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Rencontres et concert Algérie France, la voix des objets - Mucem

Du jeudi, 05 mai 2022 au samedi, 07 mai 2022 à 20:30

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Mucem - Marseille

6ème et dernière édition

Rencontres, projections,  concerts, plateau radio... Du 5 au 7 mai, le Mucem dresse une passerelle entre France et Algérie.

Avec, au programme, un concert exceptionnel du groupe Acid Arab, et la participation de Benjamin Stora, Christian Delorme, Salem Brahimi, Lyes Salem, Ahmed Bouyerdene, Raphaëlle Branche, Christian Phéline, Faïza Guène, Magyd Cherfi, Slim, Jacques Ferrandez, et en clôture un concert des Héritières - Hommage à Cheikha Rimitti...

Mucem 1 esplanade J4, Marseille France

Programme

Jeudi 5 mai, fort Saint-Jean, place d'Armes, 15 / 20 €
Concert

20h30  
Benzine

Benzine est né de la réunion des musiciens-compositeurs Farid Belayat et Samir Mohellebi, tous deux basés à Marseille, et partageant la même envie d'écrire une poésie contemporaine chantée à la manière bédouine. Leur univers mêle musiques électroniques, rythmiques traditionnelles et instruments électriques.  


22h
Acid Arab

Avec son irrésistible mélange de musique électronique puissante et de sonorités arabes et moyen-orientales, Acid Arab amplifie le dialogue entre les rives de la Méditerranée.
Sur la scène du Mucem, ils feront voyager leur vocabulaire dancefloor entre sable et béton, nous menant des warehouses banlieusardes aux sous-sols enfumés d'Oran, et en faisant rimer raï originel, dabke irako-syrien, et chants du Sahel avec la rugosité des machines électroniques.
Lors de cette date exceptionnelle, le groupe sera rejoint par deux artistes de la scène algérienne : Sofiane Saïdi et Cheikha Hadija.
 


Vendredi 6 mai
Projection et tables rondes, entrée libre

17h30
Projection (auditorium)
Abd el-Kader

Documentaire de Salem Brahimi (Algérie, 2013, 1h36)

Illustré par des photographies d’archives, des images d’animation et une multitude de témoignages, ce film retrace le parcours historique et spirituel de l’émir Abd el-Kader. Un documentaire « conté » en arabe dialectal par la voix d’Amazigh Kateb.

Projection en présence du réalisateur et d’Ahmed Bouyardene (auteur et chercheur en histoire, spécialiste de la vie et de l'œuvre de l'émir Abd el-Kader, conseiller scientifique de l’exposition).


19h30
Rencontre-débat (forum)
Abd el-Kader, vu par

Avec Salem Brahimi (réalisateur), Lyes Salem (acteur, scénariste et réalisateur), Christian Delorme (prêtre du diocèse de Lyon, auteur, acteur du dialogue interreligieux), Ahmed Bouyerdene (auteur et chercheur en histoire, spécialiste de la vie et de l’œuvre de l’émir Abd el-Kader)
Modération : Camille Faucourt (co-commissaire de l'exposition Abd el-Kader, conservatrice, responsable du pôle Mobilités et métissages, Mucem)

À partir du documentaire Abd el-Kader, cette rencontre évoque la dimension spirituelle de l’émir, tout en posant une question : pourquoi ce personnage historique n’a -t-il encore jamais fait l’objet d’un film de fiction ?

 

Samedi 7 mai, de 14h à 23h
Algérie France : après-midi de rencontres, débats (forum, entrée libre)
et concert (auditorium, entrée libre)
Rencontres et débats

Sous l'angle « Algérie France, vue par », historiens, artistes et jeunes générations sont invités à partager leurs regards et leurs histoires, interrogeant ainsi la complexité des héritages collectifs et individuels.

14h : ouverture par Benjamin Stora
 
14h30 : Algérie France, vue par Raphaëlle Branche et Christian Phéline – modération Florence Hudowicz
 
15h30 : Algérie France, vue par Magyd Cherfi et Faïza Guène – modération Naïma Yahi
 
16h30 : Algérie France, vue par Jacques Ferrandez et Slim – modération Tewfik Hakem
 
18h : Plateau Radio Grenouille avec le collectif L’Algérie au cœur
 Avec Alma Bensaïd, Yasmine Abrous, Clémence Carel, Valentin Drets, Paul Batcabe Lacoste et un focus sur le podcast Sauce algérienne


Raphaëlle Branche est professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris-Nanterre. Ses travaux portent essentiellement sur les violences en temps de guerre, de leurs conceptions à leurs perpétrations et à leurs mémoires. Centrés sur la guerre d’indépendance algérienne, ils s’articulent autour de la nature des armées engagées, des normes mobilisées dans ces conflits particuliers que sont les guerres de guérilla et des dimensions genrées des conflits armés en général. Son dernier ouvrage paru est Papa, qu'as-tu fait en Algérie ?, La Découverte, 2020. Elle est également récemment l’autrice de En guerre(s) pour l’Algérie, une série documentaire de six épisodes co-écrite avec Rafaël Lewandoswski,

Ayant longtemps exercé des responsabilités dans l'administration de la culture et des médias, Christian Phéline est l'auteur de plusieurs essais. Lié à l'Algérie par sa famille depuis plusieurs générations et y ayant travaillé comme coopérant peu après l'indépendance, il a publié plusieurs ouvrages sur la société coloniale, notamment Les Avocats « indigènes » dans l'Alger coloniale (Riveneuve, 2016). Il a également co-écrit, avec Agnès Spiquel, Camus, militant communiste : Alger 1935-1937 (Gallimard, 2017).

Magyd Cherfi est né à Toulouse le 4 novembre 1962. Dès le lycée, il écrit des scénarios de films amateurs. En 1981, il participe à la création de l’association Vitecri pour la promotion des cultures de banlieues. Cette association produira des courts métrages vidéo, des pièces de théâtre, et toutes formes de spectacles vivants et donne naissance au groupe Zebda.
Chanteur et parolier de Zebda, groupe issu des quartiers nord de Toulouse, Magyd vit une aventure humaine où chaque membre s'est frotté aux doutes de la question politique, aux contradictions de l'engagement et de sa traduction artistique. Ils publieront six albums entre 1992 et 2015. En solo, Magyd est l'auteur-compositeur et interprète de deux albums Cité des Etoiles (2004) et Pas en vivant avec son chien (2007).
Magyd est aussi l’auteur de deux recueils de nouvelles, parus aux Editions Actes Sud. Le premier, Livret de famille, publié en 2004 révéla un talent de conteur inédit, confirmé par La Trempe en 2007. Magyd Cherfi y explore les thématiques liées à la vaste question de l’identité.  Une écriture vive, poétique, et un ton souvent ironique font de ces textes des récits percutants et tendres. Son nouveau récit  « Ma part de gaulois » est sorti le 17 août 2016, toujours chez Actes Sud,  en lice pour le prix Goncourt 2016.
Il sort son troisième album Catégorie Reine en avril 2017,  produit par sa propre structure de production indépendante LKP, et part pour une tournée nationale mise en place par le tourneur toulousain Bleu Citron.
Le 19 août 2020, sort La part du Sarrasin chez Actes Sud, suite directe de son précédent ouvrage Ma part de Gaulois.

Faïza Guène est née en 1985. Révélée par le livre Kiffe kiffe demain, best-seller traduit en vingt-six langues, elle n'a que 19 ans lorsqu'elle prend la plume pour évoquer la vie des jeunes dans la cité, milieu dont elle est elle-même issue.  Elle publie ensuite Du rêve pour les oufs, Les Gens du Balto et Un homme, ça ne pleure pas. Avec La discrétion, elle rassemble les fragments d’une histoire intime qui vient bouleverser le récit national. Faïza Guène est également scénariste et réalisatrice.

Jacques Ferrandez naît en 1955 à Alger. Après l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice, il se tourne vers l’illustration et la bande dessinée et ses premières publications paraissent dans la revue (A SUIVRE) dès 1978. En 1987, il débute Carnets d’Orient, une fresque sur les 132 ans de présence française en Algérie, de la conquête à l’Indépendance. Spécialiste incontesté de la question algérienne, il adapte chez Gallimard BD l’œuvre d’Albert Camus avec L’Hôte en 2009, avant de transposer de façon magistrale L’Étranger en 2013 puis Le Premier Homme en 2017. Ses livres font l’objet de nombreuses expositions, en France et en Algérie, et notamment aux Invalides en 2012, à l’occasion des 50 ans de la fin de la guerre d’Algérie. Il a reçu pour ses Carnets d’Orient le prix spécial du jury Historia 2012.  Avec Suites algériennes, Jacques Ferrandez aborde l’histoire contemporaine de l’Algérie depuis 1962 jusqu’à nos jours.

Menouar Merabtène, dit Slim, né en 1945 à Sidi Ali Benyoub, dans l’ouest de l’Algérie, est dessinateur de presse et auteur de bandes dessinées.
Slim croque ses personnages Bouzid et Zina, aventuriers des temps modernes, dans des bandes-dessinées distribuées en Algérie et en France et il collabore avec de nombreux journaux et magazines internationaux. Il publie notamment dans L’Humanité entre 1995 et 1997.
En 2009, un hommage officiel distinguant son œuvre et reconnaissant sa contribution au patrimoine culturel de l’Algérie lui est rendu dans le cadre de la 2e édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Alger (FIBDA). Wolinski dira un jour de lui : « Si vous voulez connaître l’Algérie, lisez les albums de Slim. »
Slim collabore aujourd’hui avec Le Soir d’Algérie, quotidien francophone algérien dans lequel il publie une planche hebdomadaire (Tout Va Bien) les jeudis. Il a par ailleurs participé à des missions pour la FAO (Food and Agriculture Organization) en Égypte et en Tchécoslovaquie.
 
Concert

20h30 : Concert Les Héritières – Hommage à Cheikha Rimitti
Sous la codirection artistique de Mustapha Amokrane et du directeur musical Nassim Kouti.
Avec : Souad Asla, Samira Brahmia, Cheikha Hadjla et Nawel Ben Kraïem.

En ouverture du Festival Magic Barbès 2021, FGO-Barbara a accueilli quatre chanteuses engagées pour une création nommée « Les héritières - Hommage à Cheikha Rimitti », en l’honneur de la regrettée pionnière du raï Cheikha Rimitti.
Quatre chanteuses pour un hommage haut en couleurs : les chanteuses Souad Asla, Samira Brahmia, Cheikha Hadjla et Nawel Ben Kraïem chanteront pour célébrer Cheikha Rimitti, la figure de proue de ce patrimoine musical gigantesque. Elles interpréteront des chansons de Cheikha Rimitti ainsi que des titres de leur répertoires respectifs.


Cheikha Rimitti : la transmission d’un genre par une âme libre
Disparue en 2006, celle que l’on nommait «la mamie du raï» ou encore la «mère du raï moderne» est une figure emblématique, elle-même héritière du raï bédouin.
Femme au talent exceptionnel et au caractère bien trempé, cette native d’Oran, aura fait grandir avec elle toute une nouvelle génération de chanteurs raï, des plus confidentiels aux plus connus, comme Cheb Mami, Cheb Khaled, Boutella Safi ou encore Cheb Abdou. La chanteuse et musicienne, accompagnée de ses tambourins guellal et de ses flûtes gasba, savait émouvoir ou provoquer, transformant des textes poétiques en pamphlets engagés au potentiel émotionnel ahurissant. Quand Cheikha Rimitti montait sur scène, ce n’était pas franchement pour plaisanter : elle irradiait la salle, transcendait les codes du raï traditionnel pour en faire un langage féministe, engagé et éruptif. D’une modernité absolue, elle pouvait aussi bien évoquer la religion et la spiritualité que le sexe, la fête et l’hédonisme.
De sa notoriété grandissante dès 1954 avec la sortie de son album « Charrag » à sa consécration par l’Académie Charles-Cros qui lui décerne son Grand Prix en 2000 pour son disque « Nouar », Cheikha Rimitti aura inscrit ses lettres de noblesse au raï, lui insufflant une modernité, une ouverture et un rayonnement que jamais jusqu’alors ce genre de musique n’avait connu.

«Remettez ! Remettez !»
Elle a révolutionné la chanson algérienne et a littéralement importé le raï en France dès les années 80, mais elle a aussi fasciné par sa dimension mystérieuse et son humanisme. De Saâdia Bedief (son véritable nom), on sait qu’elle aimait les gens, la connivence et la fête.
Et l’origine de son nom d’emprunt provient d’une anecdote d’ailleurs assez croustillante, quand la chanteuse, grisée par la fête et les discussions arrosées entre amis, scandait au serveur «Remettez ! Remettez !» en parlant bien sûr d’une dose dans les verres. Avec l’accent, cet impératif s’entendait «Remitti».
Une place parisienne à son nom, Cheikha Rimitti a passé toute sa vie à Paris, et principalement dans le quartier de la Goutte-d’Or, qui fut pour elle une source d’inspiration gigantesque de par ses cultures protéiformes.

 

Cheikha Hadjla
Cheikha Hadjla née à Sidi Brahim dans la province de Sidi Belabesse ville berceau du Raï .Elle a grandi dans une famille de chanteuse de mère en fille, très jeune elle accompagne sa maman dans les mariages et les fêtes Evoluant dans la tradition des médahate elle devient une des figures underground du style en s’imposant avec sa voix puissante et habitée. Elle collabore en 2019 avec le groupe Acid Arab sur le titre Malek ya Zahri confirmant sa polyvalence dans le registre Raï, et sa place comme héritière essentielle du Raï féminin.

Samira Brahmia
Née en France mais bercée par les sons d’Algérie où elle a toujours posé ses valises durant de longues périodes, elle fusionne avec finesse et engouement les styles pop rock, châabi, traditions celtiques ou instruments traditionnels du Sud de l’Algérie.

Souad Asla
Souad Asla est née dans le Sud de l’Algérie. Elle arrive à Paris en 1992 pour y faire du théâtre et de la danse et se met ensuite au chant en digne héritière de la tradition gnawa. Elle joue du guembri, un luth traditionnel. Artiste phare de la nouvelle génération du Sud Algérien, héritière de la tradition gnawa et de ses transes quisoignent l’âme, Souad Asla déborde de talent et d’humanité. Sa voix nous emmène aux portes du désert, tandis que sa musique riche en métissages porte une identité forte et un esprit rebelle qui nous laisse entrevoir le futur. Avec ses musiciens, elle embarque à chacun de ses concerts son public dans l’ambiance infatigable des « Lila » (rituels des confréries soufies d’Afrique du Nord) où se joignent les voix et les mains, les percussions, le guembri et la guitare.

Nawel Ben Kraïem
Franco-tunisienne, Nawel Ben Kraïem est arrivée en France à l’âge de 16 ans. Auteure-compositrice-interprète et actrice de talent, elle navigue avec malice entre chansons du Maghreb, chanson française, hip hop et folk. Poétesse et voluptueuse, Nawel Ben Kraïem est multiple. Elle porte haut la fierté d’être une femme et une artiste libre ainsi que tout ce qu’implique d’appartenir à la fois aux deux rives de la Méditerranée.

Nassim Kouti
Nassim Kouti est un musicien auteur/compositeur/ interprète/ arrangeur, né à Oran (Algérie), en 1982.
Après avoir suivi une formation d’enseignement musical en guitare classique à Oran, à l’institut de formation musicale, il obtient une licence en musicologie – option Jazz et musiques improvisées, à l’université de Paris 8, en 2012. Il a longuement collaboré avec le groupe marseillais Watcha Clan , avec qui il a enregistré deux albums issus de résidences en Algérie (Oran), au Maroc (Agadir ) et en Espagne (Barcelone) et s’est produit dans plus de 26 pays (Europe, Amérique du Nord, Asie, Maghreb). Evoluant dans le milieu des musiques actuelles et de la world music, il est souvent sollicité en tant que compositeur pour des créations musicales pour le théâtre et le conte, mais également pour des musiques de films.

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