Publicité

Le garçon qui aimait les bébés à L'Essaïon Théâtre

Martin, qui depuis toujours aime les bébés, nous raconte tout en tendresse, humour et poésie, comment il est devenu le père de son fils, né sous X. 

Le garcon qui aimait les bébés à l'Essaion théâtre

L'histoire

Martin a toujours aimé les bébés. Il les aime c’est comme ça. Alors, quand Louise sa petite amie lui annonce qu’elle est enceinte, Martin n’a qu’une idée : être le père du bébé que Louise porte en elle. Son bébé. Mais Louise a d’autres projets pour l’avenir et ne veut pas de cet enfant ; aussi a-t-elle décidé d’accoucher sous X. Commence alors pour Martin un long combat pour faire valoir sa paternité et devenir le père de son bébé, Aimé.

Le récit de Rachel Hausfater est tout en humour et en tendresse. Il nous fait voyager à travers la passion de Martin pour les bébés, pour la vie. Il pose aussi la question de l’accouchement sous X et de la reconnaissance de paternité, la raison du « fils père ».

Le comédien est seul en scène, il est Martin. Un Martin qui a vieilli grandi, un Martin à une autre étape de sa vie. Il nous déroule son parcours, sa quête d’enfants,  passant de l’humour à la tendresse, de la gravité à l’éclat de rire, de la réflexion au lâcher prise. Le décor est simple et succinct, il se suffit à lui-même et est suffisant pour nous promener dans les différents univers de Martin. Les autres personnages existent à travers la gestuelle de l’acteur. Par ses gestes,  il fait naître de ses mains et de son corps, Aimé, le bébé tant attendu, Mamette la grand-mère, le père et la mère de Martin, Louise et tous les autres.

La mise en scène se veut volontairement épurée pour laisser toute la place à l’émotion. On se retrouve à la source du conte. Un conte moderne, qu’Anne Barthel met en scène avec une efficace simplicité.

Mathias Charlier

Le parcours professionnel de Mathias Charlier est riche et varié, fait de rencontres, de coups de cœur et de passions mais toujours résolument tourné vers le théâtre, le cinéma et l’art du comédien. Né dans une famille belge où la musique tient une place prépondérante, c’est pourtant vers le théâtre qu’il se tourne immédiatement. Il suit tout d’abord les cours de diction et de déclamation à l’académie de musique de Chênée et en sort, médaillé du gouvernement belge et avec grande distinction. Parallèlement à ses études au collège et au lycée, il suit des cours d’art dramatique avec Gilbert Debatice et participe aux spectacles des Escholiers de Bueren à Liège. A dix-huit ans il entre au Conservatoire Royal de Liège et en ressort deux ans plus tard en endossant, pendant plus d’un an, le rôle d’Arthur Caporet dans « L’étiquette », une pièce de Françoise Dorin. A 21 ans, il quitte la Belgique et s’établit à Paris.

Deux ans plus tard il monte sa première compagnie théâtrale Le jardin dans la cour dont il assure la programmation artistique et une partie de la gestion administrative. Il crée alors la pièce de Jacques Lansberg Coupable d’innocence pour laquelle il réalise la mise en scène. Cette pièce est présentée conjointement avec Square X de Michel le Bihan. L’année suivante il crée son premier texte Alias Katia. Mathias Charlier crée ensuite Molière l’éclat d’un soleil, une pièce qui raconte la vie de Molière à travers son œuvre. Ce spectacle rencontre un indéniable succès puisqu’il tournera pendant plus de dix-huit ans, attirant non seulement le grand public mais également tout un public scolaire.

En 2000, Mathias revient en Belgique et fonde la compagnie Les Dionysiens. Il reprend alors l’exploitation des différents spectacles qui tourneront dans toute la partie francophone de la Belgique. En 2003 il écrit et crée la comédie musicale Toutes les gares mènent au port, œuvre inspirée par l’univers de Jacques Brel. Cette même année il intègre la compagnie des Comédiens Associés qui jouent au Trocadéro de Liège. Il y jouera de nombreux rôles jusqu’en 2010, année où les Comédiens Associés se voient contraints de déposer le bilan.

Durant ces années il travaille également avec le Centre de Variétés de Wallonie pour lequel il endosse des rôles non seulement dans les opérettes, les revues mais aussi les pièces de théâtre. Au cours de la saison 2011-2012, et toujours pour le centre de Variétés de Wallonie, il assure la mise en scène de Madame Sans Gêne avec la responsabilité de pas moins trente comédiens.  
En 2007, il est nommé directeur artistique de T.E.M.P.O, société de création d’évènements à caractère culturel et pédagogique. Il y associe certains de ses spectacles et travaille à la création d’autres, notamment la conception et la réalisation du concours national de Chant Je m’voyais déjà, concours qui parcourt toute la Belgique lors des éliminatoires et réunit les gagnants dans un grand concert final à Bruxelles.

En 2008, il écrit et crée la comédie musicale Sacré 20ème siècle qui raconte le vingtième siècle au travers des grands standards de la chanson française. Ce spectacle sera donné durant trois saisons et remportera un vif succès auprès d’un large public de tous âges.  
Pendant cette même période, à la demande de la direction de l’Athénée Atlas, Mathias Charlier est appelé à diriger le théâtre Atlas à Liège. Afin de continuer l’aventure du théâtre, Mathias Charlier a fondé une société de production à laquelle il a donné le nom de sa première compagnie théâtrale : Le jardin dans la cour. Depuis 1994, Mathias Charlier enseigne aussi le théâtre et l’histoire du théâtre.

Mathias Charlier sur scène dans Le garçon qui aimait les bébés

L’auteur : Rachel Hausfater

Rachel HAUSFATER est née en 1955 à Paris. Après une adolescence tumultueuse, elle a passé de nombreuses années à voyager et à exercer des métiers très divers. Elle a vécu en Allemagne, aux Etats-Unis et en Israël. Elle vit maintenant à Paris et enseigne l’anglais dans un collège de Bobigny. Elle a trois enfants. Elle a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, des romans pour adolescents et pour enfants et des albums.

 

A 24 heures de la première,du "Garçon qui aimait les bébés à Paris, Sylvie Thirion, la Présidente de la Compagnie Théâ...

Posté par Le garçon qui aimait les bébés le spectacle sur mercredi 13 janvier 2016

Le metteur en scène : Anne Barthel

Anne Barthel a été formée au cours de Jean-Laurent Cochet et au Studio 34. Elle démarre sa carrière à 21 ans par le théâtre classique : Molière, Musset, Feydeau, Corneille. Mais le hasard des rencontres la dirige aussi vers le théâtre comique), vers le spectacle musical et vers le caféthéâtre. Son parcours atypique lui permet de travailler avec des gens aussi divers que Philippe Bouvard, Marc Jolivet, Merri, Laurent Baffie…   

Comédienne avant tout, elle a également abordé la création de texte : pour la Cité des sciences et AIDES International.   

C’est en 1997 qu’elle découvre le plaisir de la mise en scène : après Le Bon génie et le mauvais génie de Goldoni, suivent La Ronde de Schnitzler, Peines d’amour perdues de Shakespeare, L’Impromptu de Versailles de Molière, Casanova chez Silvia de Romaric Maucoeur, Bent de Sherman, Le Malentendu de Camus.

De 1999 à 2001, elle travaille avec la Ligue d’Improvisation d’Ile de France. Parallèlement, elle transmet son savoir dans de nombreux ateliers et stages pour enfants, adolescents et adultes. Mais elle ne renonce pas à jouer et poursuit dans ce même temps son chemin de comédienne, de plus en plus inspirée par ses expériences, Victor Hugo (L’Intervention), Tchekhov (La Mouette), Shakespeare (Richard III), Camus (Le Malentendu).  

« Je me suis laissée promener dans toutes ces aventures avec le même enthousiasme : celui de la découverte de mon métier sous toutes ses formes. Je ne veux en renier aucune. Chacune portait une charge humaine qui m’a émue, qui m’a formée à être ce que je suis. »

Le garçon qui aimait les bébés  
d’après le roman de Rachel Hausfater
Avec Mathias Charlier
Mise en scène : Anne Barthel

 A L’Essaïon Théâtre
6, rue Pierre au Lard
75004 Paris

Jusqu’au 5 mars 2016 
Tous les jeudis, vendredis et samedis à 19h30
Un récit émouvant, poétique et drôle à la fois qui aborde le sujet de l’accouchement sous X et de la reconnaissance de la paternité.

Maxime Lopes sur Google+

Spectacle

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire