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Exposition Fluctuart - Paris

Du samedi, 06 novembre 2021 au dimanche, 30 janvier 2022 de 12:00 à 23:59

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Fluctuart - Paris

entrée libre & visites guidées gratuites du mercredi au dimanche de 12h à 00h
Visites guidées gratuites Du mercredi au dimanche à 12h30 - 14h30 - 16h30 - 18h30

 En bref : L’exposition offre une plongée inédite dans 30 ans d'archives secrètes du graffiti writing et dévoile une pratique totalement méconnue de ce mouvement : le dessin, de l’esquisse préparatoire à l’œuvre d’art à travers un ensemble exceptionnel de plus de 200 œuvres.

L’exposition Sketch, de l'esquisse au graffiti offre une plongée inédite dans les archives secrètes du graffiti. Àtravers plus de 200 œuvres, cet évènement dévoile une pratique totalement méconnue de ce mouvement : le dessin, de l’esquisse préparatoire à l’œuvre d’art.

Déployée sur plus de 200 m2, l’exposition permet de découvrir l’étendue, la richesse et l’importance du dessin dans le graffiti à travers un parcours découpé en plusieurs chapitres (histoire et influences, sketchs, blackbooks, old et new schools) qui retrace plus de trente ans du graffiti français. Entre photographies, œuvres originales, carnets de croquis, vidéos et interventions in situ, l'exposition Sketch dévoile aux spectateurs les archives secrètes du graffiti, encore jamais présentées au public.
À l’heure d’une reconnaissance de l’art urbain par le grand public et les institutions, l’exposition muséale Sketch, de l’esquisse au graffiti apporte une réponse historique et primordiale qui participe à la reconnaissance de cette culture et de ses artistes, comme véritable mouvement artistique.
Enrichie de performances, œuvres in situ, conférences, tables rondes, projections et hommages, l’exposition offre une plongée intimiste, généreuse, riche et colorée dans une partie encore protégée et préservée du graffiti writing et des archives secrètes de ses protagonistes.

Ouvrant sur son histoire, l’exposition Sketch, de l’esquisse au graffiti élargit le champ aux créations contemporaines et plus jeunes écoles, permettant une relecture du sketch aujourd’hui d’autant plus impérieuse que cet élément constitue une entrée encore non explorée d’un mouvement qui s’est organisé́ spontanément et dont la puissance implicite a envahi le monde entier contemporain. L’exposition Sketch, de l’esquisse au Graffiti est construite en ces termes.
Ne se rapportant volontairement qu’à l’école française et au contraire des expositions jusque-là proposées qui réduisent et catégorisent à l’unique école américaine et ses acquis, Sketch, de l’esquisse au graffiti propose une réflexion poussée sur les passages négligés de l’histoire du graffiti contemporain et démontre la richesse esthétique portée par la France depuis trente ans. Jamais jusque-là en Europe une exposition de cette importance sur le sketch, véritable essence du graffiti writing, n’avait été proposée.

Textes : Valériane Mondot
Expertise historique : Darco

07 67 02 44 37

Exposition

Fluctuart 2 port du Gros Caillou, 75007 Paris France

L’exposition Sketch, de l’esquisse au graffiti développée par TAXIE GALLERY offre une plongée inédite dans les archives secrètes du graffiti writing. À travers un ensemble exceptionnel de plus de 200 œuvres, cet événement dévoile une pratique totalement méconnue de ce mouvement : le dessin, de l’esquisse préparatoire à l’œuvre d’art.

Lâchés dans une véritable jungle calligraphique de signatures (tags), chaque writer (graffeur) y travaille son style, innove. Jugé par ses pairs tant par la quantité́ que par la qualité́ de son écriture, il leur en faut passer par le dessin : le sketch. Véritable esquisse préparatoire d’abord élaboré́ en monochrome et à la mine de plomb, le sketch est une construction de lignes formant lettres et nom. Chacune d’elles répond à la grammaire stylistique existante, aux règles installées et codifiées auxquelles elle doit correspondre.
Ces sketchs sont des études, ils constituent pour l’artiste le moyen approprié d’approfondir courbes et lignes, d’en comprendre les complexités et les possibilités de construction, éléments alors déterminants pour trouver/créer sa propre écriture. C’est aussi dans ces œuvres sur papier qu’un artiste peut revendiquer sa paternité d’une lettre, d’un nom ou d’une forme stylistique.

Le sketch aujourd’hui prend toute sa mesure. D’autant plus important dans le mouvement du graffiti. Cet art de révolte autrefois mû par une jeunesse désœuvrée, abandonnée, sectorisée en quartiers ou divisée culturellement écrit seule ses propres règles qu’elle ne rend accessibles qu’aux initiés, aux intronisés. Cet art depuis ses débuts déborde de son énergie sur des générations entières et perdure au-delà des contraintes et des éradications engagées mais en vain, dans toutes les capitales du monde entier. Cet art de l’écriture n’est distribué que sous le joug d’une émulation commune, d’une fame (gloire) reconnue, énoncée sous seing strictement privé.
Le sketch reste alors l’essence la plus pure du graffiti writing et l’œuvre la plus sensible à sa principale nature : son existence en rue. Conservé dans le temps, c’est lui aussi qui permet à cet art produit dans l’éphémère et sous adrénaline une pérennité et une argumentation pour une définition toujours plus renseignée du mouvement.

Dans une Amérique au bord du précipice financier et social à la fin des années 60, les gamins des rues livrés à eux-mêmes s’organisent en familles, en crews pour s’allier et s’extirper de la violence des gangs et s’adonner à leur « guerre » d’écriture. C’est la naissance du graffiti writing. Semblable dans sa forme au graffiti social, le graffiti writing ne naît, lui, d’aucune intention politique mais reste l‘expression d’une colère sous-jacente. Le graffiti writing sera leur arme, versé au seul bénéfice de son auteur, sans autre intention que de se démarquer, se faire voir, se faire admirer, d’exister. Il va bientôt s’installer dans toutes les grandes capitales du monde et s’organiser autour d’une grammaire stylistique jamais égalée. On localise sa naissance à Philadelphie. Puis New York lui emboîtera le pas en 1969 et offrira au graffiti writing un outil d’autopromotion massif : son réseau de métro aérien. Traversant la ville de part en part, reliant les quartiers limitrophes et pauvres du Bronx, Harlem, Brooklyn au centre névralgique de Manhattan, les trains seront entièrement recouverts de tags à l’intérieur et de pièces à l’extérieur. Dès la fin des années 70 - début des années 80, le graffiti writing déferle en France et sur l’Europe, puis le monde entier, faisant naître d’autres maîtres et d’autres styles.

En 1980, le mouvement n’a que 10 ans, et déjà ses influences, codes et grammaire stylistiques basés sur la lettre romaine sont déterminés, incroyablement foisonnants et parfaitement exécutés. Tous ces Masters of Style précurseurs américains, reconnus et couronnés, ont apporté́ au graffiti writing un vocabulaire artistique fondateur sur lequel l’Europe va s’appuyer pour l’enrichir de façon signifiante. Décomplexée des codes sévères installés par les aînés américains, bénéficiant d’un métissage culturel et social plus élargi, l’Europe devient le nouveau continent qui permettra au graffiti writing de continuer de se propager et d’évoluer. Entre 1982 et 1984, la France plonge dans cette explosion artistique.

Découvert par Saho (Ash2-BBC) en 1984, visible du métro aérien à la station Stalingrad, ce terrain vague deviendra jusqu’en 1987 un lieu de rencontre et d’échanges essentiel entre writers, musiciens, DJ et breakdancers. Il deviendra le berceau de la scène du graffiti et du hip-hop français qui influencera l’Europe, puis le monde entier. Ses principaux protagonistes — Lokiss, Irus, Scipion, Blitz le BBC (Bad Boys Crew) formé par Jay One Ramier, Skki©, Victor Ash et Slaze, Les CTK avec Bando et Colt, Dark, Psychose, Kaya, Skeed, Sheek, Sign, l’Américain Scam, le groupe franco-allemand FBI avec Darco, Gawki, Scale et Croy2, les Flamands Shoe, Cat22, Angel et Boris Tellegen aka Delta, les Anglais Pride et Mode2 (The Chrome Angels) et les Allemands Loomit et Skum — insufflent aux formes historiques du graffiti writing leur propre sensibilités et y installent leurs propres expressions. Ensemble, ils ouvrent des perspectives inédites, s’intéressent aux nouvelles technologies et expérimentent d’autres médias — sculpture, photographie, vidéo et outils numériques — que les générations à venir vont exploiter plus encore. L’âge d’or du graffiti writing est installé.

Investie dans le graffiti dès 2001, Valériane Mondot fonde TAXIE GALLERY a un moment où il ne bénéficiait d’aucune reconnaissance. Elle organise depuis des expositions tant en galeries qu’en institutions ou musées et constitue des collections privées. Elle est tour à tour experte auprès des maisons de ventes publiques (Artcurial, Digard Auction, Drouot...) et rédactrice et auteur spécialisé dans l’analyse du marché (Graff It, Graffiti Art magazine, Auctionneers, Gazette Drouot, livres d’auteurs). Elle est également conseillère et chercheuse auprès des institutions (Musée des arts et traditions populaires, Mucem de 2002 à 2017, Musée de La Poste en 2015, Pinacothèque de Paris en 2016). Conférencière et chargée de cours (ICART, l’EAC, IESA, Université Paris X, La Villette), elle concentre son activité autour du graffiti et sa reconnaissance dans le monde de l’art. Après deux ans passés avenue Matignon, elle réinstalle sa galerie rue de Turenne en plein Marais à Paris, en 2020.

Darco est un artiste peintre, qui vit et travaille en France. Issu du mouvement graffiti, street art, il fait partie de la première génération de graffeurs en Europe.
Il découvre le hip-hop et son expression visuelle, le « writing », en 1982 et fait ses premières pièces dans la rue en 1984 (old school). Il cofonde le groupe FBI avec son acolyte Gawki en 1985 à Paris. Ce collectif d’artistes deviendra une référence dans le domaine de par la qualité de leurs travaux en réalisant de nombreuses fresques monumentales dans le monde entier.
Il est le premier graffeur en France à être condamné pour « destruction de biens publics » en 1988 par la SNCF qui, suite à ce procès très médiatisé, lui demande de peindre des fresques notamment à la Gare du Nord. Revendiquant très tôt un statut d'artiste auteur, il s’est depuis battu pour la reconnaissance de son art. En 1991, il a aussi été conseiller artistique — et doublure d'Olivier Martinez — sur le film IP5 de Jean-Jacques Beineix.
Véritable expert du graff et du tag, il intervient régulièrement en tant que consultant, directeur artistique de projets, ou maître de conférence et spécialiste lors de rencontres, des débats ou dans des ouvrages et des interviews sur le sujet, en France et à l’étranger. Il écrit son premier livre en 2006 intitulé « Darco Code Art » édité chez Alternatives. Aujourd'hui, ses œuvres sont régulièrement exposées en galerie et ont été acquises par des musées. En plus de son activité d’artiste, il continue de réaliser des performances (live painting) et travaille dans des domaines aussi différents que la décoration, la mode, le luxe, l’architecture, le design, l’événementiel, avec des sociétés comme Virgin, Peugeot, BMW, Posca, Uni Mitsubishi Pencil, Palais de Tokyo, Make Up For Ever, Clarins, M・
A Cosmetics, Deutsche Bahn, Ninja Tune, Gaumont, Caisse d’Épargne ou Hermès.

Fluctuart est le premier centre d’art urbain flottant au monde, lieu unique, ouvert à tous les publics, curieux et passionnés, à la disposition de tous les acteurs de la scène urbaine : artistes, professionnels et institutions. Fluctuart valorise toutes les tendances de l’art urbain, depuis les pionniers du street art jusqu’aux artistes contemporains, et met plus particulièrement en valeur les pratiques émergentes et innovantes.
Fluctuart est un lieu vivant, dynamique, évolutif, un lieu de création, d’exposition, de rencontres et d’échanges, d’inspiration et de divertissement, hébergeant un vivier d’événements culturels et artistiques. Ce nouveau centre d’art urbain flottant se distingue par sa modularité, sa structure et son accessibilité dans le but de proposer une vitrine culturelle offerte à tous. L’espace de 1000 m2, totalement transparent et doté de trois niveaux, se situe au pied du pont des Invalides.

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