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Loi sur le renseignement : elle fait débat

Alors que la future loi sur le renseignement est actuellement en cours de discution, elle fait déjà débat.
Censée lutter contre le terrorisme, se pose divers questions comme la neutralité du net ou la protection des données personnelles.

C'est vrai que personne n'y connait pas grand chose à cette nouvelle loi sur le renseignement ni les menaces qu'elle représente.

En clair, les autorités pourront plus facilement accéder à des données personnelles informatiques sans avoir recours à un juge comme c'est le cas actuellement. Les policiers seront contrôlés par une autorité, sous la charge du Premier Ministre.

Que pourra-on surveiller ?
Pourront être écoutés les appels téléphoniques. Les sms, e-mail, tchat ou encore sessions de surf sur Internet ou documents stockés dans le cloud pourront être également surveillés. Les appareils (smartphones, PC...) pourront également être plus facilement hackés afin d'y accéder. En gros toute donnée informatique peut être surveillée.

Les échanges de professions réglementées pourront également être surveillées. Ainsi un médecin ou un avocat n'aura plus la certitude de la protection de leurs correspondances.

Des équipements interconnectés aux réseaux des opérateurs et des hébergeurs permettront aux enquêteurs de faire leurs enquêtes. Bien que l'objectif soit la lutte anti terroriste, de nombreux géants du net ont manifestés leur mécontentement très rapidement. Parmis eux figurent : le 1er hébergeur français OVH, le gestionnaire de noms de domaines Gandi, AFHADS, IDS, Ikoula, Lomaco et Online (filiale d'Illiad / Free)...
Ces entreprises menacent de plier bagage à l'étranger et de supprimer des milliers d'emplois.

Les autorités pourront ensuite à l'aide d'algorithmes (des formules mathématiques automatiques permettant de faire des hypothèses) de déterminer des présomptions d'actes terroristes.
Ainsi 01Net rappelle que même la CNIL s'y oppose.

Tout type de données informatiques peut être reccueillie, y compris celles échangées à l'international impliquant une menace en France.
Le gouvernement indique que ces données seront effacées automatiquement si elles mettent hors de cause des personnes (de un mois pour des correspondances à 5 ans pour des données de connexion).

La surveillance est tellement floue qu'elle permettra de recueillir et analyser des données pour des risques "économiques, scientifiques" ou pour prévenir la "criminalité et la délinquance".

Si vous n'avez rien à vous repprocher... Cela ressemble néanmoins à la machine dans la série Person of interest.

La police pourra donc tout surveiller, sans quasiment aucun contrôle, dès qu'elle aura des suspicions.

Sur Twitter, le Premier Ministre s'est voulu rassurant. Il précise que cette loi est " une activité exclusivement tournée vers la protection des citoyens et leurs libertés". Manuel Valls indique également qu'"aucun service de renseignement n'a accès au centre de stockage des opérateurs" et "ne seront absolument pas autorisés à surveiller les actions licites […]".
Est également rappelé qu'un policier doir demander l'autorisation d'une autorité indépendante (mais pas sous contrôle judiciaire).
Au même moment, de nombreuses personnes, personnalités du web et journalistes manifestaient devant l'Assemblée Nationale contre ce Patriot Act à l'américaine.

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