce projet de reconstruction, Shirushi, est une impressionnante mosaïque de styles et d'époques, dans laquelle des riffs de guitare dingues et des trilles de flûte traversière volent en escadron. Le disque intègre des instruments traditionnels, s'inspire des musiques de films des années 70 et des ballades romantiques de l'enka japonais, pourtant c’est comme s’il nous venait d'un futur lointain.

Entre les éclats du shinobue et les soupirs du trombone, ce qu’exprime Maya Kuroki rappelle Björk et son aptitude à se sentir forte tout en étant submergée par l'émotion l’instant d’après. Actrice et artiste visuelle de formation, Maya Kuroki sublime d’une façon magistrale, sur le devant de la scène de TEKE::TEKE, les arrangements déjà spectaculaires du groupe.
 
Il est évident que Shirushi n'est que le début d'un voyage tentaculaire. « C'est notre invitation à rejoindre notre petit monde », explique Yoneyama. « Le titre de l'album dans ce contexte est le signe de grands changements, de grandes choses à venir. » Et tout comme le kintsugi, ce monde est continuellement récréé par des aventuriers audacieux prêts à tailler en pièces le passé et à découvrir à quoi il ressemble une fois reconstitué à leur manière. « Il y a toujours quelque chose de prometteur après la destruction, ajoute Nakauchi-Pelletier. Ensuite vient la renaissance, et nous devons réapprendre. »

Concert le 4 décembre 2021 à Rennes, dans le cadre des Transmusicales.

02 99 52 68 42

Concert

Parc des expos (hall 8) 35172 Bruz France
Appli tous anticovid
Porter un masque

TEKE::TEKE - Yoru Ni (Official Music Video)

Mettons les choses au(x) (deux) point(s). L’origine du nom Teke::Teke n’a rien à voir avec le fantôme d’une fillette japonaise qui se serait fait coupée en deux par un train, comme on peut le lire sur la Toile. Les membres de ce groupe montréalais ont d’abord voulu rendre hommage au mouvement « Eleki », (électrique en japonais), référence à la folie pour le surf rock qui s’est abattue sur l’archipel nippon dans les années 1960 et popularisée par l’onomatopée « teketeketeke ». L’étonnant septet incorpore à cet héritage des sonorités psychédéliques voire noise, ainsi qu’une approche théâtrale à travers la personnalité vibrionnante de sa chanteuse japonaise Maya Kuroki. Tarantino peut tourner Kill Bill 3, on a déjà la BO.

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