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On a testé le Coyote S

Le Coyote S est le dernier modèle de la gamme d'assistants d'aide à la conduite du fabricant Coyote.
Truffé d'innovations, il est passé entre nos mains ce week end pour un test grandeur nature.

Boîtier Coyote S

Tout a commencé quelques jours plus tôt par un appel au service client, pour un renouvellement de terminal. Ca commence bien pour le leader des assistants communautaires : après avoir passé les barrages du serveur vocal le décroché se fait en quelques secondes.
Après une présentation du produit par l'opératrice, on affine la négociation commerciale (les pocesseurs d'anciens terminaux peuvent bénéficier d'avantages - le Mini Plus ne pouvant plus recevoir les mises à jour des limitations de vitesses à cause de la réforme des outils d'aide à la conduite).
La livraison est plutôt rapide, on regrette néanmoins qu'aucun mail n'est envoyé pour confirmer le départ de l'entrepôt : il faut se rendre sur l'espace client pour le suivi. De même aucune facture n'est jointe au colis : juste un bon de livraison qui sert de garantie.
Petit détail qui nous dérange un poil, le nº du service client est un numéro spécial (prix d'un appel local) mais quand même facturé hors forfait depuis les mobiles et box. Il serait bien que les enseignes mettent un numéro facturé au coût d'une communication normale, comme un numéro Cristal (09...) ; au besoin en le donnant aux seuls clients.

Au déballage, l'impression est plutôt bonne. Le Coyote S est livré dans un emballage soigné (un peu comme les iPhone), la marque avait déjà habitué à cet habillage signe de qualité.
Mais vu que l'on est exigent, on regrette l'utilisation du support à coller sur le tableau de bord (un dock qui peut aussi servir à la charge). Il serait peut être temps que Coyote pense à ceux qui changent régulièrement de véhicules (par exemple les professionnels de la route qui ont un véhicule personnel et professionnel). Pour cela on préfère un support ventouse à mettre au pare brise. Chose qui n'existe pas au catalogue actuellement. Le service client nous a assuré que des supports supplémentaires seraient disponibles prochainement à la commande (dommage on avait oublié que le modèle était sorti il y a 6 mois, comme un sentiment d'inachevé). De même le manuel papier est plutôt succinct et se borne uniquement à l'installation sur le tableau de bord. Un tutoriel est néanmoins présent sur le terminal ou sur internet.

Le transfert d'abonnement est automatique au moment de la préparation de la commande. Il est possible d'utiliser gratuitement l'application iCoyote dans l'attente de recevoir son terminal.

En utilisation sur route, l'impression est plutôt bonne. Coyote a revu sa copie en intégrant sur ce modèle de larges boutons permettant de faire les déclarations. Il est possible d'indiquer le type de perturbations en la qualifiant (rétrécissement de voie, accident, véhicule à contresens...). De même grâce au Coyote S il est désormais possible de signaler les perturbations en sens opposé : signe qu'il s'agit bien d'un assistant d'aide à la conduite qui ne se limite plus à signaler la maréchaussée au bord des routes. Le délai pour qualifier la perturbation ou le risque (5 secondes) est néanmoins un peu court dans certaines situations.
Mais le point fort de ce modèle est la dashcam : une caméra embarquée. Elle permet d'avoir les alertes en sur impression et d'enregistrer les 10 dernières minutes du trajet en cas d'accident, ce qui peut être utile au niveau des assurances (Allianz et Amaguiz - filiale de Groupama ont déjà signé des accords).
D'où l'intérêt d'un support ventouse (des universels existent dans le commerce pour 15/20€), car certaines voitures ou fourgonnettes ont un vide poche sur la partie centrale du tableau de bord : résultat si vous ne réhaussez pas, la moitié de la caméra film vos essuies glaces.
Certains utilisateurs ont remonté des problèmes d'utilisation du processeur entrainant quelques ralentissements de l'interface. Sur 2 bonnes heures de test sur routes nous n'avons pas pu noter ce dysfonctionnement (tout au plus le terminal atteint les 60% d'occupation). Une mise à jour est en train d'être déployée pour corriger certains bug. En parlant de mises à jour, rappelons que chez Coyote tout est automatique via le réseau de téléphonie mobile grâce la connexion 3G.
Il y a 3 modes d'affichages :

  • Un classique : plus commun aux anciennes générations. Sur les grands axes (nationales et autoroutes) un mode de prévision permet de voir les alertes à venir sur 30 km.
  • Un mode carte
  • Un mode de réalité augmentée qui utilise la caméra arrière

Les alertes sont clairement signalées et il est possible d'avoir un bip de rappel et/ou de sur-vitesse pour les radars (zones à risques ou de danger). Le bandeau de défilement des alertes (de haut en bas) pourra néanmoins nécessité un petit temps d'adaptation pour certains contrairement aux anciennes générations. Le Coyote S est compatible multi-alertes comme c'est le cas depuis le Nouveau Coyote.
On ne sait pas si c'est un bug ou non, mais on a été confronté à une alerte zone à risque en début d'agglomération. Aucun danger à l'horizon (peut être était-il parti), mais 500 m. de distance d'alerte, c'est un peu court quand on passe ainsi de 90 à 50 km/h en sortie de courbe (certains pourraient se faire pincer par les pervenches).

La navigation dans l'interface est plutôt bien aboutie et se fait simplement avec l'interface tactile ou les boutons.

Notons que sur le Coyote S le service Coyote Assistance (qui permettait d'organiser un dépannage en cas de panne ou d'accident) disparait : ça nous a été confirmé par le service client. Dommage pour le coup, car c'est un service qui n'était pas compliqué à installer, hormis avoir un centre d'appel qui répond. Etrange pour une société qui se lance dans les assurances et propose une caméra d'enregistrement en cas d'accident.
Enfin, confirmation de bruits de couloirs, l'indice de confiance n'est pas transféré d'un terminal à un autre. Rappelons que normalement il influe sur la prise en compte des déclarations et le renvoi des alertes auprès de la communauté.

Pour conclure, l'impression du Coyote S est très bonne. Il montre que son fabricant sait rester à la pointe de la technologie et de l'innovation. Le Coyote S fait oublier les bugs de l'un de ses prédécesseurs qui avait fait crier des utilisateurs.

Maxime Lopes sur Google+

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