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Festival Guitare en scène 2020

Les Haut-Savoyards voulait voir les plus grands artistes de la planète, sans avoir à bouger de chez eux... Bah oui, la Haute-Savoie c'est quand même le plus beau pays du monde, alors... 5500 festivaliers se rendent à Guitare en Scène chaque année ! Rendez-vous du 16 au 19 juillet 2020 pour assister au festival !

Billetterie

Festival

Stade des Burgondes 74160 Saint-Julien-en-Genevois France

Rodrigo y Gabriela

Les idées préconçues ont parfois, souvent même, la vie dure !... Ainsi, si l’on évoque deux mexicains œuvrant sur la scène musicale, immédiatement on les imagine mariachis, avec sombrero, moustache plus ou moins fournie et costume brillant de mille feux, jouant des mélodies faciles et archi connues à des touristes ravis devant tant d’exotisme factice.
Aucune image ne pourrait être plus fausse que celle-ci quand on parle de Rodrigo y Gabriela, tant ce duo, originaire de Mexico et qui s’est constitué au sein du groupe de thrash metal Tierra Acida, bouscule les stéréotypes en transcendant les styles et les sonorités, franchissant allègrement les frontières musicales pour mieux nous offrir un cocktail aussi explosif que riche.
Si la base de la musique de Gabriela Quintero (guitariste rythmique) et Rodrigo Sanchez (guitariste soliste) est bel et bien à rechercher du côté des rythmes latinos, la réduire à cela serait une erreur monumentale tant on observe en son sein, au fil du temps et des albums - sept à ce jour avec un petit dernier, “Mettavolution”, sorti l’an dernier -, une multitude de mélanges et de mariages, de compositions originales ultravitaminées et de reprises (dont certaines telles “Orion” de Metallica ou le mythique “Stairway to Heaven” de Led Zepellin leur ont ouvert les portes d’une notoriété mondiale) qui lui donne une couleur unique.
Un peu de métal, beaucoup de rock, des sonorités folk et une tendresse jazz, le duo ne peut se résumer à un seul style, une seule musique, et c’est bien pour cela que son succès est immédiat et immense partout où il se produit, jusqu’à la Maison Blanche où ils ont fait swinguer la famille Obama.
Douze cordes et quatre mains, il n’en faut pas plus à ces deux musiciens hors pair pour nous embarquer et nous émerveiller. Deux guitares et une technicité de haute voltige, c’est juste ce qui leur est nécessaire pour nous offrir des vagues alternatives d’émotion et d’énergie, de tendresse et de folie. A tel point même que l’on finit par se demander si ces deux-là ne sont pas des magiciens plutôt que des musiciens !... Leur musique fusionne les mondes et parle aussi bien aux fans de hard-rock qu’aux amateurs de jazz, parce qu’elle ne triche pas et vient du cœur, parce qu’elle se fiche des frontières et des a priori, pour se concentrer sur la seule et unique chose qui vaille la peine, le plaisir que l’on donne aux gens, tout simplement. De quoi, n’en doutons pas, faire monter de quelques degrés supplémentaires la température du côté de Saint-Julien-en-Genevois cet été !

 

Rodrigo y Gabriela - Terracentric

George Thorogood and the Destroyers

Une ligne de basse entêtante, lancinante, un riff qui déchire le silence pour porter des mots désespérés, noirs comme l’âme de celui qui est mauvais jusqu’à l’os mais, peut-être, trouvera la rédemption dans l’amour, quelques notes simples - ce sont finalement toujours les meilleures ! - qui propulsèrent immédiatement, en cette belle année 1982, “Bad to the Bone”, imparable blues rock aux sonorités rugueuses, dans la tête des gens et son interprète George Thorogood dans leur Panthéon musical. Depuis, en compagnie des membres de son groupe, The Destroyers, originaires comme lui du sympathique état du Delaware, il n’a eu de cesse de porter le fer d’une musique qui ne cherche pas l’extrême complexité mais s’adresse directement aux tripes, qui fait vibrer une corde sensible aux sons bruts et prend un, deux ou trois accords pour les étirer jusqu’à plus soif, jusqu’à ce que l’ivresse des sens se produise. Nul étonnement, donc, à ce que ce titre au rythme ultra accrocheur, ainsi que quelques autres issus des seize albums studio de la petite bande, soient devenus au fil du temps des hymnes pour les bikers et autres truckers du monde entier, symbole de cette musique qui sent bon l’asphalte brûlant, la gomme surchauffée et cet incroyable sentiment de liberté que procurent les chevauchées au long cours.
Et si, à leurs débuts, George et ses “Destroyers” arpentaient les routes d’un répertoire basé sur les reprises, le succès de “Bad to the bone”, maintes fois utilisé au cinéma, à la télé ou dans les compétitions de sports mécaniques, a fait dévier leur trajectoire, les poussant à composer, pour le plus grand bonheur de leurs fans, des titres entre blues, boogie-blues et rock, d’une redoutable efficacité. Avec son doigté que ne renieraient ni Chuck Berry ni John Lee Hooker, deux musiciens auxquels on ne peut s’empêcher de penser lorsque l’on voit ses mains virevolter sur le manche de sa six cordes, son énergie entièrement mise au service d’une musique semblant puiser son inspiration dans le Chicago des années 50, là où les titres se devaient d’être simples et directs, sans fioriture ni concession, sans effet inutile mais avec une intensité de tous les instants, George Thorogood s’est, au fil des décennies, imposé comme l’un des plus redoutables bretteurs en activité, de ceux qui donnent tout sur scène pour procurer quelques magnifiques frissons à ceux qui sont devant eux mais savent si bien ne pas se prendre au sérieux. De quoi faire rugir furieusement quelques moteurs sous le dôme du tonnerre de Guitare en Scène.

Rodrigo y Gabriela - Terracentric

Nik West

Si, au détour d’une allée de festival, vous veniez à croiser une licorne violette, ne prenez pas peur, bien au contraire, rapprochez-vous, tendez l’oreille et plongez à corps perdu dans l’univers de l’une des rares funkahero en activité. Car Nik West, avec son look ô combien reconnaissable et hors norme avec sa crête violette et ses looks bariolés, est de ces bassistes - et chanteuses puisqu’elle cumule avec talent les deux postes ! - qui vous embarquent sans coup férir vers le pays du groove absolu, endroit étrange où votre corps prend son indépendance pour bouger comme bon lui semble. Il faut dire qu’il y a de quoi être renversé par le style unique de la jeune américaine, subjugué même, comme le furent Prince, Lenny Kravitz, Dave Stewart (Eurythmics), Steven Tyler (Aerosmith), Macy Gray ou encore George Clinton, par son toucher magique que vient sublimer une voix envoûtante.
Héritière directe des plus grands bassistes funk de la planète, de Marcus Miller à Boosty Collins en passant par Larry Graham (Sly and the Family Stone), Nik West détonne par sa capacité à tenir la scène, tour à tour musicienne, chanteuse, danseuse, avec une énergie hors du commun et un incroyable sens du rythme qui claque et transforme n’importe quel morceau, du plus sage au plus flamboyant, en imparable machine à danser.
Qu’elle se produise sur scène ou enregistre des albums décoiffants, qu’elle étonne et multiplie les vues sur les plate-formes de streaming vidéo avec ses reprises, boostées à d’énergie purement rock, de Michael Jackson ou David Bowie en passant par une dantesque “Back in black” d’AC/DC, le résultat est toujours le même, elle émerveille et secoue nos certitudes, nous ensorcelle tout en s’affranchissant des frontières habituelles du monde musical.
En nous invitant à croquer dans le fruit interdit de sa funk RnB, Nik West nous propose un voyage comme il en existe peu, sans contraintes ni barrières, aussi atypique que cette artiste l’est, loin des conventions - elle qui est l’une des rares bassistes leader d’un groupe - mais d’une redoutable efficacité, à l’image de ce que pouvait produire son mentor Prince.
Alors, au détour d’une allée de Guitare en Scène, au fin fond d’une nuit étoilée propice aux errances mélodiques, peut-être croiserez-vous cette fameuse licorne violette et, avec elle, plongerez-vous au cœur de la funk la plus pure et la plus débridée. N’ayez pas peur, cette super héroïne funky ne vous veut que du bien !

William Crighton

Tel un hobo magnifique parcourant les routes de son Australie natale avec comme seul horizon la liberté, poète posant au fil des kilomètres avalés les bases d’une légende à venir, conteur infatigable des maux d’une Terre de plus en plus en souffrance, artiste s’étant nourri à la confluence des hymnes d’églises et de l’âpreté de Johnny Cash, William Crighton parsème les routes qu’il emprunte, réelles ou intérieures, de chansons témoignages, instantanés d’une vie où l’ombre le dispute à la lumière, où la beauté combat la violence du quotidien. Si l’univers qu’il nous décrit, est sombre et déchirant, c’est bien parce que ce qu’il voit, ce qu’il a vu, l’est aussi. Si le tableau de notre monde qu’il peint à petites touches musicales est aussi profond et intense, c’est bien parce qu’il a ce don de voir au-delà des apparences et, avec sincérité et authenticité, de trouver les mots justes pour exprimer sans condamner, dire sans juger.
Alors, doucement bercés par une folk-rock aussi classique qu’envoûtante - même si parfois des accents rock, blues, pop voire expérimentaux peuvent se faire entendre -, ses morceaux nous entraînent à la découverte d’une humanité déchiquetée, où se croisent des morts et des vivants, des amoureux et des haineux, des romantiques et des pervers, tout ce qui fait, finalement, une vie normale, aussi étrange que belle, aussi tortueuse que peuplée de rencontres inattendues.
Avec ses deux mètres, son regard qui semble avoir le pouvoir de pénétrer au plus profond de notre âme, sa longue barbe et sa voix puissante, rauque comme si elle avait avalée toute la poussière d’Ayers Rock, William Crighton ne ressemble à personne et surtout pas à l’idée que l’on pourrait se faire d’un australien en goguette sous nos latitudes. Loin des sentiers battus, c’est en toute liberté qu’il trace sa route, entouré de sa famille - sa femme et son frère l’accompagnant régulièrement sur scène - ou en solitaire solaire, acceptant tous les défis du moment qu’ils lui permettent de partager son univers avec le plus grand nombre. Chose qu’il fera, d’ailleurs, cette année à Guitare en Scène puisqu’il a accepté de venir, quatre jours durant entre chaque concert, en solo guitare voix, jouer directement au contact des festivaliers, là où il se sentira à l’aise, sans filtre, sans barrière, sans contrainte. Quel plus bel exemple de liberté artistique et quelle belle aventure nous allons encore vivre à Guitare en Scène cette année !

William Crighton - Happiness (Live at the ABC)

Découvrez le Festival Guitare en Scène

Retrouvez Beth Hart à Guitare en Scène 2020 !

A travers la fenêtre de nos esprits s’insinue parfois une musique qui nous bouleverse, crée en nous des émotions brutes, sauvages, presque animales, des mélodies qui portent des mots troubles seuls capables de nous emporter vers une autre vie, quelle qu’elle soit. Alors, sans même que l’on ne s’en rende compte, une voix vient nous toucher en plein cœur, stoppant net les minutes qui s’effilochent à grande vitesse pour nous offrir un instant suspendu, brève immortalité que seule la musique, quand elle est parfaitement interprétée, peut nous promettre. Ils ne sont pas nombreux celles et ceux qui, ainsi, peuvent suspendre notre temps, faire danser nos cœurs, et assurément Beth Hart en fait partie !
De sa voix chaude et caressante, elle est ainsi depuis plus de vingt-cinq ans de celles qui savent mieux qui quiconque déclencher chez nous de sublimes guerres intérieures, se baladant sans effort apparent sur une gamme allant du blues au rock en passant par la soul, la folk, le jazz ou le gospel, pour mieux nous envoûter et porter nos corps à ébullition. Comment résister en effet à cette voix à l’incroyable puissance, capable tout aussi bien d’aller vers les profondeurs du blues puis, la seconde suivante, de se faire toute douce, acidulée, en se promenant au pays de la soul, de nous cueillir d’un uppercut rock avant de nous servir un gospel tout en émotion et en vibrations. Traçant sa route en solitaire, même s’il lui est arrivé le temps d’un titre ou d’un album de collaborer avec des artistes tels que Slash (Guns’N’Roses), Deep Purple ou Joe Bonamassa, Beth Hart s’amuse à casser les codes, joue avec les clichés du genre, tour à tour femme fatale, tout droit sortie d’un film noir, rockeuse sensuelle ou égérie d’une époque révolue où la liberté (presque) totale était de mise, pour mieux laisser sa voix, véritable kaléidoscope de sonorités avec ses trois octaves et sa facilité à passer d’une tonalité à l’autre tout en improvisant, libre de nous procurer à haute dose quelques beaux frissons. Qu’il est doux de pouvoir ainsi se noyer dans son regard bleu profond et se dire, bercé par ses sublimes et intenses mélodies, que l’on ne doit pas être très loin du paradis !... Qu’il est agréable de se dire que cette grande dame du blues rock a décidé de venir faire rugir le tonnerre de sa voix pour la deuxième fois sous le chapiteau de Guitare en Scène, avec comme objectif de nous foudroyer à grands coups de brûlots blues rock !... Avec Beth Hart, et son envoûtante voix, sur la scène de Saint-Julien-en Genevois, il est fort probable que le temps s’arrête en ce samedi soir sur notre Terre !

Beth Hart - Caught Out In The Rain (Live At The Royal Albert Hall) 2018

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