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Le skateboard s'invite dans l'architecture des villes

Dans l'exposition 2016 dédiée à l'architecture, la Villa Noailles (Hyères) a choisi pour thème le skatepark.

Le skatepark modifie l'approche et les usages en ville. En devenant un terrain de jeux pour skaters, il se transforme en un lieu social libre et gratuit.

Pour un évènement temporaire, un skatepark éphémère s'est installé près de la place de la Bourse à Paris. Une zébrure verte installée pour l'occasion envoi un signal discret et insolite.
Le lieu de prédilection du skatepark est l'environnement urbain.

Avec un skateboard, il est possible de détourner les valeurs usuelles du mobilier urbain (trottoir, rampe...). Les skaters cherchent des spots : des zones avec des formes à dompter.

Le skatepark recompose la ville et la pratique dans un environnement délimité.

Une analogie pourrait être faite entre ville et océan. Quand il n'y a pas de vagues, le surfeur pratique du skate. Les premiers skateparks près des plages ressemblent à des vagues de béton pétrifiées et batient par l'homme.

En reprenant des pentes, des plans inclinés, des bancs publics... il est possible de s'approprier la ville. Toute la micro-architecture urbaine est reprise dans les skateparks et doivent alors partager l'espace public tout en s'intégrant dans l'environnement. La plus grosse difficulté consiste à ce que ce ne soit pas enfermé et cloisonné comme d'autres infrastructures sportives.
Il est aussi capable de se fondre dans un parc boisé. Pratiquant ou non, les personnes peuvent alors se rencontrer.

Avec ses formes ondulées, le skatepark bouscule l'architecture des villes. S'ils avaient mauvaises réputations, les skateparks sont désormais plébiscités pour leur aspect social.

Source : ARTE

 

bientôt à la villa Noailles Landskatingexposition d'architecture21 février - 20 mars 2016vernissage le samedi 20 février à 18hhttp://www.villanoailles-hyeres.com/fr/exposition/landskating

Posté par Villa Noailles, Hyères sur mardi 19 janvier 2016

L'exposition Landskating

La pratique du skateboard pourrait se définir par un dispositif simple : une planche en bois entre 30 et 60 centimètres de long à la surface agrippante (le grip) est fixée sur un double système de pieds métalliques (les trucks) conduisant 4 roues à roulements à billes. De là, une marche en avant et une série de figures, pratiquées sur différents types de surfaces et d’objets.

De cette pratique résulte une infinité d’espaces, construits et pensés pour le skate, ou détour- nés de leur programme initial. Le béton, lisse et continu, devient le matériau potentiel d’un autre usage. Rampes, garde-corps, bancs, pipelines ou escaliers sont autant de promesses de performances sportives où l’adrénaline régit la technique.

En observant la ville et ses interstices comme de véritables terrains de jeux, le skateur propose une autre manière de pratiquer l’urbain. Depuis les premiers terrassements des écoles californiennes, perchées sur les collines d’Hollywood, et les piscines évidées, jusqu’aux projets à grande échelle, l’émancipation des lieux par une communauté se fait voir et entendre.

Landskating, l'expo. : jusqu'au 20 mars 2016 à La villa Noailles de Hyères.

Maxime Lopes sur Google+

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