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Jacco Gardner revisite Murnau à la Cinémathèque

Jacco Gardner est surnomé le prince de la pop baroque. Le compositeur néerlandais qui s'inspire de la musique psychédélique des années 60 refermera dimanche 5 mars la 5ème édition du festival Toute la mémoire du monde ; le rendez-vous international du film restauré. La cinémathèque française l'a invité à créer une pièce musicale pour accompagner la projection de Faust de FW. Murnau.

Paris, le 1er mars au studio RedBull. Jacco Gardner, jeune prodige de la pop psychédélique, met la dernière main à une commande de la cinémathèque française. Il y donnera un concert autour de la figure phare de l'expressionisme allemand : le Faust de Goethe, mis en scène par Murnau.

Pour Jacco Gardner, ce film est un chef d'oeuvre qui l'a bluffé. Chaque plan apparait comme une composition parfaite, un tableau de maître. C'est comme si Murnau avait un total contrôle sur toute chose, ce qui a beaucoup inspiré le musicien.

Pour le directeur de la cinémathèque française, Frédéric Bonnaud ; c'est un film tellement étrange, c'est une tradition allemande poétique mais aussi un conte archaïque avec une modernité cinématographique très affirmée. Pour lui Gardner était l'homme de la situation dans des contrastes sacrés.

Pour travailler, le musicien doit voir le film plusieurs fois et improviser des choses sur ses synthétiseurs au fil du temps.
De la pop baroque, qu'affectionnait Gardner, il reste peu de traces. Le compositeur a évolué, opté pour une approche plus expérimentale et remisé au grenier guitares et arrangements à cordes. Gardner utilise seulement ses synthé et pianos électriques.

Le pacte semble scellé. On a guère de doute entre Faust et Gardner.
Le film n'a rien à craindre. Pour le responsable de la cinémathèque, les deux se complètent très bien. Les gens peuvent venir pour Gardner ou Murnau.

Jacco Gardner, l'éternel artisan de l'air de Faust ? A vérifier lors de la diffusion à la cinémathèque française.

A propos de la soirée

"Toute la Mémoire du Monde", le festival du film restauré, trouve ce dimanche 5 mars son point d'orgue avec la projection du Faust de F. W. Murnau, accompagnée d'une création musicale de Jacco Gardner. Le jeune compositeur néerlandais s'était fait remarquer avec deux albums trahissant un amour sans fard pour la pop baroque de Left Banke ou de Curt Boettcher, joailliers sixties. Depuis, il a mis pas mal de synthés dans son thé Earl Grey, privilégiant une approche plus "kosmische musik" qui devrait servir au mieux ce monument de l'expressionnisme allemand.

Source : arte

Maxime Lopes sur Google+

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