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MEMO : une exposition sur le Hip Hop

Le Hip Hop a 45 ans ; de quoi donner un coup de vieux. Comment garder la mémoire de sa naissance ? Jusqu'au 31 mars 2018, l'exposition MeMo se tient au Carré Pavillon Baudoin de Paris.
Si le rap, qui n'est qu'une des 5 discipline du hip hop, est la musique qui engrange le plus de bénéfices aujourd'hui ; l'histoire du Hip Hop, de la break dance... est très peu documentée. Dans le Bronx, le mouvement a permis l'émergence d'un univers sonore chorégraphique et visuel incroyablement riche.

Articulé autour du rap, du djing, de la breakdance et du Bipboxing, la culture hip hop est née dans le courant des années 1970 dans le Bronx. 45 ans d'histoire qui ont parfois râté l'étape de l'archivage. La question de la conservation et de la mémoire du mouvement ne saurait alors être éludé. L'exposition MeMo se fait fort de la poser en tous sens.
C'est une histoire contemporaine dans les 20/30/40 dernières années selon Jean Marc Mougeot, directeur du centre culturel La place, auprès d'Arte. Ce courant artistique est universel, qui progresse, il est pluri-disciplinaire. Il conscerne tout le monde et fédère. Le hip hop créé des trajectoires artistiques et professionnelles. D'où l'intérêt de si intéresser et voir d'où c'est parti.

Alors que le rap est devenu le genre dominant dans l'industrie musicale, le fondement du hip hop reste mal connu. Plutôt que de suivre une phase chronologique, MeMo se veut une expo. immersive. Les visiteurs déambulent aussi bien dans des ambiances que dans des fragments d'histoire.
Pour François Gautret (fondateur de Rstyle), l'idée c'est bien sûr d'informer le grand public, mais aussi les passionnés qui ne connaissent pas forcément les origines du rap ou de la danse du mouvement hip hop en général. A travers les différentes installations sonores, graphiques et visuelles on y découvre les racines.

Là où l'image manque, MeMo a fait appel au dessinateur Berthet One, pour des pans de mémoire non documentées. A l'époque où il n'y avait pas de téléphone portable et l'accès aux caméras était compliqué, seul ceux qui étaient présents ont pu garder des choses en mémoire.
La fresque de Berthet est éphémère. Elle est appelée à rejoindre un autre lieu. Le but est de pousser les gens à réfléchir et à proposer des choses qui tiendront l'éternité.

Les archives existent. Comment les organiser ? Les rendre accessibles ? C'est tout le mérite de MeMo ; d'interroger ses enjeux.

Maxime Lopes sur Google+

Exposition

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