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Gaston Lagaffe s'expose au centre Pompidou

Il est l'anti héro préféré des français. Gaston Lagaffe quintessence de la paresse. A l'heure où les politiques appellent à augmenter les heures de travail, la bibliothèque du Centre Pompidou consacre une rétrospective à ce célèbre tire au flan, qui s'apprète à fêter ses 60 ans. Jusqu'à mi avril 2017, cette exposition rassemble des originaux, des photos, mais aussi des vidéos.

La bibliothèque du centre Pompidou accueille Gaston en son sein. 60 ans après que la rédaction de Spirou n'ait ouvert la porte à ce garçon indolant. Le vers était dans le fruit, le chao n'allait pas tarder à reigner. Sans prémiditation aucune de son créateur André Franquin.
Pour lui la bande dessinnée avait beaucoup d'avenir.

Pour le conseiller de l'exposition Bertrand Pissavy-Hyvernault, Gaston Lagaffe est un bouche trou, si ce n'est un personnage sans emploi.

Visiblement Gaston ne sqit pas trop ce qu'il fait là. Il cherche du boulot, mais va surtout s'employer à dynamiter la valeur travail.

Le paradoxe avec Gaston c'est que c'est un paresseux et pour ne rien faire, il invente des tonnes de trucs. Ce mec génial bossait comme un dingue dans le but de ne rien faire ; rappelle le dessinateur et scénariste Frank Maegerin à Arte.
Pour Emmanuèle Payen, commissaire de l'exposition, Gaston Lagaffe oppose aux fausses urgences un flegme à toute épreuve. Il est néanmoins très actif, à déconstruire toutes les situations et pour démontrer le ridicule et l'inutilité.

Apôtre de la subvertion douce, Gaston va accompagner de manière désinvolte les différents mouvements qui composeront mai 1968.
On peut lire Gaston Lagaffe comme le reflet des années 60. L'engouement pour la contre culture, l'avènement du rock dans la société.
En interrogeant la société, il est visionnaire. Il reflète les questions de son époque, désormais devenues les nôtres.

S'il y a assurément une fibre écolo et anti militariste chez Frankin, le père de Gaston Lagaffe s'est gardé de toute revendication politique. Lagaffe fait les choses parce qu'il les ressent. Le propos politique de l'auteur viendra beaucoup plus tard.

Aujourd'hui encore la lecture de Gaston, le garçon qui ne s'est jamais résolu à gâcher sa vie en la gagnant, reste le parfait antidote aux infortunes de bureau.

Maxime Lopes sur Google+

Exposition

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