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Spectacle Carmen à tout prix

Afin de renflouer les caisses du théâtre avec une valeur sûre, le directeur du théâtre, Monsieur Karchenski programme Carmen. Tout aurait très bien pu se passer pour cette grandiose représentation avant qu'une grève n'éclate à la dernière minute...

Spectacle Carmen à tout prix

Avant Propos

Un théâtre en grève, une secrétaire neurasthénique se rêvant Carmen  le temps d’un soir, un délégué syndical peu avenant, un directeur au bord de la crise de nerfs refusant catégoriquement d’annuler cette  représentation exceptionnelle de « Carmen », seule œuvre remplissant encore la salle face à une programmation contemporaine  obscure, voilà comment démarre ce vaste délire, cette mise en abîme de l’acte théâtral nous entraînant, dans une joyeuse spirale, à la redécouverte du célèbre Carmen de Bizet.

À heure de la transposition  quasi systématique des œuvres lyriques, c’est contraints que nos protagonistes se lanceront dans cet exercice : décor austère de la production en cours dans le théâtre imposé, moyens techniques inexistants, costumes de bric et de broc, ces six comédiens / chanteurs, accompagnés de trois musiciens tziganes, se réapproprient ce grand classique de la culture française avec une fraîcheur déconcertante, menés de main de maître par Karchenski, directeur de théâtre reconverti le temps d’un soir en maître de cérémonie. Ils livrent une « Carmen » populaire, dépoussiérée, décomplexée, réinventée, ramenée à son essence, délicat équilibre entre un caractère bouffe, comique, populaire, et une puissance dramatique incontournable.

Peu à peu ils embarquent dans leur vision les éléments les entourant ; une foule de choristes apparaissent dans la salle, les costumes anachroniques et décalés prennent sens, et même ce décor austère et inadapté au premier regard se met au service de l’œuvre et devient un écrin à la hauteur de leur vision.

L'histoire

Tout est prêt dans le théâtre pour une représentation de l'opéra de  Carmen. On entend les trois coups, mais le rideau ne se lève pas. Bruit dans les coulisses. Monsieur Ribaud, régisseur du théâtre et président du syndicat des artistes et techniciens, vient nous annoncer une grève surprise. Le spectacle n'aura pas lieu : le public peut rentrer chez lui !

Le Directeur du théâtre n'entend pas les choses  de cette façon. Il n'a plus rempli la salle depuis des mois, pas question de rembourser. Le spectacle aura lieu coûte que coûte ! Aidé par sa fidèle secrétaire Wilhelmina, qui a  toujours rêvé de monter sur scène, le Directeur de théâtre va tout mettre en œuvre pour lever le rideau dans dix minutes. C'est alors que commence une  course folle pour remplacer les artistes et installer le décor.

Willelmina bien sûr, folle de joie, interprétera le rôle de Carmen. La soprano qui devait interpréter Micaëla n'est quant à elle pas en grève car elle a fait venir un agent ce soir là. Pour Don José, il sera remplacé au pied levé par un excellent ténor que plus personne ne veut engager tant il est stupide. Mais qui va chanter le rôle d'Escamillo ? Notre technicien en grève bien sûr. Car s'il est en grève en tant que régisseur, rien ne l'empêche de chanter, surtout si le Directeur du théâtre lui fait oublier ses scrupules avec une généreuse poignée de billets... Ce soir-là,  le public va donc assister à une version de Carmen pas comme les autres... Et  pour cause ! Ce mélange d'artistes confirmés et de soi-disant débutants, le tout orchestré par un directeur de théâtre légèrement hystérique et prêt à tout, ne peut donner qu'un mélange délirant et explosif...

 

Carmen à tout prix tous les jeudis, vendredis et samedis à 21h30 au Théâtre Trévise à Paris jusqu'au 2 janvier 2016.

 

 

 


 

Manon Savary : la metteuse en scène

Manon Savary commence à travailler en 2001 comme assistante mise en scène de Jérôme Savary sur la création de la comédie musicale Chano Pozo  au Teatro America à La Havane ; elle se forme à différents métiers : attachée de presse et directrice de  production sur le montage de la tournée. Elle poursuit son travail d’assistanat mise en scène avec Alfredo Arias sur la création de Madame de Sade de Yukio Mishima au Théâtre National de Chaillot en 2004 puis sur la création de Mambo Mistico toujours à Chaillot en 2005. Elle fait la rencontre d’Henry-Jean Servat qui l’engage en 2005 comme assistante mise en scène sur la création de l’opéra La Traviata de Verdi en tournée en France et en Belgique.

En 2006, elle fait sa  première mise en scène, L’illusion  Comique  de  Corneille, en plein air, dans le théâtre de verdure du château de Champ de Bataille. Elle prolonge en parallèle sa collaboration avec Jérôme Savary en tant qu’assistante mise en scène sur différents événements : Liberté Liberty, parade et spectacle en plein air place de la Bastille dans le cadre de la célébration des 60  ans de la Libération de Paris en 2004 mais aussi la comédie musicale Demain la  belle crée à l’Opéra Comique en 2006. Elle est sa collaboratrice artistique sur la  création de A la recherche de Joséphine en 2006 à Paris et en tournée en France et dans le monde (Autriche,  Italie,  Etats  Unis...), de Don Quichotte contre  l’Ange Bleu au Théâtre de Paris en 2008 et en tournée en Espagne  et de Boris Vian – Une trompinette au paradis en 2008. Elle se forme également à la régie générale et à la régie plateau sur différentes productions : la tournée  de La  vie d’artiste racontée  à ma fille écrit et mis en scène par Jérôme Savary en Espagne et au Maroc,  A la recherche de Joséphine,  Boris  Vian...

Elle  fonde avec Julien Princiaux la Compagnie mfsm en 2007 avec laquelle ils signeront de  nouvelles créations : « Albertine» au Printemps des Comédiens à Montpellier et aux Déchargeurs à Paris, « L’Eclat d’une araignée au plafond » au Théâtre de la Jonquière à Paris, à la Maison Daniel Féry de Nanterre et à La  Loge. Ils travaillent actuellement à la création de deux nouveaux projets – «Jesus Cristo Show», cabaret burlesque traitant de la mécanique de la parabole biblique présenté en juin 2013 au Point Ephémère à Paris, et Go Baroque, "Opéra-Patchwork", passerelle entre la tradition musicale baroque et le théâtre post-dramatique.

Elle  co-met en scène en 2010 l’opéra de  Bizet, Carmen, avec Patrick Poivre d’Arvor dans le cadre des Opéras en plein air. Ils  collaborent à nouveau  en  co-mettant  en  scène  en  2013  Don  Giovanni de Mozart en Belgique (été  2013) et en France (été  2014), et préparent la création d’un opéra contemporain, Un amour en guerre, à l’Opéra de Metz en octobre 2014.

Sophie Sara : l'auteure

Sophie Sara, auteur de cette pièce de théâtre opératique, a notamment écrit un spectacle pour enfant ( l’opéra des sorcières) et plusieurs chansons qui ont été éditées.

Après un premier prix du Conservatoire National Supérieur de Boulogne Billancourt, Sophie  Sara perfectionne sa voix de mezzo soprano à la Guildhall School de  Londres auprès de Laura Sarty, puis rentre au Centre de Musique Baroque de Versailles. Elle terminera sa formation auprès de Mady Mesplé et Viorica Cortez. En 1988, elle obtient le premier prix à l’unanimité du concours Léopold Bellan à Paris.

En  parallèle, elle  suit une formation de comédienne à l’école Jean Périmony, ce qui la  conduira à interpréter plusieurs rôles, notamment Isabelle dans l’Invitation au Château d’Anouilh au Théâtre Tête d’Or de Lyon, Suzanne dans Le  Mariage de Figaro au Théâtre du Taur à Toulouse, Les Fables de la Fontaine au Théâtre du Gymnase à Paris,  etc…

En 1996, elle intègre le Théâtre Baroque de France à l’Opéra Comique de Paris, elle y interprète le rôle de Sibelle dans Atis de Lully et de l’Amour dans Psychée de Molière. Elle interprétera aussi les rôles de : Didon dans Didon et Enée de Purcell, Cornelia dans Jules César de Handael à l’Auditorium de Boulogne, Carmen à la Salle Cortot à Paris, La Belle Hélène d’Offenbach à l’Opéra de Troyes et en tournée, Maddalena dans Rigoletto de Verdi à l’Opéra de Douai et en tournée, Mademoiselle Lange dans la  Fille de Madame Angot de  Lecocq à  l’Opéra d’Angers, la 3ème Dame dans la Flûte  Enchantée de  Mozart pour Opéra Eclaté au Festival de Saint Céré et en tournée, La Damnée dans Les Surprises de l’Enfer d’Isabelle Aboulker en tournée, Marcelline dans Les Noces de Figaro de Mozart à l’Opéra d’Irun en Espagne.

Elle donnera aussi  des concerts d’airs antiques à Tokyo avec la troupe de Ferrucio Soleri. Récemment, elle a interprété le rôle de la Comtesse dans Valses de Vienne de Strauss à l’Opéra de Troyes, Charleroi et Bordeaux, ainsi que le rôle titre de la Perichole d’Offenbach dans ces mêmes théâtres.

Distribution

Avec Mathieu Sempéré dans le rôle du ténor (Don José), Bertrand Monbaylet le baryton dans le rôle du directeur, Ariane Olympe Girard, Philippe Scarami et les musiciens Romain Fitoussi, Antoine Delprat, Julien Gonzales).
Bastien Forestier est le scénographe.

Maxime Lopes sur Google+

Spectacle

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