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Face à la guerre – Ukraine, Syrie, Sahel, Afghanistan

Le samedi, 01 octobre 2022 de 14:30 à 22:00

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Mucem - Marseille

Samedi 1er octobre, le Mucem est « Face à la guerre ». À travers deux rencontres et des intermèdes artistiques, ce rendez-vous interroge nos rapports collectifs et individuels à la guerre et aux résistances.
De Kaboul à Bamako et de Damas à Kiev, il s’agit d’ouvrir un espace pour comprendre comment ces zones en danger se racontent, entendre leurs rêves et leurs angoisses dans l'écriture de l'histoire.
Avec Guilda Chahverdi, Jean-Pierre Filiu, Stéphane Audouin-Rouzeau, Marylin Maeso, Frédéric Gros et l’Atelier des artistes en exil.


De Kaboul à Bamako et de Damas à Kiev, le Mucem ouvre un espace pour comprendre ensemble comment ces zones en danger se racontent, entendre leurs rêves et leurs angoisses dans l'écriture de l'histoire.

À travers deux rencontres et des intermèdes artistiques, ce rendez-vous nous interroge sur nos rapports collectifs et individuels à la guerre et aux résistances.

04 84 35 13 13

Mucem Esplanade du J4, Marseille France

Programme

14h30 (durée 1h30), auditorium, entrée libre
Table ronde 1
Écrire la guerre

Avec : Guilda Chahverdi (comédienne et metteur en scène), Jean-Pierre Filiu (historien) , Stéphane Audouin-Rouzeau (directeur d'études à l'EHESS)
Modération : Joseph Confavreux (journaliste, Mediapart)

Quelle écriture de l'histoire est possible en temps de guerre ? Quand commence le récit ? Comment combler les silences ? Quand l’écriture d’une histoire officielle n'est pas possible, quel rôle jouent à cet endroit les artistes, les écrivains, les cinéastes… ?
De la Première Guerre mondiale aux conflits les plus récents, une table ronde pour interroger cette prise de risque, entre mémoire et oubli, sensibilités, interprétations et engagements.

Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po, Paris, après avoir été professeur invité dans les universités américaines de Columbia et de Georgetown. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages traduits dans plus de quinze langues, dont, en 2011, La Véritable histoire d’Al-Qaïda, chez Pluriel. Il vient de publier, au Seuil, Le Milieu des mondes, une histoire laïque du Moyen-Orient de 395 à nos jours.

Stéphane Audoin-Rouzeau est directeur d'études à l'EHESS. Spécialiste de la Grande Guerre, il est président du Centre International de recherche de l'Historial de la Grande Guerre (Péronne-Somme). Il a notamment publié, avec Annette Becker, 14-18. Retrouver la guerre, Gallimard, 2001, et Les armes et la chair. Trois objets de mort en 14-18, A.Colin, 2009. Ses intérêts le portent aussi vers la question de la violence de guerre contemporaine de manière plus générale, sur laquelle il a publié : Combattre. Une anthropologie historique de la guerre moderne (XIXe-XXIe siècle), Seuil, 2008. Un de ses ouvrages récents est un essai plus personnel. Il s'intitule : Quelle Histoire. Un récit de filiation (1914-2104), Coll. Hautes Etudes, EHESS-Gallimard-Seuil, 2013. Son dernier livre est un recueil d’articles : C’est la guerre. Petits sujets sur la violence du fait guerrier (XIXe-XXe siècle), Paris, Le Félin, (sortie le 9 juin 2020). Ses recherches l’ont conduit également, depuis 2008, à aborder la question du génocide des Tutsi rwandais, sur lequel il a publié Une initiation. Rwanda (1994-2016), Paris, Seuil, 2017.

Comédienne et metteur en scène franco-iranienne, Guilda Chahverdi suit l’évolution de la scène culturelle afghane depuis 2003. Elle enseigne le théâtre à la Faculté des Beaux-arts de Kaboul et lance un programme de théâtre dans les écoles. Pour la radio, elle travaille sur un programme désensibilisation sur les violences familiales (TKG/DHSA). Entre 2010 et 2013, elle dirige l’Institut français d’Afghanistan. En 2015, elle effectue une recherche en sciences humaines (Master2, Université Aix-Marseille, IREMAM) qui interroge l’action culturelle dans un État en guerre, un pays en crise. Elle est commissaire de l’exposition Kharmohra, l’Afghanistan au risque de l’art au Mucem à Marseille (2019/2020).

16h30 (durée 1h), forum, entrée libre
Témoignages d’artistes en exil
Je passe

Mise en scène : Judith Depaule  

Ils ont vécu la guerre, les conflits ethnicistes, les répressions politiques, les discriminations sexuelles, les ségrégations ethniques… Ils sont arrivés avec un visa, par la route ou la Méditerranée, ou ont été contraints de rester en France. Flirtant avec la mort, ils ont quitté leur pays et tout laissé derrière eux… Ils se racontent.

18h (durée 1h30), auditorium, entrée libre
Table ronde 2
Vivre en temps de guerre

Avec : Marylin Maeso et Frédéric Gros (philosophes)
Modération : Cédric Enjalbert (journaliste, rédacteur en chef adjoint de Philosophie magazine)

De la sidération à la solidarité, de la lassitude à l'oubli, de l’engagement au déni, comment réagit-on aux guerres récentes et aux guerres « longues », de l’Afghanistan au Sahel, de la Syrie à l’Ukraine ? Comment décrypter nos rapports individuels et collectifs à la guerre ?  Deux philosophes, Marylin Maeso et Frédéric Gros nous éclairent sur les fondements de nos contradictions, de nos inquiétudes, et sur les enjeux de cette confrontation croissante à la violence du monde.

En partenariat avec Philosophie magazine.

Philosophe et enseignante, Marylin Maeso est une spécialiste d’Albert Camus. Elle lui a consacré un Abécédaire (Éd. de L’Observatoire, 2020) et poursuit son ambition dans Les Conspirateurs du silence (Éd. de L’Observatoire, 2018), où elle défend l’exercice de la nuance et du dialogue dans le débat public. Elle a récemment signé La Petite Fabrique de l’inhumain (Éd. de L’Observatoire, 2021), qui se présente comme une relecture de La Peste.

Philosophe, professeur à Sciences-Po et chercheur au Cevipof, Frédéric Gros s’est notamment intéressé à la reconfiguration des notions de guerre et de paix avec États de violence (Gallimard 2006) ainsi qu’à la demande de sécurité dans nos démocraties avec Le Principe Sécurité (Gallimard, 2012) et aux mouvements de résistance avec Désobéir (Albin Michel, 2017). Son dernier ouvrage paru est La honte est un sentiment révolutionnaire (Albin Michel, 2021).

20h00 (durée 45 min), auditorium, entrée libre
Concert
Aika, chants du Sistan

Avec : Hura Mirshekari - chant (Iran) Babak Amir Mobasher - composition, guitare (Iran) Habib Meftah Bushehri - percussions (Iran) Elia Chalom - trompette (France), sur des poèmes de Payam Sistani (Iran)

En partenariat avec l'atelier des artistes en exil.

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