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Une exposition sur Francis Bacon à Stuttgart

La galerie nationale de Stuttgart consacre une exposition à Francis Bacon, l'un des peintres irlandais les plus importants du XXème siècle dans Bacon espace invisible. A découvrir jusqu'au 8 janvier 2017.

Inutile de chercher des histoires ou des messages chez Francis Bacon. Ses personnages sont le plus souvent seuls ou isolés, difficiles à identifier. Des corps déformés, de la chaire plaquée sur la toile. La composition résulte d'une création picturale très serrée ; des cadres imaginaires, des cages ou des estrades.

Pour Ina Conzen, commissaire de l'exposition, Bacon met en scène ses personnages. Elle indiquait au micro d'Arte que des interrogations avaient lieu pour savoir comment valoriser la mise en scène. C'est un peintre des antagonismes. Dans ses travaux tardifs, on trouve une création très expressive des personnages. Dans ses oeuvres de jeunesse, ses personnages se fondent dans l'espace et s'effacent derrière des rideaux.

Bacon, un ange des ténèbres. Rejeté par son père en raison de son homosexualité et bon vivant, on le retrouve dans de nombreux lieux tel que les casinos. De nombreux excès se reflètent dans son oeuvre. De sa première période créatrice, il ne reste qu'un seul tableau : Crucifixion, peint en 1933. La religion ne lui est d'aucun secours ; les Papes hurlant des années 1950 de Velasquez n'ont plus rien de sacré. Ses formats sont presque toujours identiques, un choix dicté par son atelier exigüe. Bacon peint à partir de croquis et des photos ; jamais de modèles, même s'il lui arrive parfois de faire le portrait de ses compagnons ou ses proches.

Le travail sur le corps de Francis Bacon intéresse aussi des metteurs en scène comme on peut le voir à Stuttgart. Parallèlement à l'exposition, Ismael Ivo (chorégraphe et et danseur) présente sa légendaire performance Bacon au théâtre.
Pour lui, la bouche ouverte des personnages de Francis Bacon, qui semble hurler pour pouvoir exister, l'a beaucoup impressionné et inspiré.

Ismael Ivo prend Francis Bacon au mot. Dans sa chorégraphie on s'aime, on se haie, on séduit, on frappe. Bacon était fasciné par la mort et la violence. C'est un peintre d'après guerre, il a essayé de sortir des sentiers battus ; de modifier, voire même de découvrir une nouvelle forme d'esthétisme.

Maxime Lopes sur Google+

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