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Marie-Claude Pietragalla: La femme qui danse - Théâtre de la Madeleine

Le vendredi, 14 octobre 2022 de 19:00 à 20:15 - Chaque semaine jusqu'au : dimanche, 06 novembre 2022

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Théâtre De La Madeleine - Paris Durée : 1h15 24€ - 69€

De danseuse Étoile à chorégraphe de sa propre compagnie le Théâtre du Corps, Marie-Claude Pietragalla fête ses 40 ans sur scène.
Dans ce seule en scène : "La femme qui danse", "Pietra" révèle l’indicible de son métier et de son art, et est tour à tour guide et témoin, muse et créatrice, actrice et danseuse.  Cette artiste singulière nous dévoile en confidence ce qui constitue un parcours de vie.

La femme qui danse - Marie-Claude Pietragalla

01 42 65 07 09

Théâtre

Théâtre De La Madeleine 19 Rue De Surène, 75008 Paris France

Prochaines dates

L’abnégation, la persévérance, la passion qui animent Pietra prennent leurs sources dans une personnalité hors du commun, un caractère singulier d’une artiste de génie qui ne laisse personne indifférent. Il y a deux femmes ou plutôt deux personnalités qui cohabitent chez elle : la femme timide et cependant engagée qui tous les jours trace sa route, dirige sa compagnie, rêve sa vie et trouve la force de la réaliser...
Puis cette autre femme passionnée et exigeante envers elle-même qui défie le temps, l’apesanteur et la beauté à chaque seconde passée sur scène. L’artiste se métamorphose sans cesse : il emprunte à la vie l’énergie décuplée de ses espérances, de ses doutes et de ce travail minutieux, quasi-sculptural du danseur pour mieux faire ressentir sur scène la vie elle-même, sa grandeur, sa décadence, son originalité, sa poésie et sa puissance.
Pietra entame aujourd’hui un travail d’intro-spection inédit puisqu’elle plonge dans sa mémoire psychique et organique pour faire resurgir des visages, des rencontres, des « moments » de danse... Que reste-t-il dans le corps et dans le cœur de toutes ces chorégraphies, de tout un parcours d’artiste ?
La mémoire est la faculté de conserver, d’enregistrer des états de conscience et de les reconnaître, de les éprouver à nouveau en tant que souvenirs. La vie consciente n’est possible, n’est permise que dans la mesure où le souvenir peut être enregistré et reconnu.
Une danse consciente peut-elle exister dans ces conditions ? Se remémorer pour ne pas oublier ? Comment lier héritage et création ? Comment l’oralité de la transmission peut-elle constituer la première étape d’une écriture scénique qu’elle soit chorégraphique ou théâtrale ? Ce sont ces questions et tant d’autres qui sont à l’origine de ce projet si intime et personnel.
Seule en scène, tentant de révéler l’indicible de notre métier et de notre art, Pietra s’invente guide et témoin, muse et créatrice, disciplinée et rebelle, actrice et danseuse.

Julien Derouault

J’ai imaginé la Femme qui Danse, comme une expérience visuelle et sensorielle, plongeant le spectateur dans le voyage et la pensée intime de l’artiste. La respiration est omniprésente et avec elle, se noue une proximité, une écoute particulière. Le spectateur respire au rythme de l‘artiste, comme une ponctuation supplémentaire.

Les textes originaux de ce spectacle, en résonnance au corps en mouvement, dévoilent sur le ton de la confidence, un rapport à l’intime, aux sensations physiques et aux émotions vécues sur scène.
Dans le processus de création, j’ai souhaité conjuguer témoignage oral et mémoire du corps.
Que fait-on d’un héritage culturel, d’une connaissance du monde de la danse en perpétuel mutation ?

Comment insuffler et sensibiliser la jeune génération à la danse comme Art de l’instant, du sensible et de l’éphémère ?

La transmission orale est essentielle dans l’art chorégraphique, il faut habiller sa danse avec des mots, donner du sens et de la qualité au mouvement, qu’il soit furtif, vibrant, saccadé, violent, fluide, répétitif ou spectaculaire.

J’ai vécu 40 ans sur scène à remettre mon ouvrage comme un artisan jour après jour, à plier mon corps avec discipline, à incarner des personnages romanesques, à créer des combinaisons de mouvements inédits jaillissant de mon imaginaire, à conserver farouchement sincérité et honnêteté dans mon travail.
Toutes les émotions indicibles, les bonheurs ressentis l’espace d’un geste suspendu, la pudeur de recevoir les applaudissements du public, les théâtres investis et les scènes passées et à venir, ont déterminé cette femme qui danse.

Oui, je suis un animal mimant et dansant, un être incarné et désincarné qui évolue au gré d’un rythme intérieur, d’un souffle musical, d’une conscience éclairée.
La danse est pour moi une pensée au quotidien, une douce dépendance, une nécessité de chaque instant.

Marie-Claude Pietragalla

Pietragalla, la Femme qui Danse

Après plus de 3 mois de triomphe au théâtre de la Madeleine en 2021 et en France, Marie-Claude Pietragalla est de retour à Paris pour célébrer plus de 40 ans sur scène, elle a multiplié les expériences chorégraphiques, les influences et les esthétiques. De danseuse Étoile de l’opéra de Paris à chorégraphe de sa propre compagnie le Théâtre du Corps, cette artiste singulière a choisie de vivre la danse comme un art total.

Dans ce seul en scène, Pietra révèle l’indicible de son métier et de son art. Elle est tour à tour guide et témoin, muse et créatrice, actrice et danseuse. Elle entame un travail d’introspection inédit pour faire ressurgir des visages, des rencontres, des « moments » de danse.

L’oralité dans l’art chorégraphique est essentielle pour Marie-Claude Pietragalla ; elle souhaite dans ce travail conjuguer témoignage oral et mémoire du corps. Elle est l’auteure ici de textes inédits qui éclairent sur sa pensée, son ressenti, son expérience et ses sources d’inspiration. Se définissant comme une femme qui danse, Pietra nous dévoile en confidence ce qui constitue un parcours de vie.

Création septembre 2019

Mise en scène Julien Derouault
Chorégraphie et textes inédits Marie-Claude Pietragalla
Lumière Alexis David
Conception et réalisation vidéo Julien Derouault
Création musicale Wilfried Wendling, La Muse en Circuit et Louis Huguenin

Musiques Tchaikovski – Adolphe Adam – Georges Bizet – Max Richter – Olafur Arnalds – Hildur Guðnadóttir – Birdy Nam Nam – Jules Massenet – Olafur Arnalds

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