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Festival Guitare en scène 2021

Il a suffit de l'annonce il y a quelques semaines, la mort dans l’âme, le report de l’édition 2020 à l’an prochain, pour que la grande famille de Guitare en Scène se lève et que de partout, sur les réseaux sociaux, par mail ou par téléphone, affluent les messages d’amour, de soutien, d’encouragement, nous mettant autant de baume au cœur que nous donnant une énorme bouffée d’énergie.

Alors merci d’être là chaque année, festivaliers, partenaires, journalistes, de rester tous fidèles à ce festival qui est le vôtre et à cette musique que nous aimons tant et qui trouve de moins en moins sa place dans les grands événements estivaux.

Merci d’être aussi passionnés, enthousiastes, enflammés, chaleureux, énergiques, bref aussi fous que nous ! Surtout, surtout, ne changez rien, on vous aime comme ça, on tient à vous... et on vous donne rendez-vous du 15 au 18 juillet 2021 car, sans vous, sans votre énergie, sans votre folie, la fête n’aurait pas aucun sens...

Retrouvez en 2021 : Deep Purple, Nik West...

Billetterie

Festival

Stade des Burgondes 74160 Saint-Julien-en-Genevois France

Festival Guitare en Scène 2019 - Aftermovie 2019

Beth Hart le 17 juillet 2021

A travers la fenêtre de nos esprits s’insinue parfois une musique qui nous bouleverse, crée en nous des émotions brutes, sauvages, presque animales, des mélodies qui portent des mots troubles seuls capables de nous emporter vers une autre vie, quelle qu’elle soit. Alors, sans même que l’on ne s’en rende compte, une voix vient nous toucher en plein cœur, stoppant net les minutes qui s’effilochent à grande vitesse pour nous offrir un instant suspendu, brève immortalité que seule la musique, quand elle est parfaitement interprétée, peut nous promettre. Ils ne sont pas nombreux celles et ceux qui, ainsi, peuvent suspendre notre temps, faire danser nos cœurs, et assurément Beth Hart en fait partie !
De sa voix chaude et caressante, elle est ainsi depuis plus de vingt-cinq ans de celles qui savent mieux qui quiconque déclencher chez nous de sublimes guerres intérieures, se baladant sans effort apparent sur une gamme allant du blues au rock en passant par la soul, la folk, le jazz ou le gospel, pour mieux nous envoûter et porter nos corps à ébullition. Comment résister en effet à cette voix à l’incroyable puissance, capable tout aussi bien d’aller vers les profondeurs du blues puis, la seconde suivante, de se faire toute douce, acidulée, en se promenant au pays de la soul, de nous cueillir d’un uppercut rock avant de nous servir un gospel tout en émotion et en vibrations. Traçant sa route en solitaire, même s’il lui est arrivé le temps d’un titre ou d’un album de collaborer avec des artistes tels que Slash (Guns’N’Roses), Deep Purple ou Joe Bonamassa, Beth Hart s’amuse à casser les codes, joue avec les clichés du genre, tour à tour femme fatale, tout droit sortie d’un film noir, rockeuse sensuelle ou égérie d’une époque révolue où la liberté (presque) totale était de mise, pour mieux laisser sa voix, véritable kaléidoscope de sonorités avec ses trois octaves et sa facilité à passer d’une tonalité à l’autre tout en improvisant, libre de nous procurer à haute dose quelques beaux frissons. Qu’il est doux de pouvoir ainsi se noyer dans son regard bleu profond et se dire, bercé par ses sublimes et intenses mélodies, que l’on ne doit pas être très loin du paradis !... Qu’il est agréable de se dire que cette grande dame du blues rock a décidé de venir faire rugir le tonnerre de sa voix pour la deuxième fois sous le chapiteau de Guitare en Scène, avec comme objectif de nous foudroyer à grands coups de brûlots blues rock !... Avec Beth Hart, et son envoûtante voix, sur la scène de Saint-Julien-en Genevois, il est fort probable que le temps s’arrête en ce samedi soir sur notre Terre !

Ben Harper & The Innocent Criminals le 17 juillet 2021

Il suffit parfois de peu de choses pour que l’émotion surgisse et emporte tout avec elle, faisant frissonner les âmes et vibrer les corps. Une guitare slide qui semble prendre vie lorsqu’il la manipule, une voix sombre et troublante, immédiatement reconnaissable, quelques textes qui parlent de tout, de nous, d’amour et d’abandon, du temps qui passe en détruisant les corps et les cœurs, de cette société qui trop souvent ressemble à un panier de crabes, Ben Harper n’a besoin de rien d’autre pour nous embarquer dans son sublime univers, monde créé à son image, simple, sobre mais d’une rare intensité. Ici, on peut s’étourdir sur des rythmes blues, rêver sur des accents soul, rugir de plaisir au contact d’une vibration rock, fondre sur un groove funky imparable ou se laisser transporter par une vague folk. Depuis 1994 et ce premier album, «Welcome to the Cruel World», qui le propulsa sur le devant de notre scène par la grâce d’un seul titre, «Walk away», Ben Harper a su se tailler une place à part dans notre paysage musical, apprécié tout autant par le grand public que par des passionnés subjugués par sa maîtrise technique et sa capacité à mélanger les styles sans que cela ne paraisse artificiel. Après avoir collaboré avec des artistes aussi divers que Radiohead, Pearl Jam, Toots and the Maytals ou bien encore John Lee Hooker, preuves de son extraordinaire éclectisme, être parti explorer le blues avec son complice harmoniciste Charlie Musselwhite, le voici de retour avec ses Innocent Criminals, complices de son élégant parcours depuis la sortie de «The Will to Live» en 1997.
Avec eux, le voici reparti sur les routes, inlassable propagateur de bonnes ondes blues rock, sans avoir d’album à promouvoir - même si un nouveau titre sorti en juillet dernier, la délicate ballade «Uneven Days», semble annoncer un nouvel opus, juste pour le plaisir de partager avec son public des titres tour à tour tendrement acoustiques, furieusement blues ou remplis de riffs saturés. Piochant dans ses seize albums et en revisitant quelques grands classiques, il peut ainsi à loisir laisser s’exprimer son talent et son hybride univers pour conquérir les cœurs une fois de plus. Nul étonnement, donc, à ce que sa route croise enfin celle de Guitare en Scène et qu’il vienne pour la première fois, avec ses Innocent Criminals, faire groover et frémir de bonheur le chapiteau de Saint-Julien-en-Genevois. Et s’il doit y avoir des étoiles ce soir-là, il y a de fortes chances pour qu’elles brillent dans les yeux de tous ceux qui auront la chance de vivre ce moment unique !

Bernie Marsden le 17 juillet 2021

Après avoir joué avec Glenn Cornick de Wild Turkey en 1974, il intègre la formation des Babe Ruth avec lesquels il collabore à deux albums. Marsden devient un des premiers membres de Paice, Ashton & Lord en 1977 (Ian Paice et Jon Lord, ex-batteur et clavier de Deep Purple).

Mais Bernie est tout particulièrement connu pour sa collaboration de 1978 à 1982 avec le célèbre groupe de hard-rock, The Whitesnake (fondé en 1977 par David Coverdale, ancien chanteur de Deep Purple). Une formation alors particulièrement brillante avec au côté de Marsden et Coverdale, Jon Lord au clavier, Ian Paice à la batterie, Micky Moody à la guitare et Neil Murray à la basse.
Depuis 2009, avec son Bernie Plays Rory, Bernie Marsden rend un bel hommage vibrant à son ami irlandais Rory Gallagher, l’un des plus grands guitaristes blancs décédé en 1995 ayant voué sa vie et sa recherche musicale au blues.
Son dernier album en date, "Shine", sorti en 2014, inclut des invités on ne peut plus prestigieux : Joe Bonamassa, Ian Paice et Don Airey.
Habitué du festival Guitare en Scène, il en a été le parrain en 2011. En 2021, il revient pour nous faire don de quelques belles prestations scéniques improvisées que nuls ne peut oublier tellement elles sont empruntes d’émotion.

George Thorogood & the Destroyers le 18 juillet 2021

Si, à leurs débuts, George et ses “Destroyers” arpentaient les routes d’un répertoire basé sur les reprises, le succès de “Bad to the bone”, maintes fois utilisé au cinéma, à la télé ou dans les compétitions de sports mécaniques, a fait dévier leur trajectoire, les poussant à composer, pour le plus grand bonheur de leurs fans, des titres entre blues, boogie-blues et rock, d’une redoutable efficacité.

Avec son doigté que ne renieraient ni Chuck Berry ni John Lee Hooker, deux musiciens auxquels on ne peut s’empêcher de penser lorsque l’on voit ses mains virevolter sur le manche de sa six cordes, son énergie entièrement mise au service d’une musique semblant puiser son inspiration dans le Chicago des années 50, là où les titres se devaient d’être simples et directs, sans fioriture ni concession, sans effet inutile mais avec une intensité de tous les instants, George Thorogood s’est, au fil des décennies, imposé comme l’un des plus redoutables bretteurs en activité, de ceux qui donnent tout sur scène pour procurer quelques magnifiques frissons à ceux qui sont devant eux mais savent si bien ne pas se prendre au sérieux. De quoi faire rugir furieusement quelques moteurs sous le dôme du tonnerre de Guitare en Scène.

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