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La nuit des taupes au théâtre des Amandiers

7 taupes géantes sur une scène de théâtre, à la recherche d'une quête d'aventure, d'une quête de vie. Avec son nouveau spectacle La nuit des taupes, le metteur en scène Philippe Quesne poursuit ses obsessions d'univers souterrains. La pièce se regarde avant tout comme une alégorie fantastique, elle s'inscrit dans le projet artistique Welcome to Caveland. Une sorte de célébratiln des sous sols au théâtre des amandiers à Nanterre.

Bienvenue dans la caverne ! Les taupes s'apprètent à envahir le plateau et nous public sommes les anthomologistes de cette petite communauté sous terraine qui veut résister. La fiction est totale bien évidemment et des taupes à l'utopie il n'y a qu'un pas.

Philippe Quesne indiquait à Arte que les taupes étaient un compagnon proche sans qu'on ne s'en rende compte réellement car c'est un animal mal considéré. C'est comme un animal nuisible. Cette peuplade intéresse le metteur en scène. La taupe est l'un des animal les plus solitaire. C'est une pure utopie de les ammener sur une scène et d'arriver à s'entendre pour manger, dormir ensemble et faire de la musique. C'est presque un projet de vie.

Ce projet a presque tout d'une fable, quelque part une nuit, debout : des taupes. Ce cycle de vie avec un début, un accouchement et sa fin : la marche funèbre sur des airs de Ne me quitte pas.

La nuit renvoit aussi aux songes, aux rêves, aux cauchemars. Pour le metteur en scène la dimension Shakespirienne était importante. C'est un auteur qui a beaucoup travaillé sur la terre, les matériaux, les cavaux ; il y a beaucoup d'histoires de sous sols chez Shakespeare. Le titre de la pièce donne aussi une dimension épique.

Dans ce songe de Nuit de taupes il y a incontestablement un côté western, une ruée vers l'or et la terre promise et ce projet fou des taupes grognieuses : construire un train fantôme.

Pour Philippe Quesne le théâtre est comme la caverne des taupes. Cette caverne là c'est aussi un éco système, presqu'un espace où on résiste et où on se protège à la fois. Une utopie taupinière, le temps de la représentation.

Maxime Lopes sur Google+

Spectacle

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