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Des souris et des hommes - Le lucenaire

Le Lucernaire programmera, à partir du 29 janvier 2020, l'adaptation de Jean-Christophe Pagès de DES SOURIS ET DES HOMMES de John Steinbeck, mettant en scène une histoire d'amitié dans l'Amérique des années 30.
Jean-Christophe Pagès a fait le choix d'une mise en scène originale : un comédien (Thierry Bilisko) pour incarner 7 personnages, une danseuse et un musicien pour interpréter cette oeuvre western désormais "classique", intense et profonde ayant pour thème principal la solitude.

Du mardi au samedi à 18h30
Le Dimanche à 15h
Relâche le lundi.

Des souris et des hommes

Si le roman de Steinbeck a connu de nombreuses versions théâtrales et cinématographiques, il n’existe, à ce jour, aucune adaptation pour un seul en scène tel que celui-ci. De la même manière, le parti-pris de « danser » le personnage féminin n’a encore jamais été proposé.

UN CLASSIQUE DE LA LITTÉRATURE AMÉRICAINE

Californie, milieu des années trente. Comme des milliers de travailleurs ballottés par la crise économique, deux amis, George et Lennie, sont réduits à mener une vie d’errance, louant leurs bras d’une exploitation agricole à l’autre. Ils n’ont qu’un rêve : posséder un jour leur propre ferme, y vivre « comme des rentiers », y élever des lapins et être libres...

Avec :
Thierry BILISKO, Carole BORDES et ericnemo
et la voix de Xavier LACOUTURE
Adaptation et mise en scène : Jean-Christophe PAGÈS
d’après le roman de John Steinbeck “Of Mice and Men

  • 01 45 44 57 34

Billetterie

Théâtre

Le lucenaire 53 rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris France

Prochaines dates

Résumé

Au bord de la rivière Salinas, en Californie, deux hommes fatigués par une longue marche.
George Milton et Lennie Small sont deux amis d’enfance qui errent sur les routes de Californie en travaillant comme ouvriers agricoles saisonniers de ranch en ranch.

George et Lennie partagent depuis toujours le même rêve : posséder une petite exploitation, pour y vivre « comme des rentiers » et y élever des lapins.

Mais cette amitié est parfois lourde à assumer pour Georges car Lennie, en dépit d’une émouvante sincérité, a des comportements étranges : il adore caresser les souris. Doté d’une très grande force physique, il ne parvient pas toujours à dominer sa puissance, si bien que souvent les souris n’y résistent pas.

Lennie est fragile intellectuellement, ce qui lui vaut bien des ennuis. Un jour, il se retrouve en face de la jeune femme de Curley, son patron. Elle est belle et sensuelle. Elle s’approche pour lui parler. Il refuse, car il se sait vulnérable ; mais elle se fait plus insistante. Elle lui avoue qu’elle déteste son mari et qu’elle se sent malheureuse. Ému, Lennie lui caresse les cheveux ; mais il les caresse si fort qu’elle finit par prendre peur et se met à crier...

Des souris et des hommes de la Compagnie du Géant noir

Note d'intention du metteur en scène

Sur un plateau vide, entièrement noir et blanc, sobre et épuré comme dans un film de John Ford, un comédien seul. Il incarne tous les personnages masculins du roman. Par ce choix radical, j’ai souhaité renforcer l’idée de solitude voulue par Steinbeck et l’assumer jusqu’au bout.

Plus tard, il est rejoint par une danseuse écarlate (la femme de Curley, seule elle aussi, l’unique personnage féminin, central) et par un musicien qui, par ses compositions volontairement dépouillées, accentue le côté western crépusculaire de cette adaptation.

Soledad signifie « solitude » en espagnol, et c’est bien ce que nous avons sous les yeux : « des figures qui sont moins des personnages que des incarnations des différentes espèces de l’isolement humain », pour reprendre les mots de Marie-Christine Lemardeley-Cunci, « comme une cohorte vouée à l’errance, ces êtres remâchent leur solitude que les rêves de petite propriété foncière ne parviennent pas à combler. Dans ce monde inhumain qui semble préfigurer l’attente sans fin de Godot par Vladimir et Estragon, ni les personnages secondaires ni les acteurs principaux du drame ne semblent animés de passions. Tout est joué d’avance. »

Chacun traîne sa solitude inexorablement dans ce rectangle de lumière blafarde, on n’en sort pas, rien à faire, comme le dit George : « Les types comme nous, qui travaillent dans les ranches, y a pas plus seuls au monde. Pas d’famille, pas d’chez-soi, nulle part où aller. »

Solitude, seul en scène, Soledad, c’est froid, tragique, mais poétique. Et l’on repense aux mots de la photographe Dorothea Lange : « Personne n’a su qui j’étais, ni de quelle couleur était mon existence. Mais j’étais quand même là. »

Jean-Christophe Pagès

L'adaptation

Si le roman de Steinbeck a connu de nombreuses versions théâtrales et cinématographiques, il n’existe, à ce jour, aucune adaptation pour un seul en scène tel que la Compagnie le présente.
De la même manière, le parti-pris de « danser » le personnage féminin n’a encore jamais été proposé.

Pour Des souris et des hommes, la Compagnie du Géant noir a fait le choix d’affirmer ses spécificités : Thierry Bilisko joue l’ensemble des 7 personnages masculins : George, Lennie, Candy, Curley, Slim, Carlson et Crooks.

Carole Bordes ou Laure Desplan, danse La femme de Curley ; en effet, ce personnage, dont on ne connait d’ailleurs pas le nom, comme si sa féminité suffisait à son évocation, est surtout empreint d’une immense sensualité et devient assez rapidement central lorsque l’on devine que le drame va se nouer autour de lui.
RiZbO interprète, en direct, au banjo, violon et clavier, les musiques et l’atmosphère sonore créées par ericnemo.
Xavier Lacouture prête sa voix suave et ronde au narrateur.
Florent Tixier a réalisé les films qui, projetés dans une lumière blafarde créée par Mathieu Peyrard, sont les uniques décors du spectacle.

L’ensemble de l’esthétique - costumes et accessoires - souhaitée en collaboration avec Katherine Herrero, respecte le strict noir et blanc des photographies de Dorothea Lange et des films de John Ford, notamment dans sa collaboration avec Gregg Toland (à l’exception de la robe rouge de La femme de Curley et des dessins de Loïc Billiau). En effet, Des souris et des hommes peut être considéré comme une sorte de western moderne et nous souhaitons rendre modestement hommage au cinéma de cette époque.

L'oeuvre Des souris et des hommes, un classique de la littérature américaine

Californie, milieu des années trente. Comme des milliers de travailleurs ballottés par la crise économique, deux amis, George et Lennie, sont réduits à mener une vie d’errance, louant leurs bras d’une exploitation agricole à l’autre. Ils n’ont qu’un rêve : posséder un jour leur propre ferme, y vivre « comme des rentiers », y élever des lapins et être libres...

Auteur de romans mythiques comme À l’Est d’Eden (1952) ou Les Raisins de la Colère, John Ernest Steinbeck est né en 1902 en Californie. Admis à Stanford au début des années 20, il décide finalement d’arrêter ses études et de partir vivre à New York. Il enchaîne alors plusieurs petits boulots, pour finalement revenir en 1926 dans sa ville d’origine, Salinas. Il commence à écrire des romans, qui malheureusement ne rencontrent pas le succès espéré. Il attend 1935 pour être récompensé pour son roman Tortilla Flat, puis chacun de ses romans deviendra un best-seller, notamment Les Raisins de la Colère, paru en 1938. C’est, selon John Steinbeck lui-même, sa meilleure œuvre. En 1940, le livre est adapté au cinéma et Steinbeck reçoit alors le prix Pulitzer. Chaque année, ou presque, il publie un nouveau livre.
Son dernier roman, L’Hiver de notre mécontentement, sort en 1961 et reçoit le Prix Nobel de littérature l’année suivante. John Steinbeck meurt à New York le 20 décembre 1968.

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