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La pièce Anquetil tout seul au Studio Hébertot

La pièce Anquetil tout seul de Paul Fournel arrive au Studio Hébertot en septembre. Elle est adaptée au théâtre par Roland Guenoun.
L'occasion de retrouver Matila Malliarrakis, Clémentine Lebocey et Stéphane Olivié Bisson sur scène.

Spectacle Anquetil

Crédit photo : Léonard

Le pitch

Qui ne s’est pas identifié, parfois jusqu’au mimétisme à un grand champion ? Qui n’a pas tenté d’imaginer ce qui se passe dans sa tête ?

Le texte de Paul Fournel se présente comme un récit. Celui d’une passion pour Anquetil, cet immense champion populaire qui, paradoxe incompréhensible, était admiré mais mal aimé du public. C’est aussi la tentative de percer le mystère Anquetil, la part d’ombre de ce personnage hors norme, sulfureux, transgressif, qui s’est affranchi des lois du sport et de la morale commune aux autres hommes. C’est enfin le plaisir de retrouver tous les personnages pittoresques qui l’ont aimé, entouré, accompagné dans sa vie sportive et intime : Janine son épouse et complice, Sophie sa fille, Géminiani son mentor, Darrigade son fidèle équipier, Poulidor l’ennemi juré que la presse et le public avait dressé contre lui…

Infos pratiques

De : Paul Fournel (publié aux Editions du Seuil / Editions Points)
Avec : Matila Malliarrakis, Clémentine Lebocey, Stéphane Olivié Bisson
Adaptation théâtrale et mise en scène : Roland Guénoun

Le spectacle Anquetil tout seul sera joué à partir du mardi 6 Septembre : du mardi au samedi à 19h00 et tous les dimanches à 17h00 
au Studio Hébertot 78 bis rue des Batignolles 75017 Paris (Métro Villiers / Rome)
A voir jusqu'au 13 novembre 2016.
Réservations et locations : tél. 01 42 93 13 04 - studiohebertot.com

Le metteur en scène, Roland Guenoun, a choisi d'adapter ce texte au théâtre pour sa beauté rude.

Rapidement, la ligne dramaturgique pour transposer le livre au théâtre s'est imposée à lui. Roland Guenoun fait ainsi ressentir au public la vie de champion d'Anquetil ; le récit théâtralisé est comme l'image qu'il a pu laisser au public lorsqu'il faisait du vélo.
Entouré de sa femme Janine, elle joue de sa beauté et de sa détermination pour conduire habilement le destin du champion.

Afin d'exprimer les images du livre, les souvenirs (réels ou non) et l'ensemble des personnages qui entourent Anquetil ; Roland Guenoun utilse des projections d'images fixes ou animées sur des panneaux et des écrans. L'ensemble conduit à un décor unique et épuré du récit.

Le spectateur de Anquetil tout seul est ainsi le confident et le témoin de l'histoire. La dramaturgie et l'esthétisme le plonge réellement dans le livre, alors qu'il est au théâtre... C'est comme s'il voyait des épisodes, réels ou imaginés du parcours de la vie d'Anquetil.

Biographies

Clémentine Lebocey

Caennaise d'origine, Clémentine Lebocey fait une formation de comédienne à l'Actéa de Caen avant d'intégrer l’École Nationale Supérieure d’Art dramatique de la Comédie de Saint-Étienne (2008-2011). Durant son cursus elle suit notamment des cours à l'ENS de Lyon, obtient une licence en Lettres et Arts du Spectacle, et s'exerce au chant lyrique aux côtés de Myriam Djemour. 

Elle a notamment interprété Varia dans la Cerisaie mis en scène par Olivier Lopez en 2007 au CDN de Caen. En 2009, elle joue dans Ce formidable bordel de Ionesco, orchestré par Silviu Purcarete. Puis, sous la direction de Hervé Loichemol, elle joue Rosalie dans Le fils naturel de Diderot. En 2011, elle a le rôle de La Soeur dans La Noce de Brecht, mis en scène par Yann-Joel Collin au Théâtre de la Tempête à Paris. Depuis 2012, elle travaille avec Gilles Granouillet, auteur et metteur en scène de  Poucet pour les grands. Elle y joue l'Ogresse, le personnage principal. En 2013, elle rejoint la metteur en scène Bérangère Janelle et incarne Maria dans La Nuit des Rois de Shakespeare. S'ensuit une année de tournée en France et à Paris (au Carreau du Temple).

Portant un grand intérêt au théâtre contemporain, et au travail avec les auteurs vivants, elle intègre le Comité de lecteurs du Jeune Théâtre National (2011) et le collectif de lecteurs A Mots Découverts (2015).
Pour la saison 2016-2017, elle poursuit sa collaboration avec Gilles Granouillet dans le spectacle Poucet pour les Grands.
Également chanteuse, elle travaille avec l'Equipe des Cabarettistes, coordonnée par Matila Malliarakis. Leur compagnie est associée au Théâtre de l'Opprimé pour la saison 2016-2017. Ils y présenteront leurs cabarets (Tryptique sur la chanson française d'auteurs, compositeurs et interprètes des années 60) et y organiseront deux Festivals (janvier et juin 2017).
A suivre aussi pour la saison, le travail avec la Compagnie Grand Théâtre. Deux spectacles se joueront. Tout d'abord, l'adaptation du conte de Rudyard Kipling L'Enfant d'Eléphant. Avec ces compagnons de jeu, Joseph Robinne et Clément Beauvoir, elle met en scène ce spectacle musical pour enfants. Enfin vient le Chat Noir !, un cabaret déjanté mis en scène par Etienne Luneau, où elle joue Yvette Guilbert. Ce dernier est programmé au Théâtre 13, à Paris, pour mai-juin 2017.

Stéphane Olivié Bisson

On peut retrouver Stéphane Olivié Bisson cette année aux commandes de Yalla Bye (Cléa Petrolesi, Raymond Hosny), au théâtre Monnot de Beyrouth.

De 2010 à 2014 il a mis en scène la pièce Caligula d'Albert Camus, avec une tournée internationale (France, Roumanie, Algérie). La pièce avait été diffusée sur France 2 en avril 2015.

En 2011 et pendant 3 ans, Stéphane Olivié Bisson s'est occupé de la pièce La pitié dangereuse ; qui avait notamment été jouée au festival d'Avignon et à Paris.

Depuis 1994, il a mis en scène 9 pièces au total.
On le retrouve aussi en tant que comédien dans une douzaine de pièces de théâtre. En 2016, il s'agira d'Anquetil tout seul et Les affaires sont les affaires (Octave Mirbeau, Claudia Stavisky).

Matila Malliarakis

Né au lieu-dit, Papoun, en Ariège, à 1000 mettre d'altitude, Matila Malliarakis est le petit-neveu du peintre Antoine Malliarakis, dit Mayo.

C'est à l'âge de 11 ans, alors que sa timidité lui fait refuser tous les spectacles de fin d'année de son école, que son professeur le fait monter sur scène de manière détournée. Cette expérience créa chez lui une grande jouissance, qu'il affirma durant le restant de sa scolarité, jouant et racontant des histoires, et reproduisant des personnages de bandes dessinées. Il créa avec des amis une compagnie de théâtre amateur, pour laquelle il obtint des subventions modestes mais néanmoins suffisantes pour payer décors, costumes et tournées. Il y monta des sketchs, des poèmes, des légendes, le plus régulièrement sous le procédé de création collective.  

C'est lors d'un voyage à Paris avec sa mère qu'il découvre à la Cartoucherie de Vincennes, le spectacle Tambour sur la Digue d'Hélène Cixous, mis en scène par Ariane Mnouchkine, et dans la même semaine Je suis un saumon écrit et interprété par Philippe Avron. Peux de temps après avec son père il fais la connaissance du cinéma de Krzysztof Kieslowki. A partir de cet instant il commence à préciser ses univers, les formes qu'il affectionne, et ce qu'il veut raconter. Il à 17 ans lorsque la compagnie prend fin après une brève tournée de la dernière mise en scène collective Les fourberies de Scapin de Molière.

Il décide de monter à Paris, après une année au Conservatoire Régional de Toulouse, et fait la connaissance de son agent. Il obtient à 18 ans un premier rôle à la télévision, aux côtés de Smaïn dans Un prof en cuisine, puis enchaîne des apparitions plus discrètes. En parallèle, il est de plus en plus attiré par le théâtre de rue, qu'il expérimentera pour la première fois avec Agnès Tihov dans une création commune Ne quittez pas (spectacle pouvant se jouer partout, tout le temps, et devant tout le monde). Il fait également la rencontre de François Ha Van, qui l'engage dans sa nouvelle mise en scène Le mariage de Figaro.
Il continu de faire des apparitions à la télévision, dans des courts-métrages et au théâtre, quand, il prend la décision de passer le concours du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, dans lequel il entre 4 mois plus tard. Durant ses 3 ans d'apprentissage il se passionnera pour le travail de Dominique Valadié et Alain Françon, entre autres, mais également celui de Mario Gonzalez et Christophe Patty, Caroline Marcadé, Howard Buten, Yann-Joël Collin et Michel Fau.
Parallèlement il devient titulaire d’une licence en « Arts du Spectacle – théâtre » à Paris 8 et suis des cours à l'Ecole du Jeu avec Delphine Eliet et Clémence Larsimon.

Après quelques rares participations à des long-métrages, dont Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson, il partager l'affiche avec Guillaume Gouix, dans le premier film du réalisateur David Lambert Hors les murs. Ce film a reçu le Grand Prix du Public à La semaine de la Critique du 65ème Festival de Cannes et pour lequel Matila reçoit de nombreux prix d’interprétation. Il joue également dans Le cri de Viola de Claire Maugendre auprès de Christian Schiaretti et Audrey Bastien, La toile inconnue de Nelson Castro, Tout, tout de suite de Richard Berry d’après le roman éponyme de Morgan Sportes, dans Cruel (sortie octobre 2016) d’Eric Cherrière auprès d’Yves Afonso et Hans Meyer. Il a également un rôle secondaire et récurrent dans la série Canal + Les Revenants de Fabrice Gobert d’après le film éponyme de Robin Campillo.
A la télévision il a travaillé sous la direction de Nicolas Cuche, Edwin Baily, René Manzor, Miguel Courtois, Christiane Leherissay et Olivier Schatzy.

Quelques-uns de ses derniers spectacles sont, entre autres, L'enfant des promesses oubliées de Christophe Maniguet (Théâtre des Déchargeurs, 2015), Projet Jules César, par le Collectif T.d.m (Carreau du Temple, Théâtre de la Loge, 2015), La cerisaie, variations chantées d'après Anton Tchekhov, mis en scène par Susana Lastreto (Théâtre 14, 2016).

Il se consacre depuis quelques années à l'écriture dramatique. Dans un désir de mieux comprendre les auteurs qu'il interprète, il est aujourd'hui un grand amateur de cette discipline, qu'il expérimente sous diverses techniques. Ainsi, il a écrit, mis en scène et joué Philippine (solo pour un frère inconnu) en 2009 ; l'année suivante : On en reparlera (une pièce pour des élèves de lycées qu'il a mis également en scène) enfin il termina l'écriture au cours de cette même année de son deuxième solo Jouer en milieu hostile, qu'il ne souhaita pas mettre en scène.

Avec sa compagnie Les Cabarettistes il crée 3 spectacles autour de la chanson et des cabarets de la rive gauche : Prenez pas les morts pour des cons (d’après Jehan Jonas) et Les plus inconnus des auteurs, compositeurs, interprètes connus (montage), et Les galops du cheval d'or.

Actuellement en création du spectacle Anquetil Tout Seul d'après le roman éponyme de Paul Fournel, adpatation et mise en scène Roland Guénoun (Studio Hébertot, 2016), en prépare d'un festival avec sa compagnie Les Cabarettistes autour du temps qui passe, Au temps pour nous qui aura lieu du 5 au 15 janvier au Théâtre de l'Opprimé. Il est en étalonage de son premier court-métrage avec Agnès Tihov Ne quittez pas (le film).

Il fait partie du Comité de lecteurs du Jeune théâtre national et du comité de lecture de Poésie en Liberté.

Avec Nicolas Lormeau (de la Comédie Française), la compagnie La TraverScène et la compagnie du Chemin Ordinaire il a commencé à travailler en abordant la représentation par la création collective d’une forme théâtrale avec le lycée Henri IV, Gérard de Nerval ainsi que le Conseil Général de la ville de Clamart (92).

Maxime Lopes sur Google+

Spectacle

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