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Humanoptère : des balles dans le spectacle de Clément Dazin

Le cirque moderne intègre d'autres formes d'expression, comme la danse ou le théâtre. A l'inverse, un jongleur fait de sa pratique un art à part entière. Clément Dazin vient de créer sa première compagnie. Le jongleur monte sur scène et il est aussi danseur. Le comédien a aussi d'autres tours dans son sac, car il a une expérience de management en entreprise. Il en résulte un spectacle où les balles sont des questions qui fusent sur le monde du travail. Etes-vous prêt à sacrifier un peu de votre santé pour réussir ? Faut-il jongler plus pour gagner plus ? Quand tout va trop vite, faut-il continuer ou s'acharner ? Le spectacle Humanoptère est à voir au théâtre Monfort de Paris.

Sur la scène du théâtre Monfort, Clément Dazin règle les derniers détails d'Humanoptère ; un spectacle d'un genre nouveau : le jonglage chorégraphique.
Dès que Clément Dazin a commencé à faire du jonglage, il avait un gros défaut : il bougeait beaucoup les épaules qui doivent rester statiques. Il s'est servit de ce défaut pour l'accentuer encore plus. Le comédien s'est confié à Arte et a indiqué que chercher des positions et des attitudes dans le corps était  beaucoup plus intéressant. Le jongleur est également plus intéressant que les balles utilisées dans le spectacle.

Dans une autre vie, Clément Dazin a travaillé 2 ans sur une plateforme téléphonique et passé un master en management avant de se consacrer à sa passion de toujours : le cirque. Ce travail en entreprise a nourrit son jonglage qu'il considère comme un langage. Il voulait créer une gestuelle qui reflète la vie active. Il faut y être rapide, performant, incisif, précis.

Dans un parallèle entre travail en général et jongleur, Humanoptère évoque l'absurdité du geste répété, la compétition, l'insatisfaction, la difficulté d'exprimer quelque chose de personnel au sein d'un groupe.
Clément Dazin aime bien faire marcher son imaginaire et celui des autres. Les jongleurs sont en train de raconter autre chose, quelque chose que vous ne savez pas faire.

En renouvelant l'art du jonglage aussi bien dans les thématiques abordées que dans la pratique ; Clément Dazin lui ouvre un large champ d'expression.

Pitch

Pour vous, le plus important c’est : le travail ? La famille ? Êtes-vous prêt à sacrifier un peu de votre santé pour réussir ? Quel est le geste que vous répétez le plus au cours d’une journée ? Y-a-t-il un sentiment d’absurdité qui flotte autour de ces questions ? Faut-il jongler plus pour gagner plus ? Quand tout va trop vite, faut-il s’arrêter ou s’acharner ?

II existe un lien évident entre l’absurdité de l’acte du jonglage et celle présente dans le travail en général. Humanoptère dessine une micro-société composée de sept jongleurs, dans laquelle apparaissent des échanges complexes. Ce spectacle propose une vision allégorique de certaines acceptions et perceptions du travail par un technique poussée du jonglage et une attention au corps de l’interprète en mouvement.

Distribution

Conception : Clément Dazin
Avec et par :  Jonathan Bou, Martin Cerf, Clément Dazin, Bogdan Illouz, Minh Tam Kaplan, Martin Schwietzke et Thomas Hoeltzel en alternance avec Miguel Gigosos Ronda

L'avis de Clément Dazin

« Je souhaite mettre en évidence l’absurdité, les dérives, qui font du travail quotidien autant une souffrance qu’une libération. Comment le corps se transforme ? Devient-on « animal » tel des bêtes de travail ou bien nos tâches permettent-elles de nous émanciper ? Humanoptère n’est pas une réponse, mais une tentative de sublimer notre effort au travail et ainsi questionner notre engagement dans nos métiers, nos fonctions sociales, comme individu et comme groupe ».

Maxime Lopes sur Google+

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