Publicité

Dominique Corbiau chante et raconte les Fruits du Monde

Il sera à Bruxelles à partir du 15 décembre. Le contre ténor Dominique Corbiau redonne vie et voix au castrat Filippo Balatri, un témoignage passionnant sur le parcours artistique de ces chanteurs "hors norme" !

Dominique Corbiau

Pour la nouvelle création de sa compagnie Sferartefact, le contre-ténor Dominique Corbiau redonne vie et voix au castrat Filippo Balatri.
Les Fruits du Monde, c'est un seul en scène aux allures de "cabaret baroque", mêlant musique, chant et théâtre dans un foisonnement de costumes, de paysages virtuels et de décors sonores. Mais c'est aussi un témoignage passionnant et émouvant sur le parcours artistique et intime de ces chanteurs « hors-normes », les castrats.

Le pitch ?

Imaginé, écrit et interprété par Dominique Corbiau, ce spectacle raconte l'extraordinaire destin de Filippo Balatri, chanteur virtuose aujourd'hui tombé dans l'oubli. Originaire de Pise, c'est chez les Medicis à Florence qu'il débute son parcours avant d’être offert en cadeau au Tsar Pierre le Grand qui était féru de musique italienne. Il part pour Moscou, apprend le russe avant d’être à nouveau expédié comme présent au Grand Khan des Kalmouks, parmi d'autres merveilles occidentales.

De retour de ce périlleux voyage en territoires tatares il rejoint Vienne où il parfait son art du chant auprès de l'admirable contralto Gaetano Orsini. Il triomphe et poursuit son périple à travers l'Europe. Rappelé en Italie suite au décès de ses parents, il tombe en vain amoureux d’une religieuse et, devant son infortune sentimentale et financière, décide de tenter sa chance à Londres. Au cours de la traversée, il frôle de peu la mort par noyade au large de Marseille, fait halte à Lyon (ville où son chant orné et sa mise déclenchent la risée du public) et découvre avec émerveillement Paris et les fastes de Versailles ! Plus tard, boudé par le public londonien, Balatri part pour l'Allemagne en parcourant de sombres forêts infestées de brigands.

C’est finalement à Munich qu’il trouvera la reconnaissance et un emploi stable, engagé comme chanteur officiel à la cour de Bavière. Cependant, malgré ces conditions favorables, sa santé s’altère de manière inexplicable et il est envoyé à Venise pour se soigner. Très vite remis sur pied il participe activement à la vie mondaine et musicale de la cité des Doges.

Mais Venise est une ville dangereuse et il échappe par miracle aux griffes d’un tueur en série qui assassinait ses locataires pour dérober leur argent avant de faire disparaître leurs corps au fond du Grand Canal. Il repart pour Munich où il termine sa carrière  puis se retire au monastère de Fürtenfeld pour y passer ses dernières années et y écrire ses fameuses mémoires, Les Fruits du Monde.

Jamais Filippo Balatri n’accèdera à une réelle célébrité comme ce fût le cas pour un Farinelli ou un Caffarelli. Ce qui explique son humanité et sa simplicité, ainsi qu’une certaine autodérision qui le rendent tellement attachant. Il n’empêche que ses nombreux voyages dans l'Europe aventureuse du 18ème siècle l’amèneront à rencontrer les personnalités les plus illustres de son temps : Pierre le Grand, Louis XIV, L’empereur Charles VI, Haendel, la grande cantatrice Faustina Bordoni et bien d’autres encore.

A propos de Dominique Corbiau

Né dans une famille d’artistes, Dominique Corbiau aborde la musique dés l'âge de 4 ans par l'apprentissage de divers instruments. Attiré depuis toujours par la période baroque, c'est naturellement qu'il décide de travailler sa voix de contre-ténor.

Après avoir étudié au Conservatoire de Musique de Liège, il poursuit sa formation au Conservatoire de Musique de Mons qu’il termine brillamment en 2001 en décrochant trois Premiers Prix : Chant Concert, Musique de chambre et Chant Opéra. En 2003, il remporte le Premier Prix d’Art lyrique au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles.

Depuis 1994, Dominique Corbiau poursuit une carrière fructueuse à la scène et au disque. Il se produit en concert dans des lieux prestigieux aussi bien en Belgique (Palais des Beaux-Arts et Flagey à Bruxelles) qu’à l’étranger (Eglise Saint-Julien des Flamands à Rome, Teatro Castro Alves à Salvador de Bahia au Brésil, MOMA à New York).

Très attentif à valoriser l’aspect créatif de sa profession, Dominique Corbiau conçoit régulièrement des spectacles au visuel soigné et créant la plupart du temps une passerelle entre les différentes disciplines artistiques. C’est dans cet esprit qu’il fonde l’ensemble « Sferarte »- récemment rebaptisé « La Camerata Sferica » - et « Sferartefact », sa propre compagnie qui propose une large palette de créations allant du petit opéra baroque en costumes d’époque aux productions plus contemporaines mêlant musique, art plastique, théâtre ou danse.

Dates des représentations

15-16 décembre à 20h30, Whalll/Salle Fabry, Woluwe-St-Pierre.

19 et 20 janvier 2018 à 20h30, La Vénerie, Espace Delvaux, Watermael-Boitsfort.

3 février 2018 à 20h30, Ferme du Biéreau (Louvain-la-Neuve).

Conception, écriture et interprétation : Dominique Corbiau, contre-ténor.
Mise en scène : Rémi Beelprez
Scénographie : Anthony Huerta 
Création vidéo : Anthony Huerta / Yann Bonnin / Vincent Paesmans
Création sonore: Bastien Gilson
Création lumière : Nixon Fernandes
Effets scéniques : Pierre D’haenens
Création chorégraphique : Emmanuel Soulhat-Goudon
Création costumes : L'Atelier Éphémère Martial de Selva 
Création maquillages : Nunzia Incoronato

Maxime Lopes sur Google+

Spectacle

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire